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DÉPARTEMENTALES 2015 PC « On a tendu la main à tous ceux qui rejettent l’austérité »

Le Parti communiste présentait ses candidats aux élections départementales hier après-midi. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)
Le Parti communiste présentait ses candidats aux élections départementales hier après-midi. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

C'est sur une ligne commune contre l'austérité du gouvernement que les candidats PC ont choisi de s'unir avec le Front de Gauche (EELV, et Parti de Gauche). Mais un manque de lisibilité subsiste sur le canton 2, après le soutien de Jean Denat à Christian Bastid.

"Si certains préparent leurs défaites, nous, nous sommes conquérant" a annoncé hier après-midi Sylvette Fayet lors d'un point presse qui devait présenter les candidats des quatres cantons nîmois. Si elle se veut combattante, c'est que la bataille sera rude sur le canton 4. Celle qui affronte l'ancien communiste Jean-Paul Boré devenu TPNA, a récemment essuyé quelques critiques. "Le 4ème canton est un peu l'objet de critiques. Personnellement, je trouve cela indigne notamment de la part de la député Françoise Dumas. S'ils veulent me déstabiliser, cela me donne beaucoup de courage pour résister" répond Sylvette Fayet. C'est avec un militant associatif, Hichem Abderezzak qu'elle formera le binôme définitif, après avoir sollicité Bernard Auzon Cape qui a finalement décidé de soutenir Jean-Paul Boré. Le communiste Sébastien Rodier  et Christine Thomé du Parti de Gauche formeront le binôme sur le canton 3 pour affronter l'UMP de Laurent Burgoa et Claude de Girardi.

Canton 1 et 2 : union avec EELV et place vacante du PS

Pour peser dans la balance électorale, le Parti communiste a opté pour un binôme EELV / PC représenté par l'enseignant Philippe Marrot et la syndicaliste Florence Thiébaut dans le canton 1 nîmois, qui inclut les quartiers de Jean Jaurès, Valdegour, Castanet, Vacquerolles, Tour Magne, Révolution, Rangueil, Eau Bouillie et Route d'Uzès. Un canton redessiné après le décret du 24 février 2014 qui suscite quelques craintes pour Vincent Bouget, secrétaire départemental du PCF : "Ce canton a été découpé pour la droite, mais il y a aussi des quartiers populaires où l'on fait de bons scores". Absent lors du point presse du PC hier après-midi, Christian Bastid fait naître quelques interrogations. Vincent Bouget botte en touche, "Nous ne faisons pas de présentations canton par canton car nous avons une démarche globale". Mais l'absence de candidat PS dans le canton 2 pour laisser la place à Christian Bastid (soutenu par Jean Denat) et Alain Jourdan, entraine un manque de lisibilité et sème le doute sur une réelle ligne commune aux alliances du Front de gauche. Vincent Bouget persiste cependant : "Nous avons trouvé une cohérence sur le fond de tous nos candidats du département. On a tendu la main à tout ceux qui rejettent l'austérité et cette question est également posée dans le canton 2".

Une présentation de tous les binômes candidats dans le Gard devrait avoir lieu dans le courant de la semaine prochaine, soit 22 listes sur les 23 cantons que compte le département.

Baptiste Manzinali

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Baptiste Manzinali

Diplômé de l'ESJ, passionné d'actualité en général, musique, football, cinéma, jeux vidéo et civilisations anciennes.

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8 réactions sur “DÉPARTEMENTALES 2015 PC « On a tendu la main à tous ceux qui rejettent l’austérité »”

  1. Pour conserver le département à gauche avec des conseillers généraux issus de toutes les familles politiques de gauche en nombre, il faut être uni dès le premier tour. Le mode de scrutin ne permet pas un autre choix. Quatre candidat(e)s par canton (2 titulaires et 2 suppléant(e)s)cela laisse une grande variété de possibilités d’alliance ou chacun peut s’y retrouver. L’austérité est un sujet très important mais il divise la gauche aujourd’hui. Sans mettre le couvercle sur ce débat, il faut savoir être responsable et s’accorder sur un objectif: garder le département à gauche, une gauche qui n’a pas à rougir de son bilan, bilan auquel ont largement contribué les élus communistes. La position du PCF est d’autant plus insoutenable et incompréhensible qu’aucun candidat de la majorité départementale ne sera présents dans les cantons ou un conseiller communiste est sortant. Mais le PCF a décidé de présenter des candidats dans 22 cantons sur 23 et notamment dans le canton de Nîmes 4 où Bernard Auzon Cape est le conseiller sortant. Cette orientation politique va faire perdre le département à la gauche. La droite et l’extrême droite à la tête du département réglera à cet échelon le débat sur l’austérité. Ce sera de l’austérité, toujours de l’austérité et encore de l’austérité. En affirmant vouloir rester que sur les seules compétences du Département la droite et son extrême reviendront sur toutes les avancées réalisées par l’actuelle majorité de gauche. Les victimes: les plus démunis, le tissus associatif et plus généralement les gardois et les gardois. Il est encore temps d’ici le 16 février date limite de dépôt des candidatures de revenir à la raison. Tous ceux et toutes celles qui sont attachés aux valeurs de gauche (qu’ils soient pour ou contre l’austérité) doivent faire entendre leur voix et avec eux les élus communistes de la majorité départementale.

  2. Il est ou le courage de Fayet? Quel nombrilisme ! Après avoir refusé la main tendue de Bernard Auzon cape, sa candidature n’aura qu une seule conséquence : la victoire d’une droite poreuse au idées du front national.
    Et après on fait quoi Madame Fayet ? On attend que Marine le pen soit au pouvoir pour rénover la gauche ? Triste épilogue du communisme nîmois… Une génération pour conquérir, une génération pour bâtir, une génération pour casser …

  3. bien évidemment la défaite de la gauche sera uniquement a reprocher à Mme Fayet ? Elle est pas un peu facile celle là ?? Prenez 10 min pour parler à votre buraliste, 10 autres pour le boulanger et ils vous expliqueront à qui la faute de la futur débâcle de la gauche. Je suis certain que ni l’un ni l’autre ne vous parlera de Mme Fayet.

  4. . Oui les différences d’analyse qui traversent la gauche sont fortes. Mais ici nous sommes malheureusement sur la ligne de front, entre une vision démocratique et une vision antirépublicaine. On peut ne pas être d’accord sur la question
    Sociale, mais je crois malheureusement que dans ce département nous n’en sommes plus la, mais à empêcher que le Gard soit le département de la honte.

  5. Oulala l’éternel sémantique… antirepublicain, département de la honte … Mais de quelle gauche parlez vous ? Qui incarne la gauche dans le département? Sur Nîmes ? La gauche des cumulards? La gauche des copains, la gauche de Macron celle qui tourne le dos des ouvriers.

  6. Je suis bien d’accord avec vous ! mais personnellement ( c’est très égoïste j’en conviens…) je n’ai pas envie que mon département soit le premier laboratoire d’expérimentation fn ump !

  7. Depuis 30 ans au nom de la discipline à gauche , le PS a fait valider tous ses reniements par le PC et Cie. Aujourd’hui , il y a au front de gauche et Cie, semble t-il, une alternative à la droiche c’est à dire à l’UMp et au Ps qui mènent grosso modo la même politique. il y a juste le dosage qui varie et quelques mesures sur le sociétal. Les gens vivent ou survivent surtout dans le social plus que dans le sociétal.
    Si le Ps avoue dans les faits,son incapacité à changer la vie des pauvres gens alors qu’il laisse la place. Sinon leur combat est juste politicard , juste pour conserver des prérogatives. C’est pas ça la politique.

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