Faits Divers

AU PALAIS Le grand retour de Yoann : « c’est la première fois que je viens pour des faits comme ça »

Palais de justice de Nîmes. DR
Palais de justice de Nîmes. DR

Vous vous souvenez de Yoann ? En novembre dernier, il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour des appels téléphoniques malveillants et des menaces de mort contre son ex-compagne. A cette occasion, le procureur l’avait comparé à une « bête féroce » (relire ici).

Manifestement, Yoann, 31 ans, ne s’est pas calmé. A l’époque, il avait été condamné à deux ans de prison dont six mois avec sursis. La « bête féroce » ne s’est pas assagie en prison. Cette fois, il s’est fait remarquer pour des violences sur un codétenu. Au retour d’une promenade, il a attendu patiemment l’arrivée de sa victime à qui il a balancé un coup de poing mémorable. Il lui a ensuite donné plusieurs coups de pied alors qu’elle était au sol. Bilan : une fracture de la deuxième vertèbre, une autre du poignet et un traumatisme crânien. Le pauvre homme est aujourd’hui en fauteuil roulant et ne sait pas s’il pourra remarcher un jour.

Pour Yoann, sa victime lui aurait mal parlé. Le tribunal préfère une autre version : le détenu en question est incarcéré pour des agressions sexuelles, il serait un « pointeur ».

-          Il a eu des paroles déplacées, assure Yoann. Je ne savais même pas que c’était un pointeur. Il a mentionné ma mère en disant : « j’embrasse ta mère au parloir » alors qu’elle ne vient pas. Je l’ai mal pris ce qui a engendré des violences. Et c’est la première fois que je viens pour des faits comme ça.

-          Ca vous arrive souvent ces accès de violences ?, interroge le président Bandiera.

-          Non c’était une frustration liée à l’administration pénitentiaire.

-          Je vous rappelle que ce sont vos agissements qui font que vous êtes en prison aujourd’hui.

Revenant sur les faits, Yoann aura tout de même quelques regrets :

-          A la base, je demandais juste des excuses. Ce n’était pas mon intention.

L’intention du tribunal, elle, est bien réelle : deux ans de prison supplémentaires pour Yoann.

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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