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POLLUTION DES MINES Aujourd’hui la population veut savoir ce qu’elle risque !

Stéphane Garcia, le Sr Simon et la présidente de l'association des résidents. Ph DR/RM
Stéphane Garcia, le Dr Simon et la présidente de l'association des résidents, Pauline Bousige. Ph DR/RM

Ce n'est pas une réunion de plus, ni même une nouvelle série d'analyses qui changera grand chose à la pollution qui existe depuis 40 ans sur un site comme celui de la mine UMICORE à St Félix de Pallières et Thoiras ou les taux en zinc et plomb restent dix à vingt fois supérieurs à la norme (voir nos articles). Et pourtant ce samedi soir à Thoiras, la présence dans la salle Pellegrine des habitants, regroupés en association ou non, mais aussi des élus marque un véritable tournant dans le dossier concernant cette mine.

Le public veut savoir. Photo DR/RM
Le public veut savoir. Photo DR/RM

"L'heure n'est pas à chercher des responsabilités" explique le docteur Simon de l'association RMCP des Riverains des Mines de la Croix de Pallières, "mais à faire un véritable état des lieux". Un état des lieux qui se fait attendre puisque les conclusions des analyses demandés par la DREAL en 2012 et 2013 au cabinet ICF Environnement n'ont toujours pas été rendues publiques (même si un premier rapport  de 600 pages est déjà consultable dans les mairies !). Le jeune ingénieur des Mines de St Etienne, Stéphane Garcia,  qui avait fourni un premier travail sur l'étude Géodéris datant de 2004, connue depuis 2008 et  qu'un riverain lui avait fait passer ne veut d'ailleurs pas s'engager une nouvelle fois sur un rapport qui n'est pas définitif. Ses propos sur la situation en 2004,  reexposés à la population ce samedi soir, restent pourtant aussi pertinents qu'inquiétants. "Entre 2008 et 2013 il y a peu de choses qui ont changé dans la pollution du site" explique le docteur Simon. Dans le détail il n'est même pas certain que les questions qui n'avaient pas été prises en compte dans le rapport Géodéris, comme celles ayant trait aux poussières ou à la pollution du milieu aquatique trouvent leur réponse dans la nouvelle étude pense Stéphane Garcia. "Dans le dossier que nous avons vu, il manque les analyses sur l'eau et les analyses sur les poussières ont été fait des lendemains de jours de pluie" commente pour sa part le docteur Simon.

La pollution reste, le contexte change

Non, ce qui a véritablement changé, c'est le contexte. En 2004 très peu de gens étaient au courant des questions de pollution et l'environnement restait une préoccupation très secondaire. L'Etat, qui se savait assis sur une bombe compte tenu du nombre de sites industriels orphelins (dont la responsabilité n'incombe plus à des entreprises privées) n'était pas pressé d'entrer dans le détail du cas par cas. La ville voisine d'Anduze ne souhaitait pas vraiment prendre la mesure de cette contre publicité pour le tourisme et pour corser le tout le site même de la mine était habité par une population classée comme marginale et dont le comportement et l'activité (l'organisation de grands rassemblements musicaux et l'accueil transitoire d'une population nomade)  n'était pas appréciés de tous. D'abord traité avec maladresse dans la presse, le sujet  a fait l'objet d'enquêtes et de reportages sérieux tandis que dans d'autres villes voisines l'Etat prenait des mesures et cherchait des solutions. Aujourd'hui  à Thoiras, St Félix mais aussi dans les communes alentours, tout le monde veut savoir quels sont les risques que courent à la fois ceux qui vivent sur place mais aussi les riverains ou encore les promeneurs, les sportifs et les chasseurs. Une fois ces risques évalués, il faudra encore prendre des mesures et pouvoir les assumer, politiquement et financièrement. Mais ça c'est une autre histoire !

Raphaël Motte

raphael.motte@objectifgard.com

 

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2 réactions sur “POLLUTION DES MINES Aujourd’hui la population veut savoir ce qu’elle risque !”

  1. L’arsenic peut pénétrer dans le corps par la bouche, les poumons et la peau. La toxicité de l’arsenic semble affecter surtout la peau, les poumons et le système gastro-intestinal et peut causer des troubles nerveux

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