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LA GRAND-COMBE Sandrine veut faire revivre l’ancienne boulangerie de Champclauson

Sandrine Teyssier-Lignon veut rouvrir l'ancienne boulangerie de Champclauson. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Sandrine Teyssier-Lignon veut rouvrir l'ancienne boulangerie de Champclauson. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Tombée dans l'oubli pendant 40 ans, l'ancienne boulangerie de Champclauson, un petit village situé à quelques kilomètres de la cité grand-combienne, a trouvé repreneur. Sandrine, 38 ans, est bien décidée à rallumer le vieux fournil.

Si le quartier de Champclauson s'est dépeuplé après la fermeture des mines il y a plusieurs dizaines d'années, 300 âmes vivent encore dans ce petit hameau dépourvu de tous commerces. Pourtant autrefois, une boulangerie connu sous le nom de "Chez André" a longtemps alimenté en pain les habitants du village. Mais à la fin de la belle époque, le petit magasin a mis la clé sous la porte, obligeant les villageois à descendre à La Grand-Combe pour acheter leur baguette ou à attendre que le petit camion de la boulangerie viennent les ravitailler.

Avec son mari et ses deux filles, Sandrine habite la capitale champclausonnaise depuis sept ans. Il y a quatre ans, alors qu'elle exerce le métier de travailleuse sociale, elle commence à faire du pain. "C'est une passion qui est venue sur le tard", se souvient-elle. À ce moment-là, elle a déjà une idée dans la tête : celle de faire revivre l'ancienne boulangerie "afin de redynamiser un peu le village". Motivé, elle se jette à l'eau et commence par suivre une formation chez les Compagnons du devoir à Nîmes. En parallèle, elle se perfectionne chez un boulanger traditionnel à Alès, puis un autre à La Jasse-de-Bernard. "Je suis repartie à zéro. C'est un sacré investissement mais j'en avais très envie, je ne regrette pas", assure t-elle, déterminée. Elle rencontre ensuite les propriétaires de l'ancienne bâtisse qui acceptent de lui louer le local où se trouve le four d'antan.

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Un appel aux dons

Le CAP en poche, la boulangère lance alors un appel aux dons sur une plateforme de financement participatif dédiée aux projets créatifs et innovants. Car son rêve a un coût qu'elle ne peut financer à elle-seule. "L'objectif est de collecter 5 000 euros pour pouvoir faire les travaux. Aujourd'hui, nous en sommes à 2 500 euros, et il reste 18 jours pour participer", explique t-elle, un peu stressée. En attendant d'ouvrir sa boulangerie déjà baptisée "Chez les voisins", elle fait découvrir ses produits sur les marchés de Saint-Ambroix le vendredi et La Grand-Combe le samedi. "Tout est bio", précise t-elle. Pains, viennoiseries, brioches, feuilletés, pains d'épices, oreillettes, quiches, pizzas, tartes... Il y en a pour tous les goûts !

D'ici le mois d'octobre, Sandrine espère bien avoir ouvert sa boulangerie. Pour l'heure, l'ancien commerce a été nettoyé et l'ancien four est en déconstruction. "Dans la mesure où à l'époque il y avait 3 000 personnes qui vivaient à Champclauson, le four pouvait cuire 100 kg de pain à la fois ! Nous allons en reconstruire un, mais il sera plus petit : 40 ou 50 kg de pain en même temps, ce sera largement suffisant", sourit t-elle. À Champclauson, les habitants guettent la bonne nouvelle...

Soutenir le projet de Sandrine en cliquant sur ce lien.

Elodie Boschet

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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