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GARD Les IAE se mobilisent contre les baisses de subventions votées par le conseil général

(Photo J.-M.C.)
Serge de Albertis, président du collectif des IAE du Gard et de la Lozère ne comprend pas ces baisses imposées par le conseil général. (Photo J.-M.C.)

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la nouvelle ne passe vraiment pas. Alors que le conseil général a décidé " de raboter ", les budgets des associations de 10% pour 2014, les structures de l'Insertion par l'activité économique du Gard (IAE) sont vent debout contre cette décision. Face à ces arbitrages budgétaires adoptés lors d'une commission permanente le 25 avril dernier, les structures IAE espèrent rencontrer le président du conseil général le 12 mai, afin d'exposer leurs griefs. Aujourd'hui, 34 structures sont concernées dans le département pour un total " de 1500 emplois ". D'où la crainte que les restrictions de budget votées n'amputent leur capacité d'action. " Certaines structures sont en cessation de paiement. À terme, nous sommes même tous amenés à mettre la clé sous la porte ", redoute Serge de Albertis, président du collectif des IAE du Gard et de la Lozère. Avec comme risque, l'abandon " d'allocataires du RSA ou de personnes sans emploi mais aussi des licenciements ". Près de " 1 000 personnes ", sortiraient ainsi du RSA dans le Gard chaque année grâce aux IAE, indique-t-on.

Une demande de report des baisses

Ce qui fait mal à ces directeurs de structures, c'est la valeur de cette baisse, " environ 300 000€ ", qui ne représente qu'une infime part " des 972 millions d'euros de budget ", de l'institution. D'où l'impression de subir une injustice. " Les élus doivent prendre leurs responsabilités. Il faut une vision globale et ne pas seulement se contenter de tailler 10% partout ", lance Bernard Rouhaud, directeur de deux structures à Alès et à la Grande-Combe. D'autres ne comprennent pas où veut en venir l'institution départementale. " S'ils veulent que l'on disparaisse, il faut nous le dire en face. On a quand même un département de gauche qui n'assure pas sa mission ", regrette Philippe Pourchet, directeur d'une structure dans la zone du Grézan à Nîmes. Tous demandent donc le report des baisses sur les budgets 2014, " car de nombreuses actions ont déjà été menées et nous n'avons toujours pas reçus de subventions ", mais aussi un " cap clair ", pour 2015. Une lettre a même été envoyé au Premier ministre, Manuel Valls.

Jean-Marie Cornuaille

jeanmarie.cornuaille@objectifgard.com

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