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L’ENTRETIEN DU JEUDI. Eric Firoud sur le terrain des municipales

D.R/C.M
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Quatrième candidat à se prêter au jeu des questions-réponses d'Objectifgard : Eric Firoud. Le fils de la légende footballistique nîmoise (Kader Firoud) nous explique les raisons de son engagement politique pour la ville de Nîmes. 

Objectifgard. Une question d'actualité d'abord… Le week-end dernier, Nîmes Olympique a réalisé l'exploit face à Tours : 3-0. Quelle goût a cette victoire ? 

Eric Firoud : Le goût du soulagement. J'étais au match ce soir-là et j'ai vu des joueurs qui ont retrouvé la confiance. Et puis, jouer tactiquement en 4-3-3 (4 défenseurs-3 milieux-3 attaquants, NDLR), c'est bien le style de jeu de Nîmes ça ! Dans les gradins, il y avait une véritable fusion entre l'équipe et les spectateurs… Cela accentue inévitablement la performance.

Objectifgard : C'est la troisième fois que vous vous présentez sur une liste pour les municipales. Qu'est-ce qui vous fait croire que cette fois c'est la bonne ? 

Eric Firoud : J'ai été deux fois sur une liste. Aujourd'hui, je suis tête de liste, c'est différent. Je pense que c'est le moment. Les temps ont changé. Les citoyens en ont marre des partis politiques, non pas comme support idéologique, mais dans la mesure où ils sont là pour assurer à leurs leaders des mandats. Je suis allé au MoDem et il n'y a pas plus antidémocratique que ce parti. Lorsque nous avons voté pour notre tête de liste aux dernières régionales, l'autre candidat s'est tout de même maintenu...

Objectifgard : Où vous situez-vous sur l'échiquier politique ?

Eric Firoud : Sur la position centrale ! Je n'ai pas changé même si je ne suis plus au MoDem.

Objectifgard : Position centrale, Nîmes en Avant... Ça reste très sportif tout ça !

Eric Firoud : Je vois que vous connaissez bien le nom de ma liste : Nîmes en avant. En effet, avec moi, on pense tout de suite au foot, mais il y a aussi une référence à la tauromachie. Dans le milieu de la corrida, "mettre une jambe en avant", cela signifie s'exposer personnellement face au toro. En quelque sorte, on se met en danger.

Objectifgard : Si vous étiez élu maire, quelles seraient vos trois premières mesures ?

Eric Firoud : D'abord, j'abroge toutes les délibérations de la mairie sur les emprunts toxiques et je renégocie avec Dexia ces prêts sur les bases légales de la banque de France. Ensuite, je crée le Grenelle de la sécurité. Le maire se satisfait des chiffres, mais c'est prendre des gens pour des imbéciles. Enfin, je mets en place le Parlement des conseils de quartier avec un droit à pétition. Ainsi, un nombre suffisant de signatures permettrait aux Nîmois de s'opposer ou être à l'initiative d'un projet.

Objectifgard : Que devient avec vous le musée de la romanité ?

Eric Firoud : J'y suis opposé ! Tout simplement parce que l'on a pas les ronds ! Sur ce point là, je suis plutôt d'accord avec le candidat Wolber qui propose un parcours de la romanité. Une sorte de musée à ciel ouvert dans la ville.

Objectifgard : Vous faites un bilan très critique de la municipalité Fournier. Pourquoi ne pas rejoindre des candidats  comme Yoan Gillet (FN), Françoise Dumas (PS), Sylvette Fayet (Front de gauche) ou même Jean-Louis Wolber (sans étiquette) ? 

Eirc Firoud : Mais qu'est-ce que vous me dites là ? D'une, je combats le Front National et, de deux, pourquoi ce ne sont pas les autres qui me rejoindraient ? Et oui, après tout ! Ce qui m'intéresse c'est ma ville. On est une ville moyenne et cela dans tous les domaines. La seule chose où on est en tête c'est dans le domaine de la fiscalité. Et ça, hélas, on ne peut pas s'en réjouir.

Objectifgard : Franchement, vous y croyez vraiment à "Eric Firoud maire" ?

Oui j'y crois. Mais ce n'est pas comme cela que les choses se disent. Si notre projet intéresse et que certains se proposent de reprendre nos 55 propositions (Lire ici) on est susceptible de rejoindre l'intéressé. Si nous arrivons avec un score à deux chiffres, c'est nous qui ferons l'élection. D'ailleurs le parti central a coutume de faire l'élection.  Et c'est mon objectif.

Propos recueillis par Tony Duret et Coralie Mollaret

 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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2 réactions sur “L’ENTRETIEN DU JEUDI. Eric Firoud sur le terrain des municipales”

  1. Effectivement, Nimes aurait bien besoin de sortir des « appareils » politiques traditionnels qui accaparent le pouvoir à leurs seuls profits depuis trop longtemps, sans pour autant tomber dans des idéologies plus ou moins impuissantes et/ou toxiques qui n’obtiendraient, c’est évident, aucun résultat positif pour le citoyen.

    Peut-on rêver que les bonnes volontés se réunissent AVANT le premier tour et laissent tomber leurs egos pour s’associer à un projet commun ?

    Je pense à ces trois listes qui présentent des points de convergence (Boré, Firoud, Wolber) qui, si elles ne faisaient qu’une, auraient une belle chance, alors que, séparément, elles vont droit dans le mur-nicipal !

  2. Enfin, un peu de fraîcheur dans cette candidature. Des têtes nouvelles dans cette liste, de la jeunesse et des idées loin des appareils et des « systèmes ».
    Entre une gauche déchirée, une droite qui s’est déjà répartie les postes sans consulter les nîmois et si on donnait la chance à des acteurs de la cité loin de ces appareils ? Bonne chance M. Firoud.

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