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CAISSARGUES Incendie d’une boulangerie : le couple avait mis le feu pour toucher la prime d’assurance

Photo : Facade de la boulangerie incendiée en août dernier / Communauté de brigade gendarme de Nîmes.
Photo : Facade de la boulangerie incendiée en août dernier / Communauté de brigade gendarme de Nîmes.

Presque un an après l'incendie du Fournil de Caissargues, les enquêteurs de la brigade de recherche de Nîmes ont réussi à prouver que les propriétaires avaient bien mis le feu à leur commerce pour toucher la prime d'assurance. 

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Photo : Communauté de brigade gendarme de Nîmes.

Souvenez-vous, l'histoire avait provoqué un certain émoi dans le village et un formidable élan de solidarité des habitants qui, suite à l'incendie de la boulangerie "Le Fournil de Caissargues", ont aidé sans compter la famille, propriétaire du lieu...

Nous sommes en août 2013. Par une chaude nuit d'été, un incendie se déclare dans une boulangerie du centre-ville. Un endroit connu et affectionné de beaucoup de Caissarguais qui achètent quotidiennement leur baguette. Les flammes, d'une rare violence, ont réduit en cendres le petit commerce ainsi que l'appartement du premier étage où vivent les propriétaires et leurs deux enfants.

Vêtements, livres et jouets pour enfants… Le village entier se mobilisent afin de venir en aide à cette famille, le temps que l'enquête confiée à la bridge de recherche de Nîmes ne délivre ses premières conclusions.

Une information judiciaire pour destruction du bien d'autrui par un moyen dangereux est ouverte par le parquet. Selon les premiers éléments, l'incendie pourrait bien être accidentel mais la rare intensité des flammes laisse circonspects les enquêteurs. Les gendarmes sollicitent alors de nombreux experts, des techniciens, pour comprendre ce qu'il s'est réellement passé. Même la cellule criminelle de Nîmes est même appelé sur les lieux… En vain.

Du produit accélérant détecté

Tenaces, les gendarmes nîmois tentent un dernier coup en demandant à la police scientifique de Marseille d'intervenir. Un chien cynophile, au flaire ultra développé, renifle "la" preuve que les enquêteurs espéraient trouver : du produit accélérant. Son but : faciliter la prise de l'incendie. Des analyses complémentaires confirmeront plus tard la nature de ces prélèvements.

L'enquête aura mis un peu moins d'un an. Après vérification de la situation des propriétaires, la brigade de recherche s'aperçoit que le couple connait de grosses difficultés économiques. Placés en garde à vue, ces derniers confirment avoir mis le feu pour toucher la prime d'assurance de leur commerce et habitation… Une triste histoire qui confirme, tout de même, que la première impression reste souvent la bonne.

Lire aussi :

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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