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FAIT DU JOUR Primaire UMP : les candidats ont leurs soutiens dans le Gard

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Fillon, Juppé, Sarkozy et Kosciusko-Morizet... Candidats pressentis à la primaire UMP qui devrait se dérouler les 20 et 27 novembre 2016. Le Maire et Bertrand seraient aussi candidats. Photo : droits réservés.

Forte de ses 4 000 adhérents revendiqués, la fédération gardoise est l'un des bastions militants de l'UMP. A plus d'un an de la primaire, censée désigner le candidat à la présidentielle de 2017, les ténors locaux ont déjà misé sur un candidat… 

Si elle n'était pas présentée comme telle, la venue, jeudi dernier, de l'ex-Premier ministre Alain Juppé avait des accents de campagne. Candidat à la primaire de 2016, le maire de Bordeaux a profité de sa réunion de travail autour du Tram'Bus pour rencontrer les militants. Des militants qui constituent, dans le Gard, l'une des plus importantes fédérations de l'UMP, et qui font du département une étape incontournable pour les candidats à l'investiture de la présidentielle de 2017. "Nous accueillerons tout le monde, comme nous l'avons fait pour les précédentes élections", a annoncé le sénateur-maire de Nîmes et patron de l'UMP 30, Jean-Paul Fournier.

Primaire : qui peut voter ? 

Mardi dernier, réuni en bureau politique, le parti de Nicolas Sarkozy a adopté  les modalités de la primaire prévue les 20 et 27 novembre 2016. La nouvelle a ravi les caciques locaux, même si la réticence de Nicolas Sarkozy a, un temps, alimenté le scénario d'un scrutin avorté. "Ce processus va permettre de dégager un seul et légitime candidat pour remporter l'élection", poursuit Jean-Paul Fournier. Si elle ne l'ébruite pas outre mesure, l'UMP s'est inspirée du Parti Socialiste qui, en 2011, a été le premier à s'essayer à l'exercice démocratique. "Plus de deux millions d'électeurs s'étaient déplacés pour désigner François Hollande. Cela avait donné un nouveau souffle au PS", se souvient Laurent Burgoa, leader de la droite départementale.

Comme ses adversaires socialistes, l'UMP a opté pour "la primaire ouverte" : encartés ou non, tous les électeurs inscrits sur les listes électorales ou qui auront 18 ans au printemps 2017* peuvent y participer. "Ils devront signer une charte qui confirme le fait de partager des valeurs républicaines de la droite et du centre, et de s'engager pour l'alternance", fait remarquer le numéro 2 de l'UMP 30, Richard Tibérino. Au total, 10 000 bureaux de vote recevront les électeurs qui devront payer 2 euros pour voter. "Il est vrai que la démocratie a un coût, mais je ne suis pas certain que cela va motiver les électeurs", remarque Laurent Burgoa. Le premier tour se jouera le dimanche 20 novembre 2016. Si aucun candidat se parvient à obtenir 50 % des suffrages exprimés, un second tour est prévu le 27 novembre.

Nicolas Sarkozy, oui mais… 

Nicolas Sarkozy lors de son dernier meeting  avant l'élection du président de l'UMP. Photo : Coralie Mollaret / Objectif Gard.
Nicolas Sarkozy lors de son dernier meeting avant l'élection du président de l'UMP. Photo : Coralie Mollaret / Objectif Gard.

Pour l'heure, six candidats ont déclaré leur candidature ou sont pressentis pour le faire : Nicolas Sarkozy ; Alain Juppé ; François Fillon ; Bruno Le Maire ; Nathalie Kosciusko-Morizet ; Xavier Bertrand et Hassen Hammou, le jeune UMP qui avait participer à l'émission Hollande face aux Français. Côté UDI, le parti de centre droit réserve  sa réponse : "Nous devons travailler étape par étape", déclare le numéro 2 de l'UDI du Gard, Thierry Procida, "les Départementales se terminent et les Régionales se profilent. J'ai Jean-Christophe Lagarde (président de l'UDI, NDLR) tous les jours au téléphone, nous allons attendre l'organisation de notre congrès au printemps 2016 pour demander l'avis de nos militants". 

Dans le Gard, les prétendants à l'investiture ont déjà leurs soutiens. L'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy part favori auprès de Jean-Paul Fournier, Richard Tibérino ou de l'euro-député Franck Proust. "Combattant politique", les Nîmois, aussi fidèles qu'admiratifs, lui reconnaissent "sa détermination et ses idées tranchées". Seulement, Richard Tibérino se "pose des questions" sur sa capacité "à rassembler sa famille politique", et l'avoue : "certains militants sont déçus. L'engouement n'est plus le même qu'avant".

Si le président de l'UMP ne remporte pas la primaire, Richard Tibérino opte pour un second choix : Bruno Le Maire. Le quadragénaire, ancien ministre de l'Agriculture s'incruste dans le paysage politique du grand public. Son principal atout ? "Son image de renouveau", pour Thibault Teuf, son référant jeune dans le département, "ses idées, comme le non-cumul des mandats ou son abstention sur le mariage gay, sont intéressantes. Par contre, c'est vrai, ses propositions peuvent paraître un peu floues".

Alain Juppé, le "rassembleur" 

De gauche à droite : Le président de Nîmes Métropole Yvan Lachaud, le sénateur-maire de Nîmes Jean-Paul Fournier et Alain Juppé, ancien Premier ministre et maire de Bordeaux. Photo : Coralie Mollaret / Objectif Gard.
De gauche à droite : Le président de Nîmes Métropole Yvan Lachaud, le sénateur-maire de Nîmes Jean-Paul Fournier et Alain Juppé, ancien Premier ministre et maire de Bordeaux. Photo : Coralie Mollaret / Objectif Gard.

Les ex-Premiers ministres, François Fillon et Alain Juppé, ont la cote auprès de la classe politique locale. Le premier, dont le référant dans le Gard est l'adjoint au maire Richard Flandin, séduit aussi les jeunes. Conseiller municipal à Rochefort-du-Gard, Julien Paudoie, 22 ans, vante "la carrure d'homme d'Etat et la ligne de vérité" que porte François Fillon "notamment lorsqu'il avait déclaré que le France était en faillite". Toutefois, le Sarthois devra "faire des efforts de communication" pour faire oublier le mélodrame de la présidence de l'UMP en 2012…

Sous ses airs de grand rassembleur, Alain Juppé, a les faveurs Laurent Burgoa, chantre de l'union pour les départementales. Celui-ci ne tarit pas d'éloges sur "l'homme d'expérience capable de rassembler les centristes". Le président du MoDem et ancien candidat aux présidentielles, François Bayrou, a déjà affirmé son soutien au maire de Bordeaux, tandis que l'ancien ministre UDI de la Défense, Hervé Morin, a fait part de son envie de bâtir une "majorité des idées".  "Unis nous serons beaucoup plus forts" ajoute Laurent Burgoa, pour qui le second tour se jouera à coup sûr face à Marine Le Pen.

Coralie Mollaret

*Les mineurs sont autorisés à condition qu'ils soient majeur au printemps 2017 pour l'élection présidentielle.

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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