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ALÈS Les jardins familiaux de la Prairie auront bientôt un siècle

Béatrice Ladrange, aux jardins familiaux de la Prairie. Photo Elodie Boschet/Objectif Gard
Béatrice Ladrange, aux jardins familiaux de la Prairie. Photo Elodie Boschet/Objectif Gard

Nés en 1916, les jardins familiaux de la Prairie - appelés autrefois les jardins ouvriers - existent encore aujourd'hui. Le comité local qui assure leur gestion présentait ce samedi une exposition retraçant leur histoire.

L'histoire des jardins familiaux a commencé il y a 98 ans sous l'impulsion d'un curé et député du Nord, l'abbé Lemire, qui souhaitait mettre à disposition du chef de famille un coin de terre pour y cultiver des légumes nécessaires à la consommation du foyer. La même année, les premières parcelles étaient cultivées à Alès, dans différents quartiers de la ville. "Il y en avait aux Prés-Saint-Jean, aux Promelles, au Moulinet... À l'époque les terrains n'étaient pas encore urbanisés donc les jardins avaient une plus grande surface. Pendant la seconde guerre mondiale, on en dénombrait 333", raconte Béatrice Ladrange, l'une des responsables du comité local des jardins familiaux alésiens, créé en 1923. Aujourd'hui, à la Prairie, 42 parcelles se répartissent sur deux hectares de terres. Et le principe est presque resté le même.

Les parcelles de la Prairie font environ 120 m². Photo Elodie Boschet/Objectif Gard
Les parcelles de la Prairie font environ 120 m². Photo Elodie Boschet/Objectif Gard

Des jardins ouvriers aux jardins familiaux

"À l'époque, à Alès, les jardins permettaient d'éviter que les mineurs aillent au bistrot après leur journée de travail. Et ils pouvaient ainsi assurer la subsistance de leur famille", explique Béatrice. Réservé autrefois aux ouvriers, les jardins familiaux sont désormais ouvert à tous les foyers qui n'ont pas la possibilité d'avoir un potager chez eux. Pour y accéder, il faut également être apte à cultiver et respecter une charte fixant les règles d'utilisation des parcelles, notamment sur l'aspect écologique. L'adhésion à l'association coûte entre 60 et 90 euros selon la taille du terrain et le jardinier est ensuite libre de travailler la terre à sa guise. "Nous avons des personnes qui sont là depuis 25 ans. Seulement trois ou quatre jardins se libèrent chaque année, du coup nous avons une liste d'attente d'une trentaine de personnes... Il faut être patient", sourit Béatrice.

Presque 100 ans d'histoire

À l'approche de leurs 100 ans d'existence, les jardins familiaux de la Prairie accueillaient aujourd'hui un événement autour de la mémoire de ces potagers. Une exposition retraçant leur histoire depuis 1916, une projection d'un film réalisé par la Web-Tv d'Alès et une visite des jardins étaient proposées à tous les curieux. L'occasion également de découvrir les différents aménagements réalisés ces dernières années pour améliorer la fonctionnalité des parcelles. "Nous sommes un peu excentrés du centre-ville, donc les gens ne savent pas forcément ce que l'on fait et comment notre activité a évolué", remarque Béatrice. La journée, initialement organisée samedi dernier à l'occasion des journées du patrimoine, avait été annulée en raison des inondations. 30 cm d'eau avaient envahi les jardins, sans causer trop dégâts.

L'exposition retrace presque 100 ans d'histoire. Photo Elodie Boschet/Objectif Gard
L'exposition retrace presque 100 ans d'histoire. Photo Elodie Boschet/Objectif Gard

Elodie Boschet

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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1 commentaire sur “ALÈS Les jardins familiaux de la Prairie auront bientôt un siècle”

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