A la uneActualité générale.ActualitésEconomieEconomie.

GARD-HÉRAULT Un pôle métropolitain de 20 agglos pourrait voir le jour début 2015

De gauche à droite, Philippe Saurel, maire de Montpellier, Max Roustan, maire d'Alès, et Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole. Eloïse Levesque/Objectif Gard
De gauche à droite, Philippe Saurel, maire de Montpellier, Max Roustan, maire d'Alès, et Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Les présidents des agglos de Montpellier, Nîmes et Alès ont annoncé cet après-midi le projet de création d'un grand pôle métropolitain réunissant une vingtaine d'agglos répartis sur le Gard et l'Hérault. Il devrait voir le jour courant 2015.

Pays de l'Or, Sète, le Lunellois, Le Vigan, Sommères, Alès, Nîmes, Montpellier, Lodève, Agde, Béziers,  Ganges, Clermont-l'Hérault, Narbonne, au total, une vingtaine d'agglos pourrait former le futur pôle métropolitain que souhaite mettre en place la capitale régionale. "Nous voulons créer une force économique, avec Montpellier d'un côté, et Toulouse de l'autre, même si on ne se met pas en compétition avec eux. On travaille main dans la main", assurait cet après-midi Philippe Saurel, maire de Montpellier, à l'hôtel de ville d'Alès. Et à Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole, d'ajouter : "On aura un poids supplémentaire, mais notre objectif n'est pas de concurrencer Toulouse qui va devenir la capitale régionale fin  2015. Ce projet est dans les cartons depuis bien plus longtemps que la réforme des régions".

Concrètement, ce pôle permettra de s'allier dans 4 domaines phares que sont la santé, les transports, l'économie et le tourisme, l'enseignement supérieur et l'évolution numérique. "On ne prendra pas le pouvoir des maires. On agira sur des compétences qui ne sont pas les leurs", assure Max Roustan, maire d'Alès.

Peu d'idées concrètes

Nîmes et Alès convaincues, reste à se mettre d'accord avec les autres communautés de communes, avec lesquelles Philippe Saurel est actuellement en pourparlers. Cependant, peu de projets concrets sont avancés et on ignore à quelle point cette institution sera active. "On verra en temps voulu. Une fois qu'on sera métropole en janvier 2015, on pourra travailler", rassure-t-il.

Pour rappel, 11 communautés urbaines ou d’agglomération de France deviendront automatiquement métropoles au 1er janvier 2015, leur aire urbaine atteignant 650 000 habitants. Celle de Montpellier, qui compte 550 000 habitants, ne l'est pas pas plein droit. Sa transformation a été votée en juillet dernier en conseil d'agglomération. Mais la future métropole montpelliéraine restera l'une des plus petites. Et créer un pôle est devenu capital pour Philippe Saurel : "Si notre ville n'est pas métropole, elle regardera passer le train".

Un projet capital pour Alès et Nîmes

Pour Max Roustan, maire d'Alès, ce projet n'est pas qu'un vain mot : "On veut exister. On n'a pas le TGV, pas d'aéroport, peu de tourisme, cette zone économique est capitale pour nous. Il faut développer la recherche au Pôle mécanique ainsi qu'à l'école des Mines, notamment dans le domaine de l'informatique. On pourra élaborer des protocoles avec Montpellier, notamment l'INRA".

De même, Yvan Lachaud y voit un moyen de se démarquer de Montpellier dans le domaine de l'enseignement supérieur : "On n'a plus les moyens d'avoir des licences identiques à 50km de distance. Il faut harmoniser nos filières pour qu'elles se complètent". Et d'ajouter à propos du contournement Nîmes-Montpellier : "Il faudra également créer un terminus à la nouvelle gare de Manduel (au sud de Montpellier), en partance de Nîmes et Alès, pour avoir un accès direct aux TGV sans passer par les transports en commun".

Etiquette

Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

Vous aimeriez aussi

4 réactions sur “GARD-HÉRAULT Un pôle métropolitain de 20 agglos pourrait voir le jour début 2015”

  1. Encore un machin supplémentaire pour noyer les citoyens et pauvres élus de base derrière de « grands » élus et des techno-structures à leurs bottes. Bonjour la démocratie locale. Et dire que Saurel avait signé la charte ANTICOR sur le non cumul des mandats. Il veut bien supprimer la région L-R et le département pour devenir le grand seigneur du secteur derrière le suzerain toulousain. Malin mais si peu démocratique. Quant à Roustan et Lachaud , ils espèrent quelques miettes du gâteau ….mais quel gâteau puisque les caisses sont vides et ce n’est pas en créant de nouvelles structures administratives qu’on va les remplir.
    C’est un délire de plus !!

  2. On le voit bien cette future méga agglo n’est là que pour assoir la Montpellier qui n’a besoin pour ses besoins mégalo de déshabiller Pierre ou habillé Paul. Les autres auront des miettes comme d’habitude. Même Yvan Lachaud voit bien qu’il faut créer un terminus à la gare tgv de MONTPELLIER POUR AVOIR UN ACCeS DIRECT à ces trains (c’est dire s’il n’est pas dupe et sait très bien qu’il ne pourra récupérer que des miettes et voir partir nos instituions à Montpellier dans cette future union). Même s’il faut des complémentarités on sent bien qu’ici à Nîmes nous perdrons petit à petit toutes nos institutions, et nos infrastructure au profit de Montpellier. Comment vu de Paris ou de Toulouse peut-on espérer conserver des institutions en double dans une même agglo (gare tgv, aéroport, chu, tribunal, etc….) il y a là un vrai risque que Nîmes soit totalement dépouillée au profit de Montpellier. au delà de la simple implantations de ces institutions il en va de la survie économique de notre territoire. Le gard n’a de l’avenir qu’en région paca ou une véritable complémentarité entre Alès, Arles et Avignon et Nîmes est possible tant au point de vue économique, touristique et culturel. Marseille, pour la connaitre un peu, n’a pas dans sa mentalité cette envie d’écraser les autres pour son propre profit. elle saura avoir un oeil bienveillant sur le Gard

  3. @lecteur3044. Le contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier contribue au développement d’un pôle métropolitain à l’image de Lille-Roubaix-Tourcoing. Considérer Nîmes comme concurrente de Montpellier est stupide. Elle fait partie de la même zone urbaine que Montpellier. Il y a par contre, entre Nîmes et Marseille, le Rhône.

    Nîmes, Montpellier et Alès ont tout intérêt à coopérer car il est effectivement impensable d’avoir tout en double ou en triple. Sachant que Nîmes aura de toute façon, la gare TGV de Manduel, c’est une chance extraordinaire pour le développement de ce pôle urbain.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité