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NÎMES Xavier Douais, « Le MEDEF se cache derrière l’UPE 30 pour des raisons marketing »

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Image d'archive de Xavier Douais. DR

Une loi sur la représentativité des syndicats patronales fait renaitre quelques rancœurs. Hier matin, lors d'un point presse de rentrée pour la CGPME, son président Xavier Douais a lancé un tacle à l'UPE 30.

Ils ont jusqu'au 31 décembre 2015 pour gagner la bataille de la représentativité, date à laquelle le gouvernement fera le décompte du nombre d'adhérents comme le prévoit la loi du 4 mars 2015.

En fonction des résultats, des sièges dans les organismes paritaires (Unedic, OPCA-PACIF, ARFTLV, Copanef) seront attribués selon le poids de chacun et des fonds sont prévus pour alimenter ces organisations syndicales. Il faut donc tirer son épingle du jeu, et gagner des adhérents avant la dernière ligne droite. C'est en tout cas la façon dont voit les choses Xavier Douais, qui attaque : "Je clarifie notre position. On est en compétition, oui, mais ce qui me dérange, c'est que certain adhèrent à l'UPE 30 sans savoir que c'est en réalité le MEDEF. Je n'accepte pas qu'un patron avec deux salariés adhère à un syndicat qui ne défend pas les petites et moyennes entreprises." Une poignée d'organisation patronale joue des coudes dont les plus représentatives, l'UPA, le MEDEF, et la CGPME. Xavier Douais accuse également l'UPE 30 d'être "une marque déposée à l'INPI. Nous, on n'a pas changé de nom pour des raisons marketing".

Si la CGPME compte 800 adhérents dans le Gard, auxquels s'ajoute un nombre difficilement calculable de branches professionnelles, l'UPE 30 revendique 5 200 entreprises Gardoises. Pour son président Eric Giraudier, la polémique n'a pas lieu d'être : "Il veut surtout créer des clivages qui n'existent pas. Il n y a pas de défenseur de grandes ou petites entreprises, il n y a que des entrepreneurs". Ancien président de la CCI de Nîmes (poste occupé aujourd'hui par le père de Xavier Douais, Henri), il fait par ailleurs une lecture différente des enjeux de cette loi sur la représentativité. "L'enjeu est lié au paritarisme entre ce qui va relever des représentants du monde des salariés, du monde des entreprises ou du gouvernement. On n'est pas dans ce genre de calcul. Nous sommes une union indépendante et payons une cotisation pour adhérer au MEDEF, ce qui nous permet de bénéficier d'une représentativité nationale. De la même manière que la CGPME est affiliées à un syndicat national pour les mêmes raisons que nous."

Baptiste Manzinali

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Baptiste Manzinali

Diplômé de l'ESJ, passionné d'actualité en général, musique, football, cinéma, jeux vidéo et civilisations anciennes.

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