Culture

BAGNOLS En images : une expo photo sur le commando Vigan-Braquet

Un grand nombre d'archives et de photos sont exposées (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Un grand nombre d'archives et de photos sont exposées (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Le centre d’Art rhodanien Saint-Maur de Bagnols accueille jusqu’au 29 octobre une exposition sur le commando parti de Bagnols en 1944 pour combattre l’occupant.

« On se replace au printemps-été 1944, il y a le débarquement en Normandie, puis le débarquement en Provence, relate le colonel Alain David, ancien militaire qui a monté l’exposition. Avec les messages de Londres, les maquis sont mobilisés. Vigan-Braquet a pris le maquis en 1942 et constitue un maquis au Grand Belly, entre Pouzilhac et Rochefort-du-Gard. »

Un grand nombre d'archives et de photos sont exposées (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Un grand nombre d'archives et de photos sont exposées (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Les hommes vivent cachés, notamment à cause de la forte présence nazie dans le Gard rhodanien à l’époque, notamment à la base aérienne de Pujaut. Une fois passé le 15 août et le débarquement en Provence, « le maquis va se transformer en unité militaire et être intégrée à l’armée française qui va reconquérir le territoire national. Ainsi commencent 9 mois de guerre. C’est ces 9 mois qu’on a voulu raconter, le maquis, la libération de Bagnols et la fin de la guerre », poursuit l’organisateur.

Un grand nombre d'archives et de photos sont exposées (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Un grand nombre d'archives et de photos sont exposées (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Pour ce faire, il a rassemblé un important fonds de photos et d’archives « qui viennent des bagnolais ou de fonds du général Vigan-Braquet » et d’uniformes « d’époque, qui ont été portés par le commando. » Une manière de rendre hommage à ces 300 hommes partis de Bagnols pour le col de l’Alberg, en Autriche, et qui ont subi de lourdes pertes : « 70 morts et presque 200 blessés, compte Alain David. Et pratiquement aucun n’en est revenu indemne. » Aujourd’hui, il reste encore un dernier survivant du commando, Pierre Jarrié, 88 ans.

Le commando est parti de la place Mallet en septembre 1944 (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le commando est parti de la place Mallet en septembre 1944 (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« Ce n’étaient pas forcément des soldats de métier, complète Alain David. C’est le peuple en arme qui libère la France, qui lutte contre l’occupant. »

Et aussi :

L’exposition, proposée jusqu’au 29 octobre au centre Saint-Maur (entrée libre) « a pour vocation de devenir itinérante », a précisé le coprésident des Anciens combattants de Bagnols Michel Julian.

Pour compléter l’expo, deux conférences seront organisées. La première, qui se tiendra demain à 18h30 au centre Saint-Maur, sera donnée par le colonel Alain David, sur le thème « la guerre dans tous ses états ». La seconde, jeudi prochain à 18h30 au centre Saint-Maur, sera donnée par le colonel Gilles Aubagnac et aura pour thème « du maquis à l’armée ou l’intégration réussie des FFI ».

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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