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ESPIGUETTE Protéger et respecter les dunes pour mieux en profiter

Le phare de l'Espiguette, planté sur un océan de dunes (Photo DR)
Le phare de l'Espiguette, planté sur un océan de dunes (Photo DR)

En cette période hivernale, il n'existe pas de meilleur moyen que de trouver la chaleur solaire au contact du sable d'une plage dégagée. Les 20 kilomètres de littoral gardois sont parsemés de dunes, un espace fragile à ne pas détruire, un habitat naturel pour de nombreuses espèces animales et végétales.

Le sable a le don d'appeler les foules quand un rayon de soleil hivernal réchauffe le trait de cote gardois. Pour profiter de ces paysages tout en se baladant, comprendre l'environnement local et en connaître les enjeux est une bonne chose. La formation d'un massif dunaire est un phénomène naturel complexe constitué d'au moins 3 éléments, la mer, le sable et le vent. Il est donc évident pour notre région de voir ce type de formation pointer le haut de leur dos. Au Grau-du-Roi, on peut voir des dunes embryonnaires, blanches, grises, à pins parasols et des dunes à genévriers, rien que ça!

Ajouter à cette diversité, on trouve également des pelouses herbacées, l'oyat des dunes, le panicaut bleu, le fameux lys de la mer, l'immortelle des sables, l'anthémis maritime ou encore la julienne des sables. Autant dire que la vision d'un morne sable est loin de la réalité tant la vie grouille dans ce secteur appauvri et méconnu de l'Homme.

Si la liste ne suffit pas à convaincre de la biodiversité qui règne dans les dunes et sur leur fragilité constante, le psammodrome des sables, un petit lézard, partage le domaine avec un escargot des dunes et le crapaud calamite. Pour ne pas déranger ces espèces qui ont fait des dunes leurs nids douillés, utiliser les chemins d'accès à la plage permet de vivre cote à cote et en bonne intelligence.

Sur près de 10 km de long et 2 km de large, s’étend une succession de dunes d’âge variable, allant des dunes vives proches de l’actuel littoral aux dunes fossiles situées sur d’anciens cordons et dont la plupart a été nivelée pour permettre leur mise en culture. Le sable, même si c'est difficile à croire, a du mal à se renouveler et se perd peu à peu à cause d'un phénomène naturel mais aussi par l'action de l'Homme. Les silhouettes faussement semblables à des petits barreaux de prison qui servent de geôles au sable disparate s'appellent les ganivelles. Elles deviennent indispensables au maintien du sable sur les massifs dunaires donc, là aussi, éviter de les toucher et de les déplacer est une bonne chose!

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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