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PONT-SAINT-ESPRIT Plus de 3 millions d’euros sur 5 ans pour aider à la réhabilitation du centre ancien

Les élus et le bureau Urbanis ont présenté l'OPAH cet après-midi (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Les élus et le bureau Urbanis ont présenté l'OPAH cet après-midi (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« Sur un axe important, Pont-Saint-Esprit pourrait changer complètement d’allure. »

La phrase est signée du maire Roger Castillon, qui vient de lancer une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH) dans le centre-ville. L’opération, qui va durer 5 ans, a pour objectif de réhabiliter 150 logements, 70 occupés par leurs propriétaires, et 80 logements locatifs.

25 à 60 % du montant des travaux subventionnés

Pour ce faire, d’importants moyens vont être déployés puisqu’en tout près de 3 200 000 euros de crédits publics venus de l’Agence Nationale de l’Habitat, de l’État et de la commune, pour 1 225 000 euros auxquels s’ajoutent 500 000 euros réservés à l’amélioration des façades, vont être mobilisés. Il n’est d’ailleurs pas exclu que les financements de l’AMI Centre Bourg se greffent à l’OPAH, pour « pouvoir s’occuper du domaine public sur le trajet de l’OPAH par exemple », dixit Roger Castillon.

Ces fonds permettront de subventionner 25 à 60 % du montant des travaux réalisés, « dans la mesure où les propriétaires veulent bien rentrer dans une logique d’amélioration de l’habitat », précise le premier magistrat.

L’OPAH va concerner le centre-ville, avec toutefois « un axe prioritaire rue Saint-Jacques, place de l’Ancre (à l’ancien hôtel de ville, ndlr), rue Haut-Mazeau, place Saint-Pierre, rue Bas-Mazeau, rue Bruguier-Roure et rue Tournante », précise Roger Castillon.

Cette maison de la rue Bruguier-Roure pourrait rentrer dans l'OPAH (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Cette maison de la rue Bruguier-Roure pourrait rentrer dans l'OPAH (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« Nous allons faire la chasse à l’habitat indigne »

Au cœur de cet « axe prioritaire », le quartier Bruguier-Roure, autour de la rue Tournante, va faire l’objet d’une attention particulière. Si l’OPAH a un caractère incitatif, dans ce quartier elle sera complétée du dispositif RHI-THIRORI (pour Résorption de l’Habitat Insalubre ou dangereux et Traitement de l'habitat insalubre remédiable ou dangereux et des opérations de restauration immobilière) qui est lui plus coercitif.

En clair : « ça peut aller jusqu’à des expropriations », lance le maire, tout en précisant que la mesure ne concerne que « des lieux dans un état d’insalubrité extrême. Nous allons faire la chasse à l’habitat indigne, qui propose des conditions de vie pas tolérables au siècle auquel nous vivons. »

« Nous avons notre lot de marchands de sommeil, appuie Marie-Pierre Dalenc, responsable du service habitat et politique de la ville. Mais aussi des propriétaires dans des situations financières très difficiles. Si on ne vient pas les aider, à terme c’est des logements vides et indignes. L’objectif, c’est aussi de remettre sur le marché des logements dignes. »

« 300 logements vacants dans le centre ancien dont 200 potentiellement indignes »

Il faut dire que la situation du centre ancien de Pont est préoccupante : « Nous avons 300 logements vacants dans le centre ancien dont 200 potentiellement indignes. Et sur le quartier Bruguier-Roure, 90 immeubles en état de forte dégradation », note Marie-Pierre Dalenc.

Et le maire d’anticiper d’éventuelles critiques concernant une gentrification à venir du centre ancien : « ce n’est pas du tout fait pour éjecter les gens à revenus modestes du centre ancien, c’est le contraire. » De fait, les subventions seront accordées en fonction des revenus des ménages, ou encore du niveau du loyer qui sera pratiqué après les travaux, et ce sur trois grands axes : la sortie de l’insalubrité, l’économie d’énergie et le maintien à domicile.

L’OPAH a donc démarré le 3 novembre dernier. Elle sera animée par le bureau d’études nîmois Urbanis dont le rôle est « d’accompagner les propriétaires dans la réhabilitation de leur logement pour obtenir des financements », explique Lionel Sigaud, chef de projet de l’OPAH.

Pour ce faire, Urbanis tient une permanence gratuite à la Maison des Patrimoines, l’ancien hôtel de ville, tous les lundis de 14h à 17h, ainsi qu’une permanence téléphonique le jeudi aux mêmes horaires au 04 66 39 09 98.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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