FootballNîmes OlympiqueSports Gard

NÎMES OLYMPIQUE Jean Louis Gazeau / Rani Assaf : la réunion mystère

Jean-Louis Gazeau, président du Nîmes Olympique - Photo © objectifgard.com / MA
Jean-Louis Gazeau, ancien président du Nîmes Olympique - Photo © objectifgard.com / MA

Jean-Louis Gazeau et Rani Assaf se sont réunis hier après-midi, en privé. Une rencontre que l'ancien président du club gardois voulait tenir secrète. 

"Je suis surpris que vous soyez au courant". Contacté par téléphone, Jean-Louis Gazeau est resté évasif, a fuit la question. "Cela n'avait rien à voir avec Nîmes olympique." Difficile de croire que, deux hommes qui ont eu beaucoup de mal à s'entendre sur l'avenir du club, puissent se voir à titre privé sans évoquer le club. Mais là encore, l'homme botte en touche : "Il n'y a aucun problème entre M. Assaf et moi, on se tutoie. Je ne veux plus entendre parler de Nîmes Olympique, j'ai fais ce qu'il fallait pour que le club s'en sorte. Maintenant, je suis à la retraite, j'aimerai pouvoir en profiter." Pourtant, des intérêts au club, il a en encore.

Est-il prêt réellement à renoncer aux deux millions d'euros qu'il aurait dû toucher à la vente du club ?

Quelques jours avant la décision de la commission d'appel de ne pas reléguer le club en national, les rapports s'étaient envenimés entre Gazeau et Assaf suite aux propos de ce dernier sur un forum de supporters. Une situation qui aurait pu coûter la vie au club, menacer d'une faillite si Assaf ne trouver pas gain de cause. Sa volonté : augmenter le capital du club pour faire barrage à d'éventuels repreneurs rapportés par Conrad - une rumeur courait sur des hommes d'affaire algériens - et devenir seul mettre à bord. Le problème, c'est que l'opération faisait perdre 2 millions d'euros à Jean-Louis Gazeau. C'était ou ça, ou le club descendait dans les limbes de la CFA 2. Officiellement, les deux étaient tombés d'accord, et Gazeau avait renoncé au montant, mais restait toujours dans l'attente de l'échéance du 30 juin, date à laquelle le duo Kasparian-Conrad doit payer ses parts. "Je n'ai pas mon mot à dire concernant l'augmentation de capital. Je ne suis même pas convoqué à l'assemblée générale. Ces actions, elles ne sont plus à moi même si c'est un crédit que je leur ai accordé." Mais la tournure positive des choses suite au maintien du club en ligue 2 pourrait avoir repositionné ses aspirations.

Le club ne risquant plus rien administrativement - malgré la convocation devant la DNCG dans quelques semaines - Jean-Louis Gazeau tenterait-il, finalement, de récupérer son dû ? "M. Assaf est assez grand pour résoudre le problème. Il a investi pas mal d'argent, c'est sa volonté de sauver le club. Il faut laisser travailler sereinement, le maintien a été obtenu. le gros du chemin a été parcouru". Rien n'est moins sûr.

Baptiste Manzinali

Etiquette

Baptiste Manzinali

Diplômé de l'ESJ, passionné d'actualité en général, musique, football, cinéma, jeux vidéo et civilisations anciennes.

Vous aimeriez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité