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GARD Forte mobilisation contre la loi El Khomri

Des centaines de manifestants ont protesté contre le projet de loi El Khomri. Ici, devant la préfecture du Gard. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Des centaines de manifestants ont protesté contre le projet de loi El Khomri. Ici, devant la préfecture du Gard. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Aujourd'hui, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées pour protester contre le projet de loi El Khomri dans le Gard. Tour d'horizon.

A Nîmes, des centaines d'étudiants ont rejoint le mouvement qui réunissait aussi de nombreuses organisations syndicales comme la CGT, FO, Sud ou Solidaires. Jérémy Berthuin, co-secrétaire de Solidaires 30, faisait partie des mécontents :" On est là pour réclamer le retrait de la loi El Khomri : ce n'est ni amendable, ni négociable. Aujourd'hui, c'est le premier jalon vers une grève interprofessionnelle et une grande journée de mobilisation le 31 mars prochain. Cette loi est rétrograde et en faveur des patrons, pas des salariés".

En marge de la manifestation, on a appris qu'un leader lycéen NPA se serait fait interpeller devant son établissement pour avoir volé des poubelles. "Ce n'est pas anodin, reprend Jérémy Berthuin, la police a voulu l'intimider. Mais ses camarades sont allés devant le commissariat pour demander sa libération". Le jeune homme a depuis été relâché.

Entre 650 et 800 manifestants à Alès

Le cortège a rejoint la sous-préfecture d'Alès sous la pluie. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Le cortège a rejoint la sous-préfecture d'Alès sous la pluie. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Malgré une pluie fine et glaciale, à Alès, entre 650 (selon la police) et 800 personnes (selon les syndicats) étaient également mobilisées devant la permanence du député PS Fabrice Verdier. Parmi elles, des mères de familles, des retraités, des actifs, de nombreux syndicats, et des étudiants, même si tous ne savaient pas argumenter sur la raison de leur présence dans le cortège. "C'est notre avenir, il faut qu'on se réveille", a simplement fustigé Lola, 22 ans. "On revient sur nos acquis sociaux", a assuré Camille, 21 ans, étudiant en BTS au lycée Jacques Prévert de St-Christol-les-Alès. Et de préciser : "La loi propose que les apprentis de moins de 18 ans puisse effectuer une durée de travail de 10h par jour et 40h par semaine sans autorisation de l'Inspection du travail comme c'est le cas aujourd'hui. Ça me choque".

Quelques heures auparavant, ce matin, 450 élèves du lycée Jean-Baptiste Dumas ont effectué un blocus filtrant devant leur établissement, laissant passer les futurs bacheliers en examen blanc. 180 d'entre eux ont ensuite défilé dans le centre ville, avec deux arrêts à la mairie et à la sous-préfecture.

250 manifestants à Bagnols

Tout à l'heure, à Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Tout à l'heure, à Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

A Bagnols, environ 250 personnes se sont rassemblées à 18 heures sur la place Alsace-Lorraine, devant la Poste, malgré un temps froid et pluvieux.

Devant une nuée de parapluies, le secrétaire de l’UL CGT de Bagnols Patrick Lescure a lancé "nous savons lire, ils argumentent toujours de la même manière qui dit que si nous sommes contre, c’est que nous n’avons pas compris. Ne pas être d’accord ne fait pas de nous des illettrés."

Surnommant François Hollande "Mou du genou", Manuel Valls "Orzo, le contraire de Zorro" et Myriam El Khomri "Mme CDD", le syndicaliste a estimé qu’il n’y avait "aucun modernisme à céder au patronat le plus réactionnaire." Tout en affirmant que la CGT "n’est pas contre une réforme du code du travail", Patrick Lescure a prévenu : "nous n’arrêterons que quand nous aurons obtenu le retrait de cette loi." D’autres actions sont prévues, notamment une manifestation à Nîmes le 31 mars, qui pourrait être précédée d’une manifestation à Bagnols.

Pour rappel, la loi propose également le plafonnement des indemnités prud'hommales en fonction de l'ancienneté ; l'assouplissement du mode de rémunération dans les petites entreprises : elles pourront proposer un forfait-jour au lieu du forfait-heures que le salarié pourra refuser ; la possibilité, par accord collectif, d'abaisser la majoration des heures supplémentaires de 25 à 10%.

Tony Duret, Eloïse Levesque et Thierry Allard

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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