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MARCOULE La marche antinucléaire pour la vie a fait étape devant la centrale nucléaire

(Photo J.-M.C.)
Une cinquantaine de protestataires a passé le déjeuner devant l'entrée du site de Marcoule. (Photo J.-M.C.)

Ils sont arrivés ce vendredi midi à pied, pour la plupart, de la Barthelasse qu'ils ont quitté le matin même. Drapeaux, pancartes et banderoles pour la sortie " sans compromis du nucléaire " en main, une cinquantaine d'antinucléaires se sont ainsi arrêtés devant le site nucléaire de Marcoule pour la pause déjeuner. Une marche antinucléaire pour la vie, la troisième du nom, qui les a vu partir le 25 avril dernier de Manosque, dans les Alpes de Haute-Provence et qui s'achèvera le 5 mai dans le Vaucluse. Devant le site de Marcoule, l'objectif était triple : " informer la population, rencontrer les élus et discuter avec les salariés ". Manque de chance, de nombreux employés de la centrale faisant le pont, Marcoule était presque déserte.

" Près d'une centrale, le nombre de cancers est plus important "

Une banderole de plus de 30 mètres de large a été déployée devant les grilles de la centrale.
Une banderole de plus de 30 mètres de large a été déployée devant les grilles de la centrale.

Peu importe au final, pour ces convaincus qui répètent à qui veut les entendre " qu'à danger immédiat, arrêt immédiat du nucléaire pour des raisons sanitaires et de santé publique ", indique Jean Revest, membre du collectif antinucléaire du Vaucluse. Pour eux pas de doute, les risques sont réels. En cause " les déchets comme le mox qu'Areva livrait à Fukushima et qui sont composés de plutonium et d'uranium ". Parmi les 50 antinucléaires présents, certains sont persuadés que la présence de centrales pèsent sur la santé de tous. Claude, qui habite Pont-Saint-Esprit, a vu de nombreux amis tomber comme des mouches. " Quand on vit près d'une centrale, le nombre de cancers est plus important ".

Fermer les centrales, c'est " créer des emplois "

Face aux arguments économiques, Chris pense que " les gens ont peur de perdre leur confort et leur travail ". Jean Revest, quant à lui, veut remettre les choses dans leur contexte. " Le nucléaire, c'est d'abord pour la bombe atomique. Cela a été développé pour l'armée et 25% des ressources créées ne deviennent pas de l'électricité. " Avant d'ajouter que " le coût de l'électricité n'est pas dû aux centrales qui ne sont pas rentables mais aux nombreuses aides de l’État. " La seule solution dans ces conditions, " fermer toutes les centrales ", ce qui permettrait de créer " des emplois dans l'énergie renouvelable et dans l'isolation des bâtiments ". Dans l'après-midi, ils ont continué leur route vers Bagnols-sur-Cèze. Avec toujours cet espoir que la transition énergétique s'accélère.

Jean-Marie Cornuaille

jeanmarie.cornuaille@objectifgard.com

 

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