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FAIT DU JOUR. L’Alès Cévennes Athlétisme, un scandale entre dopage et politique

D.R/Photo d'illustration.
D.R/Photo d'illustration.

Le club Alès Cévennes Athlétisme (ACA) se trouve aujourd'hui la cible d'au moins trois polémiques : personnelle, sportive et politique. Au cœur de la tourmente, Marie-Claude Albaladéjo, à la fois présidente du club et depuis peu candidate sur la liste de Max Roustan… 

Sale temps pour l'ACA d'Alès… Sur fond de scandale de dopage, c'est la politique de recrutement et la stratégie du club d'athlétisme qui est mise en cause. Et à travers elle ses dirigeants : la présidente Marie-Claude Albaladéjo et son mari trésorier, Yves Albaladéjo.

Acte I : Le scandale du dopage dans les médias

Tout commence au "cross Ouest-France Pays de la Loire", le dimanche 19 janvier. Les deux coureurs d'Alès Mohamed Moustaoui et Mohamed El Hachimi ("qui n'est plus aujourd'hui à L'ACA", précise M-C Abaladéjo, ndlr) se seraient subitement volatilisés après l'annonce d'un contrôle anti-dopage. C'est en tout cas ce que révèle le journal Le Monde dans son édition du 15 février. L'affaire a de quoi rappeler de mauvais souvenirs au club, dont certains athlètes avaient déjà été éclaboussés par des scandales similaires.

Interrogé par le Monde, Max Fougery, responsable du plateau élites du cross depuis une trentaine d'années juge : "vu de l'extérieur, je pense que le club est plus une victime du dopage qu'un organisateur. Mais c'est une victime un peu consentante… Dans leur volonté d'être le club de référence à travers les titres par équipes, ils assument le prix à payer d'avoir des brebis galeuses dans leur équipe". Son de cloche similaire de Bernard Brun, qui n'est autre que le président-fondateur du club  : "C'est un choix, les dirigeants ont décidé qu'ils voulaient avoir une dream team à n'importe quel prix (...) ils sont devenus prisonniers d'une politique qui les dépasse." Ambiance…

Acte II, quand l'opposition s'en mêle

L'occasion était trop belle pour que certains responsables politiques ne s'en emparent… Il faut dire qu'outre sa qualité de présidente du club, Marie Claude Albaladéjo n'est autre que la 8eme sur la liste du maire-candidat UMP d'Alès, Max Roustan. Une nouvelle cible pour l'opposition. Benjamin Mathéaud, candidat PS a dégainé le premier : " en sport comme ailleurs, la fin ne peut pas justifier les moyens". Et de prendre l'engagement, du moins si il arrivait aux affaires "de demander dès le lendemain de son élection un audit complet de la gestion de l'ACA".

A gauche de la gauche, Jean-Michel Suau est quant à lui plus prudent, désireux d'attendre que "toute la lumière soit faite sur ces soupçons qui portent atteinte à l’image de notre ville. C’est évidemment une nécessité absolue". Et de faire remarquer que "l’aide de la ville" (130.000€ plus 13.000 selon les résultats pour l'ACA, NDLR) doit contribuer à développer les pratiques sportives de tous les Alésiens et notamment des jeunes et de ceux qui en sont les plus éloignés et qu'un effort particulier doit être  fait pour la formation des pratiquants comme des encadrants".

Acte III. "Je ne suis coupable de rien", assure Marie-Claude Albaladéjo

Jointe par téléphone, Marie-Claude Albaladéjo n'est pas avare de commentaires. La présidente vilipende d'abord l'article du Monde : "il ne reflète pas mes propos" (…) j'y vois surtout ceux de  M. Brun et de M. Pantel (qui a quitté l'ACA en 2010 , ndlr). Sur le fond on y associe des noms de coureurs qui ne sont plus au club ou qui n'étaient pas au club au moment des faits. Je suis posée, je suis réfléchie, mais je ne peux pas me laisser salir et laisser salir le club".

La présidente a d'ailleurs contacté un avocat parisien pour décider des suites à donner à cette affaire… "J'ai également demandé un rendez-vous jeudi prochain avec le président de la fédération Bernard Amsalem". Et de poursuivre :  "Quant à Bernard Brun, il avait déjà des difficultés avec l'ancienne direction, il est revenu pour chapeauter l'école d'athlétisme... au bout d'un an et demi, c'était un échec, même pour lui !". Concernant l'engouement politique autour de cette affaire, Marie-Claude Albaladéjo s'est déclarée "surprise" : "je pense que cela doit faire partie du jeu politique, profiter de chaque sujet pour rebondir, je n'entrerai donc pas dans le jeu des réponses aux uns et aux autres. Je ne suis coupable de rien,  je vais simplement mettre de la clarté dans ce que j'ai pu faire..."

Raphaël Motte

raphael.motte@objectifgard.com

 

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