Société

GARD Le collectif Liberté-Gratuité-Pont-du-Gard poursuit son combat

Jean-Yves Gréhal, le porte-parole du collectif. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Jean-Yves Gréhal, le porte-parole du collectif. Photo Tony Duret / Objectif Gard

La fin de l’enquête publique en vue du déclassement de la route départementale 981 a réveillé les ardeurs des différentes associations qui se battent depuis des années pour la gratuité du Pont-du-Gard, réunies sous le collectif Liberté-Gratuité-Pont-du-Gard. Le porte-parole du collectif, Jean-Yves Gréhal, rappelle quelques points : « Cette route départementale appartient au département. La circulation doit y être libre et gratuite. C’est un principe fondamental du droit français. Tout obstacle au libre passage des usagers est illégal. C’est pourtant ce que fait depuis deux ans, en toute impunité, l’Etablissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) ».

Les raisons du mécontentement sont multiples : « Il faut rétablir le libre accès pour tous et tout le temps parce que c’est ainsi que le conseil général a aménagé le Pont-du-Gard en 1998. M. Toeschi, le directeur du site, a fait de la piraterie en commercialisant la vue sur le Pont depuis la RD 981 », tranche Jean-Yves Gréhal. Et de continuer : « On a assisté à une privatisation illégale. Ca a des conséquences désastreuses sur l’économie locale : allez voir les commerçants de Remoulins ! C’est une raison supplémentaire de perdre toute confiance dans la parole publique. Tout ça pour sauver le fauteuil de M. Toeschi ».

Mais le collectif, qui n’envisage pas d’être dans la critique permanente, apporte des solutions comme « assurer la séparation physique entre les promeneurs et la clientèle du Pont-du-Gard » avec un parking (rive gauche) réservé aux visiteurs du site et, celui de la rive droite, destiné aux promeneurs avec une possibilité de tarification en fonction du temps passé. Les cyclistes, eux, mettront pied à terre sur le pont Pitot, comme cela a été convenu lors de la préparation du projet de la voie verte entre Beaucaire et Uzès, un projet cher aux membres du collectif. Un de plus.

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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2 réactions sur “GARD Le collectif Liberté-Gratuité-Pont-du-Gard poursuit son combat”

  1. La seule vraie question est de savoir si l’instauration du péage piéton/cycliste apporte un plus ou un moins à l’économie locale.
    Pourquoi n’avons-nous aucune réponse objective sur ce point précis ?
    Les chiffres globaux fournis par l’EPCC ne permettent pas de se faire une opinion !

    1. Cher PONTDUGARDOIS, vous posez de bonnes questions.
      Voici la lecture que fait le collectif des chiffres de fréquentation fournis par l’EPCC pour 2014. A vous de conclure.
      Je ne parle même pas des enquêtes de satisfaction: on connaît leur « fiabilité ».
      Le Site du pont du Gard revendique 1,5 millions de visiteurs en 2014, en hausse de 11% par rapport à 2013.
      Il indique également (Gazette de Nîmes) que 17% des entrées correspondent à des cartes gratuites « Gardois », soit 255.000 entrées environ.
      Il précise enfin que 265.000 touristes en groupe on été reçus, soit 10.000 autocars environ.
      Première remarque : déduction faite des entrées gratuites, la fréquentation payante est en baisse. Environ 135.000 entrées supplémentaires enregistrées, mais 255.000 gratuités qui n’existaient pas l’an dernier. On voit bien que les entrées payantes ont diminué de 120.000 environ (les chiffres de l’EPCC sont des estimations ; les nôtres aussi, mais l’ordre de grandeur est bon).
      Deuxième remarque : Aucun chiffre d’entrée-piéton n’est donné. Pourquoi les cacher ? Sont-ils trop faibles pour justifier le blocus du Site ? Bien entendu oui, puisqu’avant tout péage, les entrées piétons et cyclistes étaient estimées à 3% de la fréquentation. C’est dite que cette clientèle est peu nombreuse. En plus, très majoritairement, elle refuse de payer le tarif piétons et fait demi-tour : rendement sans doute voisin de zéro, pour un maximum de dégats sur l’économie locale.
      Troisième remarque : Au moment de la création du Site, le pont du Gard recevait environ 1,2 millions de visiteurs. C’était un espace de totale liberté et de gratuité.
      15 ans après, le nombre de visiteurs n’a pas changé. Le pont du Gard est en passe de devenir une forteresse. Pour en arriver là, 300 millions de francs (45,5 millions d’euros) ont été dépensés pour sa création (dont 100 millions à la charge des Gardois) et 30 millions d’euros (200 millions de francs) ont été déversés dans le tonneau de Danaïdes au titre des subventions annuelles d’équilibre.
      Le Site du pont du Gard se révèle pour ce qu’il est, hélas, une erreur de conception couronnée par un fiasco économique, même s’il faut saluer la qualité de l’aménagement et celle de l’entretien.

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