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CENDRAS La majorité vent debout contre le rapprochement des agglos Grand’Combe-Alès

Yannick Louche, maire de Cendras (à droite), et Sylvain André, conseiller municipal. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Ce matin, le maire de Cendras (PC), entouré de ses conseillers municipaux, a rappelé son combat pour la conservation de la politique de proximité, en réponse à la réforme territoriale et au projet de rapprochement du Pays Grand'Combien avec l'agglo d'Alès.

En juin dernier, dans le cadre de la réforme territoriale, un projet de loi a été déposé au Sénat afin de redessiner l’intercommunalité sur la base de bassins d’au moins 20 000 habitants. Alors que la proposition est encore en discussion, de nombreuses communes réfléchissent à leur devenir. C’est le cas de la Grand’Combe, qui a voté en conseil municipal en septembre le choix de la fusion du Pays Grand'Combien avec Alès Agglo. La demande d'étude en la matière auprès de la préfecture est en cours.

En attendant la décision définitive du préfet, les 8 autres communes du Pays Grand’Combien doivent se prononcer. Branoux-les-Taillades et les Salles du Gardon ont également délibéré dans ce sens en conseil municipal, mais Cendras campe sur ses positions et refuse catégoriquement de suivre le président de la communauté de communes. “Il est prématuré de mettre en route des procédures tant que la loi n’est pas votée. Intégrer Alès signifie également entrer dans le pôle métropolitain, qui contiendra à terme Montpellier. Les communes vont perdre leurs compétences propres et devenir une coquille vide. A Alès par exemple, l’agglo est en train de prendre l’enfance et l’urbanisme. Pour autant, on n’aura pas plus d’argent car les dotations ne cessent de diminuer“, fustige Yannick Louche, maire de Cendras, qui dit vouloir se battre jusqu’au bout pour que la loi ne soit pas votée en l’état.

Provoquer le débat

Et de préciser : "On ne refuse pas une réforme devant répondre aux évolutions sociétales évidentes, mais nous refusons la liquidation d'un système solidaire et donc des communes. C'est ce qui nous attend. Le contact quotidien avec les administrés est essentiel. On l'a mesuré pendant les inondations du 20 septembre dernier. On ne sait pas comment ça se serait passé sans l'aide des élus de proximité".

Afin de se faire entendre, le maire de Cendras informe les habitants et souhaite créer le débat sur l'ensemble des communes du Pays Grand'Combien. Il est également en discussion avec les maires des villages voisins. Dans tous les cas, si l'intercommunalité rejoint Alès, il sera quasi-impossible pour Cendras de reculer en s'en détachant et en reprenant son indépendance. De son côté, le Front de Gauche, auquel appartient la majorité, milite actuellement pour un référendum à l'échelle nationale sur cette question. Probablement en vain.

Etiquette

Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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5 réactions sur “CENDRAS La majorité vent debout contre le rapprochement des agglos Grand’Combe-Alès”

  1. Le maire de Cendras a raison . Quelle urgence y a t-il à se vassaliser et à devenir une potiche de Roustan ? C’est bon pour Bouix ou Belkasini qui espèrent quelques retombées personnelles. Rien ne vaut la démocratie de proximité. Rejoindre l’Agglo, cela revient à confier son peu d’argent au seigneur Roustan qui le distribuera en fonction du degré de soumission et surtout à perdre son autonomie et sa dignité.

  2. Municipalité de Cendras

    Conférence de presse du 07 octobre 2014 à propos de la réforme territoriale

    Madame, Monsieur,

    Samedi 20 septembre la commune de Cendras, comme d’autres communes du secteur alésien, a subi d’importants dégâts en raison d’un épisode cévenol particulièrement violent. Force est de constater que la réactivité et l’engagement des services municipaux et départementaux, donc des services publics de proximité, ont permis le jour même d’aider les habitants les plus impactés (dégagement, nettoyage, rééquipement, relogement….) et de rétablir l’essentiel des circulations et des réseaux.
    Ces services publics de proximité sont portés par deux collectivités, la commune et le département ; or, ce sont ces deux collectivités, commune et département, que la future réforme territoriale prévoit de faire disparaître !
    N’y a-t-il pas là matière à réflexion ?
    L’actualité permet de se questionner à partir d’une situation concrète sur le fond de la question, mais revenons d’abord au cadre et à la façon dont les choses s’engagent sur cette très importante question qu’est la réforme territoriale.
    Cette réforme est, on le sait, engagée depuis quelques temps. Une première partie, concernant les métropoles, est d’ores et déjà votée. La suite, concernant le « bloc local », les départements et les régions est aujourd’hui en débat au parlement pour être votée dans quelques mois, est-il dit.
    On pourrait alors s’attendre, pour une réforme aussi cruciale, à ce que les élus s’évertuent à débattre, et à informer et faire débattre la population sur le sens et le contenu de cette réforme.
    Or ce qui est essentiellement porté par la plupart des « grands élus » et répercuté par la majorité des medias, ce n’est pas le sens, le contenu, la portée de ce projet de réforme, mais le fait qu’elle est inéluctable comme proposée et du coup ces mêmes « grands » élus sont déjà à l’étape de son application, par anticipation, en faisant fi de l’avis des « petits élus » et des populations et en travaillant aux futurs périmètres en fonction des ambitions et des carrières politiques des uns et des autres, semble-t-il.
    Et ce petit jeu semble avoir atteint même le Pays Grand’Combien ces derniers jours !
    En effet, c’est la presse locale qui nous a avertis le 02 septembre que Mr Bouix, élu d’opposition de droite à La Grand’Combe et au Pays Grand Combien, plaidait pour le rattachement du Pays Grand’Combien à l’agglo d’Alès.
    La réponse du Maire de la Grand’Combe et Président du Pays Grand’Combien, Patrick Malavieille, arrivait dans la même presse le 04 septembre, expliquant qu’après avoir discuté avec les maires (lesquels ? pas avec celui de Cendras en tous cas !) il répondait en laissant entendre que la solution qui semblait la seule possible était celle de la fusion avec l’agglo, utilisant le faux argument de l’obligation, par la loi à venir, pour les intercos de moins de 20 000 habitants de fusionner avec une interco de plus de 20 000 habitants (en fait le projet prévoit que les intercos devront à terme regrouper au minimum 20 000 habitants, ce qui n’est pas pareil et ce qui est contesté par nombre d’élus, notamment ruraux, au niveau national).
    Le 06 septembre, la même presse relate le positionnement commun de l’élu de droite Bouix et de l’élu PS de Cendras, Kamel Belkacemi ; les deux expriment leur choix pour la fusion avec l’agglo en concluant : « qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? » !
    Ajoutant à cela que des membres du personnel du Pays Grand’Combien ont été informés cet été de la future fusion avec l’agglo par le président du Pays Grand’Combien et par des cadres, ceci à l’insu des élus du Pays Grand’Combien. En effet, la question n’avait jusqu’alors jamais été à l’ordre du jour des instances de la communauté et donc aucune stratégie n’avait été ni proposée et à fortiori ni retenue.
    C’est seulement au bureau du 09 septembre que la question a été abordée par le Président qui a annoncé qu’en tant que Maire de La Grand’Combe il allait faire voter à son conseil du 16 septembre la demande au Préfet du Gard d’étudier le rapprochement Pays Grand’Combien-Agglo. (demande en effet votée à l’unanimité du Conseil Grand’Combien le 16 septembre).
    Une telle démarche, sur un sujet aussi important, relève plus d’un oukase que d’une démarche démocratique et fait montre d’un mépris certain à l’égard des élus intercommunaux.
    En tous cas les élus de la majorité que nous sommes, à Cendras, même s’ils admettent bien évidemment que toutes les options sont à discuter, n’apprécient pas du tout la façon dont les choses s’engagent et le disent.
    Mais au-delà de la forme, et au-delà du choix Alès ou pas Alès que l’on sera amené à faire en son temps, et si possible démocratiquement, en informant la population sur les enjeux et en la consultant, la question première qu’il s’agit de se poser n’est-elle pas celle du sens et des conséquences prévisibles de la réforme en cours ; et l’action première qu’il convient de mener n’est-elle pas le combat pour remettre en cause ou tout au moins amender ce projet ?
    Qu’en est-il réellement et succinctement ?
    Le projet prévoit de faire grossir les régions et de mettre en place des métropoles, lesquelles métropoles et régions perdraient la clause de compétence générale et se répartiraient les compétences des départements appelés à disparaître en 2020 ; aux métropoles échoiraient l’essentiel des compétences des communes qui deviendraient des coquilles vides, sans compétences essentielles et sans moyens.
    Ainsi ce sont les services publics de proximité et la démocratie de proximité qui disparaitraient avec la suppression des départements, « l’effacement » des communes et la liquidation des syndicats intercommunaux.
    Si l’on reprend l’exemple du Pays Grand’Combien qui rejoint l’agglo, ce n’est pas l’agglo qu’il va rejoindre, mais le pôle métropolitain Alès-Nîmes et bientôt, semble-t-il, la métropole d’Alès à Sète avec Montpellier pour chef-lieu. Dans cette configuration, le département disparait, c’est sûr, et que restera-t-il aux communes, sachant que déjà le champ des compétences de l’agglo (champ élargi lors du dernier conseil d’agglo) est celui-ci : économie, urbanisme, logement, politique de la ville, voirie, environnement, ordures ménagères, équipements culturels, équipements sportifs, assainissement, écoles, périscolaire, écoles de musique, petite enfance, enfance, jeunesse, restauration scolaire, tourisme, restructuration urbaine, éclairage public, numérique, santé publique, système d’information géographique, manifestations artistiques, sécurité publique, risques majeurs (cf délibération N°8 du conseil d’agglo du 25 septembre 2014).
    Il restera aux communes l’état civil, le CCAS et la gestion des cimetières !
    Ainsi, on le voit bien, ce qui est en jeu avec cette réforme c’est la casse du système politico administratif mis en place à la Révolution, et par la même la casse d’une bonne part du système démocratique de notre pays avec la fin de la démocratie de proximité et la mise en place de nouvelles féodalités.
    L’urgence n’est donc pas le choix agglo ou pas agglo, l’urgence c’est de combattre ce projet de loi. D’ailleurs il est à remarquer que Patrick Malavieille lui-même, tout comme Claude Cerpédes, ex candidat aux sénatoriales et soutien actif au projet de fusion avec l’agglo, considèrent ce projet de réforme comme mauvais et dangereux. Contradiction, double langage ? Claude Cerpédes vient même de voter, en tant que Vice-Président de l’agglo, l’extension des compétences de l’agglo à l’urbanisme et aux affaires scolaires tout en déclarant être contre ; comprenne qui pourra !
    Alors, l’argument massu c’est : on n’a plus les moyens, on n’a pas le choix. C’est une vraie question car effectivement la crise (pas pour les actionnaires) et la fameuse dette permettent aux gouvernements successifs d’imposer l’austérité aux collectivités et de remettre en cause les services publics en ratatinant la dépense publique ; ceci pour mieux servir les intérêts des insatiables actionnaires. Il est donc vrai qu’il est de plus en plus difficile de gérer les collectivités, mais accepter la réforme telle qu’elle nous est présentée, c’est liquider la démocratie de proximité et les services publics de proximité, leurs personnels et leur statut, c’est faire place nette à la privatisation et à la finance. Vivendi, Eiffage et autre Véolia n’attendent que cela.
    Le Président du Pays Grand’Combien dénonce le projet de réforme mais propose de l’appliquer avant qu’elle ne soit débattue et votée !
    Messieurs Bouix et Belkacemi lui emboitent le pas, déclarant : Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?
    Nous, élus Cendrasiens, disons : face à un projet aux conséquences si graves, qu’est-ce qu’on attend pour se battre ?
    En conclusion, sachant bien qu’on va continuer à essayer de nous faire passer pour des ringards et des passéistes un peu isolés et jusqu’au boutistes, nous répondons :
    – d’une part que nous ne refusons pas une réforme devant répondre aux évolutions sociétales évidentes, mais nous refusons qu’au nom de cela on liquide un système solidaire et démocratique au seul profit de la finance. Réforme, modernité et efficacité peuvent se conjuguer avec solidarité et démocratie.
    -d’autre part qu’il semblerait qu’il y ait beaucoup plus de monde qu’on le dit qui seraient de notre avis mais à qui on ne donne pas beaucoup la parole ; nous voulons parler de l’association des élus communistes et républicains et plus généralement du front de gauche ; mais aussi de l’association des maires ruraux qui regroupe plus de 10 000 Maires en France ; mais aussi des ¾ des citoyens français, excusez du peu, qui régulièrement expriment dans les sondages et enquêtes d’opinion leur attachement à la commune, à la démocratie de proximité qu’elle porte, au service public de proximité qu’elle organise.
    Tout ceci nous permet de penser que non, cette mauvaise réforme n’est pas inéluctable, et nous allons continuer à la dénoncer et à proposer autre chose.

  3. La guerre est ouverte entre les élus communistes du Pays Grand’Combien. Mr. Louche découvre aujourd’hui le manque de communication, d’échanges et d’information de la part du Président du Pays Grand’Combien, M. Malavieille… Moi, je dirai rien de nouveau sous le soleil stalinien de M. Malavieille.
    M. Louche devrait retomber sur terre et prendre conscience des méthodes de toujours de M. Malavieille. Je crois qu’il est en train de s’en rendre compte…trop tard peut-être……………………………

  4. Si Malavieille est stalinien avec Roustan on passe au stade supérieur. C’est quoi? Attention à employer à tort à travers des mots qui ne veulent plus rien dire. Le point de Godwin guette!

  5. A Monsieur, André sylvain, Monsieur Louche Yannick et les élus.
    Beaucoup d’encre pour peu de chose, et comme on dit chez moi, vous vous mordez tous la queue.
    Je vis à Cendras,voilà trois ans, et je ne ferais pas un roman comme certains pour me revalorisé auprès d’autres , quand j’entends les mots comme « coquille vide » ou bien « féodalité » pour un rattachement avec l’agglo,je rigole bien bas.
    Mon parti,est celui du simple habitant qui gagne modestement sa vie, qui vit, regarde, écoute et à honte des personnes qui prêchent la bonne parole quelle soit de droite ou bien de gauche.
    Voila des années que le PC est installé à Cendras, mon constat est une coquille vide totalement rien n’a été fait du moins pour la population de Cendras un vide total, voir un bide total, et depuis que je vis ici, j’ai la forte impression de vivre au moyen age avec un roi entouré d’un petit nombre de personnes qui gravitent autour de lui et qui décident pour le bien de tous,sans même prendre note du désastre de ce village,qui celui-ci aurait tout pour le tourisme pour des sociétés nouvelles pour de nouveaux emplois.
    Mise a part la mise en place d’un augmentation de la délinquance je ne vois pas ce que le PC a fait depuis.
    J’en viens aux personnes âgées, aucun moyen de transports mis en place.
    Il y a eu des promesse au élection comme quoi une navette devait desservir Ales, mais depuis rien la coquille vide est bien là, comme d’habitude Monsieur le maire avait donné cette tache au centre socio-culturel qui incompétent comme toujours a laissé le projet se noyait.
    Il a été parlé d’un centre médicalisé  » ou est il? »
    Pour en revenir a ALES AGGLO la proposition a été présenté et refusé par vos soins messieurs ,dames, les élus et Monsieur le maire depuis plusieurs mandats par Monsieur Kamel Belkacemi, alors peut être que ce Monsieur André Sylvain n’est pas au courant mais ceci était bien annoncé depuis.
    Je vois écris que des élus ont donné une forte aide a la population de Cendras pour les inondations « je n’ais vu personne »même pas une voiture et passé pour le constats des dégâts et pourtant…
    Je m’arrête là car vous ne faites rien pour Cendras, le problème de l’agglo c’est que vous avez surtout peur pour vos postes car être rémunéré pour ne rien faire ou bien si: des appétitifs des repas pour être et paraître, pris en charge par des subventions là je comprends, pour le reste je l’admets pour que Cendras ne soit plus une coquille vide et sorte de votre système féodal
    je suis vraiment pour l’agglo
    Un bon entendeur salut

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