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PORTRAIT DU DIMANCHE Mathieu Jaegert, ou l’art de jouer avec les mots

Mathieu Jaegert. Photo DR/E.B.
Mathieu Jaegert. Photo DR/E.B.

Quelques mots suffisent à Mathieu Jaegert pour trouver l'inspiration et s'illustrer dans l'écriture de chroniques ou de nouvelles qu'il partage sur des plateformes littéraires du net. Depuis le village de Cruviers-Lascours où il réside, il a remporté le prix été 2013 de la littérature courte chez l'éditeur Short Edition.

L'écriture est un passe-temps qui a pris une certaine ampleur pour Mathieu Jaegert. Employé de la fonction publique territoriale à Nîmes, il découvre fin 2011 sur le net des plateformes littéraires sur lesquelles il peut publier ces textes librement. Encouragé par cette découverte sympathique et pratique, il se lance, avec une certaine frénésie, dans la rédaction de textes courts. Chroniques, billets d'humeur, nouvelles... Peu importe la forme, l'auteur ne manque pas d'inspiration et s'attache à apporter une tendance humoristique à sa plume de façon à faire rire son lecteur.

Le quotidien, sa source d'inspiration

Rien de mieux que "les absurdités" de la vie quotidienne pour donner à Mathieu Jaegert l'inspiration nécessaire. Un mot, une phrase, une expression, et la machine est lancée. "Cela peut-être un rien, l'actualité, les phénomènes de société, l'attitude des gens vis-à-vis de leur téléphone..." commente t-il. Il fait ainsi ses débuts de "e-auteur" sur le site WeLovesWord puis sur Ipagination avant de soumettre ses textes à la plateforme Short Edition. C'est sur cette dernière qu'il remportera le prix été 2013 de la littérature courte pour le texte Mon chat est mon chien, qu'il définit comme "un dialogue assez absurde entre la propriétaire d'un animal et un vétérinaire". Cette récompense lui vaut le privilège d'une publication dans un recueil de l'éditeur. Quelques mois plus tard, à Noël, il est à nouveau distingué par les internautes cette fois pour une autre publication, "un peu absurde et décalé" et intitulée De la condition du poisson rouge.

Le territoire gardois lui aura aussi soufflé quelques idées et des "chroniques anisés" en référence au sud de la France. Alsacien d'origine, il a fait la découverte de quelques mots et expressions typiques des cévenols. "L'emploi de la métaphore m'a impressionné ici, ainsi que des mots qui n'existent pas ! Dans mes chroniques anisés, j'essaye de mettre en évidence gentiment certains travers gardois" dit-il avec humour.

Tenter sa chance

"Je sais que je ne vais pas vivre de l'écriture mais j'essaye de me faire connaître dans l'objectif de proposer mes textes à des éditeurs, avec la lucidité d'avoir des retours négatifs" confie Mathieu Jaegert. Plus tard, celui qui est affectueusement surnommé "le bandit littéraire" sur le net espère publier son propre recueil, "complet et cohérent, avec un fil directeur". Pour l'heure, il a été contacté par un étudiant en audiovisuel qui souhaiterai mettre en scène Mon chat et mon chien dans un petit film. Peut-être un premier pas vers la notoriété...

Elodie Boschet

 

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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1 commentaire sur “PORTRAIT DU DIMANCHE Mathieu Jaegert, ou l’art de jouer avec les mots”

  1. Un joli portrait fidèle au bandit littéraire que j’ai l’habitude de lire.
    Un humour très personnel qui met toujours son amour des mots en avant.
    L’absurde lui fait tapoter son clavier avec un style décalé intemporel et indémodable.
    Ce projet de court métrage est une belle surprise !
    Bravo Mathieu et merci pour cet article du dimanche !

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