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ATTENTATS DE PARIS Nîmes, le coeur de la ville bat encore

 

Les Halles de Nîmes, lieu emblématique pour prendre la température de la ville. (Photo Anthony Maurin : ObjectifGard)
Les Halles de Nîmes, lieu emblématique pour prendre la température de la ville.
(Photo Anthony Maurin : ObjectifGard)

C’est aux Halles que l’on mesure la température de la ville. Aux Halles, on échange, on blague, on rit car c’est ici que les Nîmois se réunissent pour partager les bons comme dans les moins bons moments.

Dimanche en fin de matinée, Nîmes ne grouillait pas comme en feria mais Nîmes n’était pas déserte pour autant. Des touristes devant la Maison Carrée avec des appareils photos-pendentifs et une rue Général Perrier où les passants sont en famille, les bras chargés de paquets cadeaux. Un dimanche classique du mois de novembre.

Place de l’Horloge, sous les coups de 11h30, un piano mobile est attaqué par deux mains. Le pianiste urbain joue sous les ordres rythmiques de la grande tour qui lui fait de l'ombre et le monde arrive peu à peu.la musique adoucit les mœurs paraît-il.

Si le cœur bat, le ventre doit aussi être en vie… Et oui, les Halles accueillent toujours leur petit monde. Là aussi, un dimanche presque comme les autres à l’exception de quelques discussions furtivement surprises autour des étals. Evidemment on chuchote les événements récents, on espère, on soupire mais la vie reprend ses droits.

"Les gens viennent quand même. C’est un rendez-vous, on retrouve des personnes que l’on ne voit qu’ici donc je viens, comme d’habitude pour passer un bon moment avec les amis" évoque Yvette, une consommatrice nîmoise. "Je n’ai pas eu le temps de faire mes courses et je ne me suis pas posée la question de savoir où je devais aller ! Pour moi, rien ne change, tout cela est bien triste mais il faut continuer à vivre le plus normalement possible et ne pas oublier" ajoute Lise, qui devait manger sur place. Côté commerçants, pas de grands changements non plus. Les échoppes sont ouvertes, les étals sont bien garnis et le sourire discret est collé aux lèvres pour accueillir le client.

Pas de personnalité politique à l’horizon, mais, devant l’édifice, on pouvait assister à un tractage assez invraisemblable du parti Debout la France alors que le deuil national est de mise pour ces quelques jours.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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