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NÎMES Une nouvelle école d’ingénieurs à l’horizon 2016

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C'est sur le site de Nîmes de l'Ecole des Mines d'Alès que la nouvelle école d'ingénieurs devrait s'installer en 2016 Photo ObjectifGard

Ce soir, Yvan Lachaud a présidé une conférence de presse de présentation de la convention d’objectifs et de moyens du Conseil de développement de l'enseignement supérieur mis en place en octobre dernier, qui comporte de nombreuses annonces pertinentes pour le futur universitaire de la ville. 

Le projet le plus spectaculaire est le rachat des anciens locaux de l'Ecole des Mines d'Alès -EERIE- au parc Georges Besse à Nîmes pour accueillir prochainement, une école d'ingénierie renommée HEI Isen, l’un des premiers pôles d’enseignement supérieur d’Europe. Le Groupe HEI ISA ISEN permet de conduire, pour les étudiants et pour les entreprises, de nouveaux projets communs, notamment articulés autour de l’innovation et de la transdisciplinarité. Plusieurs écoles sont présentes en France. Historiquement à Lille, mais aussi à Toulon ou Châteauroux. 5000 étudiants ont fait le choix en France de l'enseignement par ce biais. L'ouverture du prochain centre à Nîmes aura lieu en 2016. Un projet à 20 millions d'euros pris en charge par l'Agglo de Nîmes sur l'ensemble du mandat actuel.

Yvan Lachaud, par ailleurs directeur des établissements d'Alzon à Nîmes, se satisfait de voir se concrétiser ce projet d'enseignement supérieur sur le territoire : "Le Nîmois que je suis se rappelle que la ville était à la sortie de la guerre plus importante que Montpellier. Aujourd'hui, on compte 65.000 étudiants à Montpellier et seulement 12.000 à Nîmes. Ce projet consiste à valoriser le territoire pour attirer un maximum d'étudiants en leur offrant l'enseignement supérieur, la vie étudiante et les infrastructures de transports et numériques qu'ils attendent."

Lors de la conférence de presse de ce mardi 02 juin 2015
Lors de la conférence de presse de ce mardi 02 juin 2015

Bien que n'ayant pas de compétence en la matière, l'Agglo de Nîmes est convaincue qu'elle doit jouer un rôle de coordinateur et d'accompagnement sur le sujet. C'est pourquoi en octobre 2014, est né le Conseil de développement de l'enseignement supérieur qui rassemble une cinquantaine de participants d'horizons divers : universitaires, chefs d'entreprises, chefs d'établissement, acteurs de la formation, élus ... qui ont mis, au service du plus grand nombre, leur expérience et leur qualité pour mener à bien une grande réflexion autour de cinq commissions (vie étudiante, monde économique, numérique, langues vivantes étrangères et mobilités et communication).

Après avoir procédé à la synthèse des travaux de ces cinq commissions en mars dernier, ce soir, en présence d'Emmanuel Roux, Président de l'Université de Nîmes, de Jean-François Dubé, Directeur de l'IUT de Nîmes, des représentants du Préfet de Région, du recteur, du conseil régional, de la CCI de Nîmes, de l'Agglo d'Alès, du Crous de Nîmes, Yvan Lachaud a dévoilé le plan de soutien et d'aide pour l'enseignement supérieur. Quatre conventions sont actées : pour l'Université de Nîmes, un investissement de 5 millions d'euros pour la réalisation de la 2ème tranche Hoche, pour l'IUT de Nîmes, un accompagnement pédagogique soutenu, pour le Crous de Nîmes, le développement d'une vraie politique pour les étudiants avec une journée d'accueil pour les nouveaux étudiants de la ville, un investissement conséquent pour les équipements dans les chambres étudiantes notamment pour l'accueil d'apprenants handicapés, l'aide au transport doux, la mise en place de navettes entre les différents sites, ...

L'ensemble de ces annonces et projets seront soumis au vote du conseil d'Agglo le 6 juillet prochain.

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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8 réactions sur “NÎMES Une nouvelle école d’ingénieurs à l’horizon 2016”

  1. Merci à M. LACHAUD pour ses initiatives en matière de développement universitaire et économique.
    Merci à OBJECTIF GARD d’informer les nîmois.

    NIMES bougerait-il enfin ?…

    1. Oui, sauf que Mr Lachaud et toute sa bande ont laissé filer une école autrement prestigieuse et qui a fait ses preuves depuis longtemps, l’Ecole des Mines d’Alès. Quelle bande d’analphabètes.

  2. Ils n’ont rien laissé filé du tout.
    L’EERIE (CCI) avait été « tuée » par l’EMA et la CCI il y a déjà 17 ans déjà.
    L’EMA n’a jamais eu pour objectif de faire grandir ce site. Ce n’était q’une annexe pour eux.
    Pourtant l’EERIE a sorti jusqu’en 1998 de très bonnes promotions d’ingénieurs en informatique.
    C’est une excellente nouvelle pour NIMES.

    1. Vous ne devez pas être ingénieur, sans doute. A mon avis, lors de la mort de l’EERIE, « tuée » par l’EMA et la CCI, comme vous dites, ce doit être la CCI qui a été au dessous de tout, incapable de voir qu’il fallait de l’argent, beaucoup d’argent, pour faire vivre une école d’ingénieurs. Ces gens là ne raisonnent qu’en terme de rentabilité immédiate, or une école d’ingénieurs ne peut pas être rentable. C’était donc stupide de créer l’EERIE pour ne pas être capable de la soutenir à long terme. Ceci ne remet absolument pas en question la qualité des promotions d’ingénieurs de l’EERIE, mais cela ne dit pas non plus que, depuis 17 ans il ne s’est rien passé: les promotions d’ingénieurs de l’EMA formées à Nîmes n’ont certainement rien à envier à celles de l’EERIE avant. En revanche c’est une très mauvaise nouvelle pour Nîmes, car cela remplace une école publique de qualité (EMA) par une école privée dont on ne sait rien sur la qualité. Dommage.

  3. Et bien si…Je suis ingénieur EERIE, formule CCI, bien avant l’annexation EMA. Je vous rejoins sur le manque d’investissement de la CCI à l’époque, un véritable gâchis.
    Par contre pour ce qui est de l’EMA, cette annexe n’a jamais été destinée à former des ingénieurs nimois mais bien Alèsiens.
    Cette école doit être une vrai école comme lors de la version CCI et ne pas être une simple annexe.

    1. Bonjour

      Je ne le dirais pas comme cela; mais OK

      Je faisais partie des 3  » impétrants » qui ont initier l’EERIE ( HERIE): Mr PUCHULU , dir, Mme ?, secrétaire de … direction, et moi-meme; Docteur d’Etat, l’on m’a confié la charge  » pedago-technique »; trés interessante.

      Sans polémiquer, il est vrai que je n »ai trouver à la chambre de Commerce de Nîmes de compétences en ce domaine, qui aurait pu corriger les erreurs initiales ..( je suis donc rester 3 mois, grosso modo le temps d’acheter le matériel pour les TPs d’élctronique, et les mettre en musique..

      Bien cordialement
      ==================================================
      Christian Michel GONTRAND, Professeur des Universités
      Université de Lyon, INSA-Lyon,
      Institut des Nanotechnologies de Lyon -INL
      Bât B. PASCAL, – 6Ième étage.
      20, Avenue Albert EINSTEIN
      F- 69621 Villeurbanne Cedex
      Tel: (33) (0) 4 72 43 80 67
      Fax: (33) (0) 4 72 43 60 81
      CNRS ECL INSA UCBL CPE UMR5270
      Secrétariat + 33 4 72 18 60 43
      + 33 4 72 43 60 79
      Site Web INL :http://inl.cnrs.fr/
      ==================================================

      Christian GONTRAND

  4. L’Ecole des mines d’Alès a mis en place une laboratoire de recherche le LGI2P il y a 20ans en reprenant la majorité des chercheurs et administratifs de l’EERIE et en apportant ceux qui étaient sur Alès en informatique. Ce laboratoire c’est construit au cours de ces 20 ans pour arriver au meilleur niveau national et internationnal (voire la dernière évaluation de l’Agence Nationale de la Recherche de 2012 disponible sur le net). l’EERIE était une très bonne école mais la CCI ne voulait plus la financer…donc en tant qu’école privée elle pouvait plus survivre! L’EMA a permis de continuer (avec beaucoup d’enseignants de l’ex-EERIE) de diplômer des ingénieurs de haut niveau avec une « étiquette assez prestigieuse » Ecole des mines. De plus cette école étant publique les droits de scolarité sont minimes et comporte 50% de bousiers alors que la nouvelles école pratique des tarifs dissuasif pour beaucoup de familles (plusieurs milliers d’euros). Il est extrêmement regrettable et dommageable de détruire un tel savoir faire intellectuel d’enseignement supérieur de prestige sur Nîmes (les raisons financières le justifiant sont des plus nébuleuses en y regardant d’un peu plus près)
    C’est un véritable gâchis humain, intellectuel et économique ; faut-il rappeler qu’un incubateur d’entreprise (appuyé sur le laboratoire LGI2P)à permis faire démarrer beaucoup d’entreprises qui se sont installés en majorité sur Nîmes/Montpellier.
    Et qui va payer la note de tout ce gâchis…le contribuable Nîmois et Languedocien…à travers plus de 22M euros distribués en subventions diverses pour déplacer, démolir et reconstruire des bâtiments qui existent déjà sur Nîmes…
    J’ai envie de dire BOUGER VOUS (Nîmois, élus, politiques, commerçants, retraités…) pour conserver ce centre d’excellence en recherche et former nos jeunes au métiers d’ingénieur dans le service public qui fonctionne.
    On ne déménage pas un centre de recherche/enseignement encré depuis 20ans sur un territoire autour duquel on a construit des liens fort de confiance entre les universités et les industriels locaux comme un simple déménagement de meubles…c’est un replie sur soi qui lui sera fatal.

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