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HARIBO Les trois ex-intérimaires à nouveau devant les prud’hommes

bla bla bla. (Photo J.-M.C.)
S. L., J. Z., ... sont activement soutenus par l'union locale de la CGT d'Alès et d'Uzès. (Photo J.-M.C.)

Ils attendaient cette audience depuis un an. Jimmy M. , 29 ans, Jilali Z., 33 ans et Sylvain L., 30 ans, ex-intérimaire chez Haribo, étaient ce lundi devant le conseil de prud'homme de Nîmes pour obtenir un CDI de leur ancien employeur. Il faut dire que durant des années, ils ont cumulés les contrat d'intérim de courte durée. " J'ai eu environ 250 contrats d'une semaine entre 2004 et 2013. On nous a pourtant promis un CDI ", avance Jimmy M.. Aujourd'hui, ils se trouvent sont dans une situation difficile. " Il est impossible de retrouver du travail. On est fiché dans toutes les agences d'intérim ", signale Sylvain L.. Les trois amis, qui occupaient un poste de cariste, sont toutefois soutenus par la CGT, syndicat majoritaire chez Haribo. " Ces gars avaient un superbe avenir devant eux. Maintenant, ils sont au RSA, interdits bancaires et sans travail depuis un an. On en a ras-le-bol ", lance Jérôme Maurin, délégué du personnel et syndiqué à la CGT. La première audience avait été fixée en novembre dernier avant d'être reportée, la faute à des pièces transmises trop tardivement.

" On a joué de leur confiance "

Malgré les difficultés, les trois ancien intérimaires ne lâcheront rien. S'ils espèrent toujours pouvoir intégrer les rangs de l'usine d'Alès, le temps se fait long. " On voudrait faire appel aux employeurs.  On a juste envie de travailler ", assure Jilali Z., avant d'entrer dans la salle d'audience. Défendu par l'avocat maître Jean-Gabriel Monciero, la partie plaignante exige d'Haribo qu'elle " assume ses actes ". Des indemnités de requalification, des retours de primes, des rappels de salaires et des indemnités de licenciement ont notamment été réclamés. " La notion de confiance a été bafouée ", a indiqué l'avocat Jean-Gabriel Monciero. Face au quatre membres du conseil, il s'est attelé à démontrer " que Jimmy, Jilali et Sylvain étaient devenus des ouvriers qualifiés. Or le code du travail souligne que l'intérim doit être motivé et exceptionnel ".

Décision le 2 juin

Des arguments balayés par maître Gonzague Talvard, avocat d'Haribo. " On remarque que durant toutes ces années, il y a parfois eu des périodes de plusieurs mois pendant lesquelles ils n'ont pas été appelés, ce qui démontre bien qu'ils remplaçaient des salariés absents. " La défense a aussi décrié le manque de preuves avancées par la partie plaignante tout en assurant que chaque contrat était motivé " par le remplacement de salariés ou par l'accroissement de la production ". La décision finale sera rendue par le conseil de prud'homme le 2 juin prochain. Jimmy M., Jilali Z. et Sylvain L. vont devoir faire preuve d'encore un peu de patience.

Jean-Marie Cornuaille

jeanmarie.cornuaille@objectifgard.com

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