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NÎMES Rythmes scolaires : Jean-Paul Fournier dénonce l’« imposture » de la rectrice

Photo : Tony Duret

De gauche à droite : Jacky Raymond, Jean-Paul Fournier et Valérie Rouverand. Photo : Tony Duret

Ce jeudi matin, Jean-Paul Fournier l’a mauvaise et ne mâche pas ses mots contre la rectrice, Armande Le Pellec Muller, dont il ne prononcera jamais le nom : « On est dans l’imposture complète (…) Elle a foutu le bordel (…) On est pris en otage… » L’objet de cette colère ? La réforme des rythmes scolaires et tous les quiproquos, les revirements et les incohérences qui l’accompagnent. A Nîmes, il y a deux écoles si l’on peut dire : celle de regrouper les temps d’activités périscolaires le vendredi après-midi (de 13h30 à 16h30) ou celle d’étaler un petit peu tous les jours de 15h45 à 16h30 (sauf le mercredi et le week-end).

Après une concertation avec les conseils d’école, le sénateur-maire de Nîmes avait tenu une conférence de presse le 18 juin dernier où il indiquait que les activités périscolaires se dérouleraient le vendredi après-midi (relire ici). « Le 16 juin, rappelle Jean-Paul Fournier, sur les 45 écoles consultées, 61% d’entre elles étaient favorables à l’après-midi ». Seulement, hier, les services de l’Education Nationale ont tranché et ont pris le contre-pied parfait des décisions de la mairie : « La consultation des conseils d’école fait apparaitre que seules 33 écoles sur un total de 83 sont favorables à cette proposition, détaille un communiqué de presse envoyé par l’Académie. En conséquence, c’est l’organisation des temps scolaires établie initialement en concertation entre collectivité, parents et enseignants, et validée en CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale, NDLR)  le 24 février 2014, qui s’appliquera ».

Ce qui fait bondir Jean-Paul Fournier, c’est cette présentation des chiffres : « Il y a une manipulation des chiffres. Sur les 83 écoles de Nîmes, 33 sont favorables au vendredi après-midi. 33 autres au recteur. Et 17 ne se prononcent pas. C’est l’égalité parfaite ». Balle au centre, donc ? Pas vraiment ! Jean-Paul Fournier parle de « pressions sur certains chefs d’établissement » et assure qu’il « ne va pas en rester là » avant de se raviser en fin de conférence de presse : « On est des républicains. Les principes vont être appliqués mais on souhaitait dire la vérité », conclut-il.

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

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