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FAIT DU JOUR La vallée du Galeizon montre de quel bois elle se chauffe

La vallée du Galeizon. Photo DR
La vallée du Galeizon. Photo DR

Entre Alès et le cœur du parc national des Cévennes, la vallée du Galeizon s'étend sur 8 800 hectares, dont la quasi-totalité est recouverte de forêts. Pour dynamiser le territoire, le syndicat mixte de la vallée mise sur le développement de la filière bois.

Le syndicat mixte de la vallée du Galeizon ne manque pas de ressources. Des ressources naturelles, avec 90 à 95 % du territoire recouvert de forêts. Et des ressources intellectuelles, avec les élus et les membres du syndicat qui innovent sans cesse pour maintenir une activité économique sur leur territoire et donner envie de s'y installer, d'y entreprendre et d'y rester.

La vallée du Galeizon, c'est 2 700 habitants répartis dans cinq communes : Saint-Martin-de-Boubaux en Lozère, Lamelouze, Soustelle, Saint-Paul-la-Coste et Cendras dans le Gard. Le territoire, très rural, vit essentiellement de l'agriculture, de la filière bois, et du tourisme. Depuis 1992, le syndicat mixte d'aménagement et de conservation de la vallée mène des actions pour préserver le patrimoine naturel et culturel. Un travail de plus de 20 ans qui vient de porter ses fruits : la vallée du Galeizon s'est vue attribuer le label « Territoire à énergie positive pour la croissance verte », label qui récompense les collectivités engagées dans la réduction des besoins en énergie.

Mais le président du syndicat et maire de Cendras, Yannick Louche, ne s'arrête pas à cette distinction. Il poursuit, avec son équipe, sa démarche écologique autour de la filière bois. « Nous voulons valoriser notre forêt pour de multiples raisons : limiter les risques d'incendie, favoriser la biodiversité, conserver nos paysages des Cévennes et développer l'économie », explique Yannick Louche.

Le bois des Cévennes meilleur que celui des Landes

Cette forêt est essentiellement composée de châtaigniers et de pins maritimes. Pour les châtaigniers, une nouvelle dynamique est déjà lancée : un atelier de transformation créé il y a quatre ans au col du Pendedis regroupe aujourd'hui 80 producteurs qui viennent de lancer la marque Castane.

Quant aux pins maritimes, déjà utilisés pour le chauffage, ils ont d'autres atouts, comme le précise le maire de Cendras : « Le bois a des qualités mécaniques très intéressantes pour la construction, meilleures que le pin des Landes ». D'où l'idée de construire à Cendras un bâtiment prototype de 200 m², accessible aux personnes handicapées, dont l'ossature bois serait directement issue de la forêt communale. Ce projet, qui devrait voir le jour en 2016, est destiné aux professionnels de santé du secteur. « Nous avons obtenu le permis de construire. Nous essayons maintenant d'obtenir les subventions nécessaires à sa réalisation », conclut le maire. Il ne lui reste plus qu'à toucher du bois, mais dans ce domaine, on l'a vu, le syndicat a de la ressource.

Elodie Boschet

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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