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IL Y A 4 ANS… Quand Jean-Marie faisait campagne pour Marine à Nîmes

Jean-Marie Le Pen (Photo : Mickaël Attiach / Objectif Gard)
Jean-Marie Le Pen (Photo : Mickaël Attiach / Objectif Gard)

Nouvelle rubrique sur Objectif Gard : désormais, chaque jour à 14 heures, notre rédaction vous propose de vous replonger dans un fait d’actualité d’il y a quatre ans jour pour jour. Aujourd’hui : le meeting de Jean-Marie Le Pen à Nîmes dans le cadre de la campagne de sa fille Marine aux présidentielles.

Voilà une scène qu’on ne devrait plus revoir : le fondateur du FN faisant campagne pour sa fille. Pourtant, il y a pile quatre ans, l’octogénaire était venu à l’Atria de Nîmes pour un grand meeting, en compagnie notamment de Gilbert Collard, devenu depuis député RBM du Gard et Julien Sanchez, élu maire de Beaucaire en 2014.

Perte du triple A et sortie de l’Europe

Et si la figure tutélaire du parti frontiste avait remplacé sa fille à Nîmes, c’était pour cause « d’agenda chargé » avait-on alors expliqué à notre journaliste Mickaël Attiach.

Qu’importe, c’est donc le vieux routard de l’extrême-droite française qui a assuré l’intérim, abordant un large éventail de thématiques, comme par exemple « La perte du triple A, un échec cinglant pour le gouvernement », la sortie de l’Euro, « il n’y a pas que cela à faire […], il y a un énorme chantier de reconstruction de notre pays. Mais il est bien évident que ce chantier ne peut pas se faire à l’intérieur de l’Union Européenne qui a fait connaitre ses limites. Nous ne sommes plus maitres de notre destin », estimait Jean-Marie Le Pen, pourtant député européen.

A l’époque, Marine Le Pen rencontrait quelques difficultés à rassembler les 500 signatures nécessaires pour candidater à la fonction suprême. Son père volait ainsi à son secours, dénonçant des pressions sur les maires : « le plus grave, c’est que le phénomène d’intercommunalité fait que les petits maires sont sous la coupe des grandes villes qui sont entre les mains des gens de la majorité ou de l’opposition parlementaire. Par conséquent, ils n’ont plus la liberté de donner leur signature. »

Les prémices des couacs à venir

Devant les journalistes gardois, le fondateur du FN a ensuite énuméré les sujets frontistes classiques, à savoir dénonciation des médias, « Nous n’avons pas dans cette campagne le même traitement que les autres », immigration, « suppression de ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées) pour les étrangers, suppression du regroupement familial, réduction du nombre de demandeurs d’asile admis à rester en France, remise en cause des accords de Schengen (et reprise du contrôle des frontières), durée maximale de la carte de séjour à trois ans (ou encore) suppression du droit du sol et réforme du code de la nationalité. »

Devant plus de 300 personnes, le député européen a ensuite déroulé un discours « avec une forme de provocation oratoire, qui laisse parfois libre cours à une interprétation équivoque » relevait notre journaliste, qui se demandait par ailleurs « n’y a-t-il pas un décalage avec le FN voulu par sa fille ? Et y aura-t-il toujours uniformité entre les propos du père moins policés et ceux de la fille durant la campagne... ? Possibles couacs à venir durant la campagne de com' du parti. » Les fortes dissensions intervenues depuis entre Jean-Marie et Marine Le Pen l’ont démontré.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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