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LAVAL PRADEL Il y a 55 ans la mine du Pontil prenait neuf vies

L'article de Détective du 2 janvier 1959
L'article de Détective du 2 janvier 1959 Ph DR

Le 18 décembre 1958 à 3 h 30 du matin, neuf mineurs périssaient dans le puits de mine du Pontil, suite à un coup de grisou. La municipalité de Laval-Pradel  commémore régulièrement cet anniversaire depuis quelques années auprès de la  stèle érigée en bordure de la fosse de Grand-Baume. Ce matin avant de se rendre sur place Patrick Malavieille avait retrouvé un ancien numéro du journal Détective daté du 2 janvier 1959 qui relatait les funérailles des neufs mineurs devant près de 1200 gueules noires et leurs familles le 20 décembre 1958. Le journal dont l'envoyé spécial a recueilli le propos du seul survivant de l'accident : Jean Moréno relate : "Il était environ 5 heures du matin. A près de 600 mètres de profondeur, au bout de 1400 mètres de galeries, s'ouvre une taille en pente douce longue de 160 mètres ou à la fin de la nuit, l'équipe sous la direction de Marcel Lauriol conduisait une haveuse. Les hommes avaient encore une heure trente de travail avant la remontée. Nous étions dix autour de la machine. Soudain et d'un seul coup l'explosion se produisit noyant sous une avalanche de pierres la machine et les trois servants. Le gaz mortel se répandit alors dans la galerie. Je pense qu'il s'y mêlait du gaz carbonique. C'était le piège , en effet le grisou est léger, et pour éviter de le respirer il faut ramper. Mais le gaz carbonique lui est lourd et en rampant on n'évite pas l'asphyxie... Le premier que les sauveteurs parvinrent à dégager à 6h30 fut Mathieu Yédlinek. Remonté à la surface il respirait encore. Il devait succomber peu après son arrivée à l'hôpital de Nîmes. A 11h00 on ramenait à la surface les corps de Marcel Lauriol, François Géa, Jacques Agniel, Jean Panek et Lucien Marcel. Il fallut attendre 13h00 pour dégager Arthur Tesssier et Albert Pieropan. On devait découvrir ce dernier debout , se couvrant la face avec ses deux mains. A 18h30 enfin, la mine du Pontil rendait sa dernière victime André Lombard". Ce témoignage sobre de Jean Moréno constitue déjà à lui seul un hommage !

 

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