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NÎMES Des bénévoles viennent en aide aux chômeurs

Jessy Favari et Christophe Lebourg, deux bénévoles de l'association SNC. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)
Jessy Favari et Christophe Lebourg, deux bénévoles de l'association SNC. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

L'association SNC (Solidarité Nouvelle face au Chômage) existe depuis 30 ans en France. Elle vient d'ouvrir une antenne à Nîmes.

Cette association s'active depuis 30 ans dans 70 départements et 150 groupes locaux. Sans subventions de l’État, elle ne vit que par les cotisations de ses adhérents et les donations. Parmi les donateurs récents, la femme d'affaire Liliane Bettencourt par le biais de sa fondation, aurait contribué au développement de l'association qui connait une accélération depuis un an. Désormais, le mot d'ordre est clair, être présent partout pour aider le plus grand nombre. C'est ce qui a poussé Jessy Favari, par ailleurs directeur départemental à la CCI de Nîmes, à s'engager : "C'est un exemple très concret d'un engagement de citoyen. La France est championne du monde dans le bénévolat." Selon l'INSEE, ils sont 21 millions en 2013 à adhérer à une association à titre de bénévole.

Cette solidarité, Christophe Lebourg l'a partage aussi. Créateur de mode à l'origine du projet Factory 30, il a été séduit par l'association dès le début de son implantation à Nîmes. "Notre force, c'est que chacun ramène son savoir et sa façon de transmettre." Comme lui, 13 personnes se sont portés volontaires à Nîmes. Regroupés en binôme, les bénévoles prennent en charge un demandeur d'emploi pour lui apporter un soutien moral et méthodologique. Ne disposant pas de locaux, les rencontres se font dans des lieux publics, à la Médiathèque notamment, en moins de 48h après la première prise de contact. Puis le rythme est établi, environ tous les 15 jours. Le temps pour l'association de se structurer, et déjà sept demandeurs ont fait appel à ses services. "C'est une belle aventure qui commence à Nîmes, un territoire très touché par le chômage."

Une convention nationale a été signée avec Pôle Emploi. Dans le Gard, une rencontre est prévue avec son directeur départemental Philippe Blachère d'ici début 2016 pour faciliter les échanges.

Si vous êtes intéressés pour rejoindre l'équipe des bénévoles, ou voulez bénéficier des services de l'association, contactez le 06 70 88 57 10 ou snc.nimes@snc.asso.fr

Baptiste Manzinali

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Baptiste Manzinali

Diplômé de l'ESJ, passionné d'actualité en général, musique, football, cinéma, jeux vidéo et civilisations anciennes.

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1 commentaire sur “NÎMES Des bénévoles viennent en aide aux chômeurs”

  1. Si l’initiative de SNC est louable, qu’il soit permis d’y ajouter quelques réserves.

    J’ai été en contact avec l’association SNC il y a quelques années (le dispositif proposé ne me convenait pas, trop rigide), et j’ai également pris contact avec deux personnes qui participaient à ce dispositif, dont une cadre dans une chambre de commerce sur PACA (bonjour à toi). N’ayant eu aucun résultat significatif après plusieurs années, elle s’est retirée de SNC. L’autre personne était satisfaite de son action, mais plus à titre personnel que dans les résultats obtenus.

    En effet, l’accompagnement vers la solution professionnelle est un métier, qui demande de réelles compétences. Le confier à des bénévoles qui n’ont pas cette expérience et ces compétences, très pointues, c’est permettre à des bénévoles généralistes de faire le métier et donc de remplacer des salariés dont c’est le métier.

    Bien que le chômage soit un des principaux problèmes de notre société, considéré comme tel par les gouvernements successifs, les moyens mis pour créer les bons outils face à ce problème n’ont jamais été à la hauteur. Le site Pôle emploi, en changement permanent, à titre d’exemple, a été indisponible ou en problème technique plusieurs fois au cours de ce mois.

    J’ai la chance d’exercer le métier de conseiller socio-professionnel, formateur aux techniques liées à la solution professionnelle, et de le faire professionnellement et bénévolement. La principale difficulté est de faire tomber les idées reçues et d’avoir la bonne analyse de départ face à une personne en demande. L’autre difficulté, c’est de disposer des moyens en temps et matériels pour arriver à un résultat significatif. C’est un métier, qui quand il est maîtrisé, permet d’obtenir des résultats probants… il faut juste ne pas trop le faire savoir. Mais c’est avant tout un métier, qui demande un fort investissement personnel, et une expertise très pointue.
    En présence de cette expertise, les taux de retour sur les candidatures et sur l’embauche après entretien sont très surprenants, même si le problème du rapport de l’offre et de la demande en terme d’emploi reste entier.

    En contrepartie je dois bien reconnaître que les personnes salariées pour exercer le métier de conseiller à l’emploi sont formées sur les dispositifs existants, mais n’ont souvent ni l’expérience du recrutement, ni l’expertise de la candidature, ni la curiosité de se créer une veille documentaire pour avoir des connaissances larges sur le sujet, se contentant souvent de l’information « officielle », c’est à dire celle de Pôle emploi.

    Grégory Hadjopoulos (publié sur Facebook)

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