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MUNICIPALES Brahim Aber sort de ses quartiers pour conquérir les alésiens

Brahim Aber, éducateur, se lance en politique en créant sa propre liste à Alès. Ph DR/RM
Brahim Aber, éducateur, se lance en politique en créant sa propre liste à Alès. Ph DR/RM

Brahim Aber a tenu vendredi soir sa première réunion publique au café du Moulinet dans le quartier des Près St Jean où il a présenté les 10 premiers noms de la liste " identité alésienne" qu'il mènera pour les municipales à Alès.

"Je ne veux pas être le maire des quartiers mais celui de tous les alésiens" explique Brahim Aber qui rejette  toute forme de communautarisme (voir notre article). Ce jeune homme de moins de 40 ans qui a vécu grandi et travaillé à Alès ne se fait pas d'illusion sur ses chances électorales. "Cela ne s'est jamais vu qu'une liste sortie de nulle part emporte une mairie, mais nous avons une voix à faire entendre". Une voix suffisamment forte et singulière pour que Brahim Aber se lance seul dans l'aventure plutôt que de rejoindre une liste existante. Les premiers compagnons de l'animateur qui fut jusqu'à peu le président de l'association Rencontres et Amitiés d'Ici et d'Ailleurs (RAIA) d'où il tire sa plus grande expérience et sa popularité sont Sandrine Babet, Marie Atger, Brahim Larache, Claude Alvarez, Laure Beauduso, Amirouche Belafki, Aziz Malouki, Abdelakim Cherifi, Stéphanie Parisi. Ils sont respectivement, employée du social, prof, agent de sécurité, retraité de l'informatique, enseignante, père au foyer, éducateur PJJ, chauffeur de bus ou fonctionnaire.

Brahim Aber avec un partie de la liste "identité alésienne". Ph DR/RM
Brahim Aber avec un partie de la liste "identité alésienne". Ph DR/RM

"Nous voulons être acteurs de la politique de la ville et non pas de spectateurs passifs"  explique Brahim Aber qui évoque rapidement les succès de Max Roustan : "les fleurs, les ronds points, la féria, le Cratère..." avant d'arriver au terrible constat de l'emploi dans la ville : 5130 chômeurs et près de 4000 personnes au RSA pour un chômage qui dépasse le taux des 50% dans les quartiers. "Les gens ne comprennent pas comment avec de telles sommes investies (à lire sur les panneaux de l'ANRU) on ne voie pas de résultats" dit-il. "Des trottoirs et des bordures partout, moins d'espaces verts et une Maison pour tous qui végète..."   Ses solutions : construire des régies de quartiers, s'occuper d'abord des 5000 chômeurs avant d'attirer de nouvelles populations par le PLU, travailler sur le vivre ensemble sur le modèle de l'association Raia qui peut gérer 7000 personnes sur un festival sans heurts, moraliser la vie publique, ne pas mélanger les postes techniques et les postes politiques (il cite la Maison de l'emploi). "Je peux réduire le chômage de moitié dans les quartiers" dit-il "non pas en donnant un emploi direct aux gens mais en contribuant réellement à ce qu'ils en trouvent". Comment ? "Regardez les emplois d'avenir, si on avait appliqué la circulaire une grande partie de ces emplois devaient revenir aux jeunes des quartiers..."

La réunion s'est poursuivie avec des témoignages de ses compagnons des premières heures qui parlent de Brahim Aber comme d'un homme issu "d'une famille honorable et respectée" honnête et transparent lui-même, courageux et soucieux d'apprendre... avant de se poursuivre par la collecte des idées et des questions des habitants. On y évoque notamment en vrac, les odeurs (mais également le trafic de nuit) de l'usine Boudon, le problème de la scolarisation des enfants en classe unique sur trois niveaux, ou encore la manque d'une salle de sport dans le quartier voisin des Cévennes. La semaine prochaine Brahim Aber s'invitera dans un autre quartier pour prendre la température de la population.

 

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1 commentaire sur “MUNICIPALES Brahim Aber sort de ses quartiers pour conquérir les alésiens”

  1. De bonnes idées, avec la volonté de clarifier les relations entre politiques et cioyens, d’ouvrir sur davantage de participation des habitants à la création et aux décisions de la ville.

    Mais, sur la photo, que d’ombres … Ils tous habillés de noir.

    C’est tellement conformiste qu’on se demande s’ils ont vraiment l’audace d’innover, de donner de l’élan, de l’enthousiasme et de la lumière en faisant le choix des couleurs, donc de la diversité!

    La ville est triste, c’est à chacun de l’égayer avec sa petite touche qui ose, sans attendre les fleurs municipales …

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