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IMAGE DU JOUR. Piers Faccini, un artiste hybride aux portes des Cévennes

 

Piers Faccini avec l'un de ses montages papiers, utilisé pour son clip "Missing words"
Piers Faccini avec l'un de ses montages papiers, utilisé pour son clip "Missing words"

A partir d'aujourd'hui et jusqu'au 15 juin, le peintre et plasticien anglais Piers Faccini expose ses œuvres marquantes au Musée Pierre André Benoit d'Alès. Un événement original qui s'inscrit de manière surprenante dans le cadre du festival Itinérances qui démarre ce vendredi. Rencontre avec un artiste hybride qui trouve peu à peu, au cœur des Cévennes, son équilibre entre ses deux passions : la musique et la création picturale.

Pour les néophytes qui l'ignorent encore, Piers Faccini est tout à la fois, musicien, compositeur, peintre, plasticien et désormais réalisateur de ses propres clips. Un mélange des genres qui sonne comme un nouveau tournant dans sa carrière d'artiste : "J'ai vécu de la peinture pendant quelques années mais la musique me plaisait et quand l'occasion s'est présentée de creuser dans ce milieu, je l'ai saisie. Toutefois, j'ai toujours continué à peindre, et ces deux chemins de ma vie sont restés parallèles pendant longtemps. Aujourd'hui, j'ai réussi à faire un lien finalement logique entre ces univers au premier abord différents", commente Piers Faccini. Ainsi, alors qu'il s'était longtemps consacré à la peinture à l'huile, l'artiste conçoit en 2011 la pochette de son album "My Wilderness", et réalise le clip de "Tribe" en papiers découpés. Un extrait de ce travail est actuellement exposé au Musée PAB : un autoportrait réalisé avec des morceaux de cartes routières assemblées.

Un londonnien cévenol

En 2013, sur son dernier album "Between dogs et wolves", Piers Faccini poursuit cette évolution en proposant trois clips sur le même registre du papier découpé. Les originaux de ses œuvres sont également, en exclusivité, mis en lumière à Alès jusqu'au 15 juin prochain. Notons que l'une des chansons de l'opus est écrite en français, terre d'accueil de cet anglais dans l'âme parfaitement bilingue. "J'habite aujourd'hui dans un maset que j'ai restauré en pleine Garrigue, près de St Hippolyte du Fort . J'aime les grands écarts. J'ai longtemps vécu à Londres et je voulais tenter l'expérience de vivre à la campagne. J'ai le luxe de beaucoup voyager et de ne pas avoir le temps de m'ennuyer". Un équilibre entre l’effervescence de la vie d'artiste et la quiétude de la nature gardoise.

A 44 ans, Piers Faccini, papa d'un jeune garçon de 9 ans, semble encore avancer à pas de loup, cherchant sans cesse, derrière des choix parfois surprenants, l'artiste et l'homme accompli qu'il est en train de devenir.

Eloïse Levesque

 

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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