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UN TOIT POUR TOUS 361 nouveaux logements sociaux devraient voir le jour en 2014

Bernard Lasserre (à gauche), président du conseil d'administration d'un toit pour Tous et le directeur général Jean-Paul Giral
Bernard Lasserre (à gauche), président du conseil d'administration d'un toit pour Tous et le directeur général Jean-Paul Giral

« Le logement social est une cause d’intérêt général », commence Jean-Paul Giral. A l’occasion d’une conférence de presse, le directeur général d’un Toit pour Tous, accompagné de Bernard Lasserre, président du conseil d’administration, revient sur l’année 2013, année qui a vu le nombre de logements continuer à croître alors que, dans le même temps, la demande augmente encore plus fortement. En 2013, 271 nouveaux logements ont été mis en service. Le parc actuel d’un Toit pour Tous compte 8.180 logements dans le Languedoc-Roussillon mais la grande majorité est encore concentrée dans le Gard. En 2014, 361 nouveaux logements devraient voir le jour et 500 par an à partir de 2015. Des constructions indispensables quand on sait que deux gardois sur trois peuvent prétendre à un logement social.

Nîmes, le bon élève

Seulement, le retard pris il y a quelques années se rattrape difficilement. En moyenne, il faut patienter deux ans au minimum pour espérer obtenir un logement social et environ six familles postulent pour un foyer disponible. Les places sont chères ! « On a 66.000 demandes de logements sociaux non satisfaites dans le Languedoc-Roussillon. 12.000 dans le Gard et 7.000 sur l’agglomération nîmoise », précise Jean-Paul Giral. Pour satisfaire les demandes, il faudrait donc ‘construire plus pour loger plus’. Une réflexion déjà engagée par l’Etat qui demande à ce que 25% des nouveaux logements soient consacrés au social. Les grandes villes comme Nîmes, Montpellier et Béziers donnent l’exemple. A Nîmes, le chiffre atteint les 24,2%. « Le problème vient des villes périphériques qui sont très en retard, continue le directeur général d’un Toit pour Tous. Pour vous donner une idée, en 2011, Nîmes représentait 90% des logements sociaux de l’agglomération. L’enjeu des prochaines années est de rééquilibrer l’offre des logements dans les villes autour de Nîmes ». Et certainement aussi de réduire les disparités car, aussi étonnant que cela puisse paraître, des secteurs comme le nord d’Alès ou Le Vigan ont encore quelques logements sociaux vides. En revanche, à Aigues-Mortes, un seul logement social s’est libéré dans les six dernières années : la personne étant décédée.

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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