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L’ARDOISE En images : le préfet visite l’usine Berlidon à l’occasion de la signature du 300e contrat de génération

Sur une des lignes de production (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Sur une des lignes de production (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

C’est à une « pépite », comme il l’a qualifiée, à qui le préfet du Gard Didier Martin a rendu visite ce matin à l’Ardoise pour parler du contrat de génération.

Et l’usine de fabrication de donuts et de beignets surgelés Berlidon, puisque c’est d’elle dont il s’agit, les aime bien ces contrats de génération : elle a recruté par ce dispositif 4 jeunes de moins de 26 ans et 2 personnes de 56 ans, et elle s’est engagée à maintenir dans l’emploi deux de ses salariés parmi les plus âgés.

Le directeur général Luc Jeanpierre présente le plan de l'usine au préfet (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le directeur général Luc Jeanpierre présente le plan de l'usine au préfet (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Il faut dire que l’entreprise se développe, puisqu’elle a vu ses effectifs passer de 110 à 192 salariés entre 2010 et 2014, et son chiffre d’affaires de 11,5 millions d’euros en 2009 à 32,5 millions en 2014. « Nous fabriquons 900 000 donuts et beignets par jour, avec une capacité totale d’1,5 million par jour », précise Luc Jeanpierre, directeur général de l’entreprise détenue par le groupe Belge Poppies. Les beignets et donuts fabriqués ici sont ensuite estampillés principalement de marques de distributeurs et vendus en grandes surfaces.

Sur une des lignes de production (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Sur une des lignes de production (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Sur une des lignes de production (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Sur une des lignes de production (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Et les perspectives sont encourageantes : « notre objectif à l’horizon 2020 est un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros avec un effectif de 230 salariés », explique Luc Jeanpierre. Le directeur général en a également profité pour défendre les valeurs de son entreprise devant le préfet et le responsable de la DIRECCTE* du Gard Richard Liger : « On est une société éthique. On pense que les individus sont importants et on essaie de vivre en harmonie. Une entreprise qui marche bien, c’est une entreprise propre, bien tenue et où les salariés sourient. »

Des salariés qu’il faut arriver à dénicher : « on a de grandes difficultés à trouver des spécialistes, on n’est pas dans une région agroalimentaire, constate Luc Jeanpierre. Alors on les forme. »

Le préfet et le responsable de la DIRECCTE du Gard ont rencontré Aurélien, récemment embauché en contrat de génération (à droite) (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le préfet et le responsable de la DIRECCTE du Gard ont rencontré Aurélien, récemment embauché en contrat de génération (à droite) (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

A l’issue de la visite de la chaîne complète de fabrication, le préfet a salué « un exemple positif dans un contexte morose » avant de saluer le fait que « le 300e contrat de génération du Gard a été signé, et on a passé le cap du 2000e emploi d’avenir du département. Ça montre que dans cette période compliquée, la politique de l’emploi porte ses fruits, notamment pour les personnes éloignées de l’emploi. »

Une des lignes de production (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Une des lignes de production (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Dans la chambre froide, où règne une température de -25°C (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Dans la chambre froide, où règne une température de -25°C (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« Les jeunes ont beaucoup de difficultés à accéder au marché du travail, et pour les plus âgés la difficulté est de retrouver un emploi lorsqu’ils l’ont perdu, a noté Richard Liger. C’est le double enjeu du contrat de génération », surtout dans un département qui a un taux de chômage de 14,2 % (contre 9,9 % en France), dont 8 000 jeunes âgés de 15 à 24 ans.

Et aussi :

Le contrat de génération : destiné aux entreprises de moins de 300 salariés, le dispositif consiste en l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans couplée à l’embauche ou au maintien dans l’emploi d’un sénior de 57 ans ou plus. Il donne droit à une aide de 4 000 euros par an pendant trois ans pour l’entreprise et à une aide au diagnostic et à l’action.

* Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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