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UZÈS Le Mas Careiron célèbre ses 50 ans sur fond de conflit social

Le directeur du Mas Careiron Pierre Nogrette (au micro) et le Dr Philippe Gasser (à G.), ce matin (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le directeur du Mas Careiron Pierre Nogrette (au micro) et le Dr Philippe Gasser (à G.), ce matin (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Le coup d’envoi des célébrations du cinquantenaire du centre hospitalier uzétien a été donné ce matin, alors que le conflit social qui oppose la direction aux salariés dure depuis maintenant un an.

Pour autant, après les sommets atteints au printemps dernier, l’ambiance semble être désormais être plus à l’apaisement entre les différents protagonistes.

« On est dans un souci de médiation »

Ainsi, le directeur du centre hospitalier psychiatrique Pierre Nogrette est brièvement revenu sur l’histoire de l’établissement, et notamment ses implantations dans de nombreuses villes du département, du Vigan à Villeneuve, en passant par Beaucaire ou encore Remoulins, avant de « remercier les milliers de femmes et d’hommes qui, depuis ce mois d’octobre 1965, ont accueilli et pris en soins au Mas Careiron ceux qui sont les plus fragiles de nos concitoyens, c’est la noblesse et la grandeur de cet hôpital. »

Pas question pour autant de passer sous silence le conflit social qui fait rage dans l’établissement. Ainsi, le directeur avait invité sur l’estrade un représentant de l’intersyndicale, en l’occurrence le Dr Philippe Gasser. « On est dans un souci de médiation, explique Pierre Nogrette. La médiation est là pour procurer une distance entre les acteurs et le problème du temps de travail, sachant qu’aujourd’hui d’autres sujets, comme l’implantation de l’hôpital de jour, sont sortis du conflit. »

« On se donne jusqu’à la fin de l’année »

Pour le Dr Philippe Gasser, « Cinquante ans, c’est un âge charnière pour la psychiatrie, celui de la maturité ou du risque du déclin. Il y a cinquante ans, il était promis une psychiatrie sociale, désaliéniste, hors-les-murs et ce qui est en train de se réaliser aujourd’hui c’est une psychiatrie sécuritaire, de l’enfermement, hospitalocentrée. » Et le docteur de dénoncer en plus « une précarisation des emplois. »

Pour ce qui concerne le conflit à proprement parler, « on est dans une phase d’armistice, on a fait des réunions depuis le début de l’été, et la dernière est prévue le 29 septembre », explique Philippe Gasser. Le médiateur rendra ensuite son rapport « qui s’imposera à toutes les parties, et débouchera sur des négociations. Ensuite on se donne jusqu’à la fin de l’année pour mettre en œuvre les directives », poursuit le docteur. Quant à la fin du conflit social qui s’éternise, « ça dépendra de la bonne volonté de toutes les parties. »

Et aussi :

Retrouvez tout le programme des journées de célébration du cinquantenaire du centre hospitalier du Mas Careiron ici.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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2 réactions sur “UZÈS Le Mas Careiron célèbre ses 50 ans sur fond de conflit social”

  1. « … ou l’âge du déclin »
    Eh bien c’est l’âge du déclin qui a été amorcé il y a quelques temps déjà ! ( si jamais il y a eu un âge psychiatrique sain…)
    Les conflits internes aux HP sont de plus en plus nombreux et violents : une grande partie du personnel se rend bien compte que les traitements provoquent souvent des dégradations à leurs patients, et les font souffrir.
    Ce qui est contraire au serment d’Hippocrate que l’on possède tous naturellement en nous-mêmes ( quand on n’est pas fou).
    Jugez donc : depuis l’affaire du Médiator, les langues se délient ! John Virapen est justement l’ancien responsable du laboratoire Eli Lilly en Suède ; à ce titre il a écrit le livre « Médicaments effets secondaires : la mort », paru en Français au printemps 2014. Il y dénonce (avoue ) que : « les antidépresseurs provoquent la dépression » ; « le Prozac : des milliers de suicides et de meurtres » ; « pas la moindre base scientifique à la théorie de la sérotonine » ; « des prescriptions hors autorisations de mise sur le marché » ; « la dangereuse psychiatrisation de l’enfance » ; « la corruption des systèmes de santé et des médecins » ; « les malades sont trop souvent des cobayes »·

  2. Faut-il espérer en la psychiatrie pour aller mieux mentalement ?
    Rien n’est moins sûr, et encore je parle par euphémisme.
    Jugez donc de ce que certains psys peuvent faire :
    Dans les années 60, le psychiatre Leon Eisenberg avait prétendu « découvrir » le « trouble du déficit de l‘attention avec hyperactivité » (TDAH) et l’avait fait ajouter au DSM en affirmant que le TDAH avait une origine génétique, rendant ainsi le traitement médicamenteux moins discutable. En 2009, seulement 7 mois avant de mourir, il a avoué dans un interview donné à ’’Der Spiegel’’ qu’en réalité, « le TDAH est l’exemple révélateur d’une maladie fabriquée de toute pièce ».
    Le méthylphénidate, substance active de base dans la ritaline, le concerta, la quasym, a les effets indésirables suivants : « nervosité et insomnie; troubles du système nerveux, somnolence, vertiges, dyskinésie ; troubles du système cardiovasculaire, palpitation…hyperactivité, convulsions, tics, dépression transitoire de l’humeur … »

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