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NÎMES METROPOLE Nouvelles communes, emprunt toxique, gare TGV de Manduel… la routine de l’agglo

Un paysage durablement transformé et des problèmes ferrés par les agriculteurs gardois. Photo OcVia)
Le chantier de la gare LGV de Manduel n'est pas encore commencé mais est un des points de tension entre majorité et opposition à Nîmes Métropole (Photo OcVia).

Un conseil communautaire assez calme pour l'agglo mais avec des sujets importants. L'arrivée de nouvelles communes, un emprunt toxique, la démission d'un Vice-Président, la gare TGV de Manduel...

Nîmes Métropole s'apprête à accueillir 12 nouvelles communes. En effet, la Communauté de communes de Leins Gardonnenque sera bientôt dissoute. Si Parignargues et Moussac s'en iront vers d'autres terres, les autres communes (Saint-Geniès de Malgoirès, Dommessargues, Fons, Gajan, Mauressargues, Montignargues, Montagnac, Moulézan, La Rouvière, Saint-Bauzély, Saint-Mamert du Gard et Sauzet) soit environ 10000 personnes supplémentaires, viendront garnir les rangs de Nîmes Métropole. Une rencontre avec les maires concernés aura lieu prochainement pour faciliter l'intégration et prévoir les projets de secteurs dans cette inter-communalité.

La démission de Frédéric Touzellier, Vice-Président délégué à la collecte et au traitement des déchets ménagers et assimilés, est enfin actée. L'élu freine un peu la cadence et se concentrera sur son mandat de Conseiller régional sans pour autant abandonner l'agglo. Sa succession sera assurée par Gaëtan Prévoteau, maire de Langlade et membre du bureau communautaire. C'est d'ailleurs un jeu de chaises musicales car Frédéric Touzellier le remplacera à ce poste.

Un emprunt devenu trop toxique...

Un emprunt structuré, toxique, contracté en 2007 par l'agglo est aujourd'hui très toxique. 10 millions d'euros restent à payer au Crédit Foncier avant 2048 mais plusieurs taux d'intérêt jalonnent de peines ce prêt qui est quasi irremboursable qu'il faut renégocier selon l'agglo. Des solutions sont mises en place par la majorité mais elles ne plaisent guère à l'opposition. "Le classement 6F de ce prêt n'est pas toxique... C'est la pire note que l'on peut donner à un prêt et c'est dû à l'incompétence et à l'irresponsabilité des élus de l'époque! Nous l'avions dit, c'est insupportable d'entendre des élus dire qu'ils se sont trompés mais nous voterons dans le sens de l'intérêt des contribuables" affirmait Yoann Gillet, FN. Pour François Séguy PG qui a relevé l'énormité des chiffres de l'emprunt et qui s'est lancé dans une tirade de comparaisons établies sur ce que pourrait faire l'agglo de ce manque à gagner, "cela fait 2 ans que nous vous prévenons... c'est scandaleux de faire un tel cadeau, de 57 millions d'euros, aux banques alors que ce sont les contribuables de l'agglo et de la France entière qui vont payer la note de vos erreurs! Nous dénonçons ces pratiques, ne payez pas cet emprunt!". Pour Alain Fabre-Pujol, "j'allais voter cette délibération mais la manière dont vous vous défaussez sur le plan politique est inacceptable". Car Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole en appelait à la prise de responsabilités... "Je ne me défausse pas mais j'assume sans reprocher aux autres qui étaient en place à l'époque les erreurs qu'ils ont pu commettre de bonne foi. L'état de cet emprunt est si toxique que je préfère cette solution". Par un habille jeu entre les fonds de l’État et une réduction du taux grâce à la renégociation de l'emprunt, l'agglo limitera la casse mais paiera déjà bien trop cher la note salée de cette sortie financière olé-olé.

La gare de Manduel encore en débat

Autre sujet de discorde, la fameuse gare TGV de Manduel-Redessan. Si pour l'opposante Sylvette Fayet FDG "le contrat passé avec Oc'Via ne comprend pas la gare de Manduel, rien ne semble irréversible car la majorité n'est que dans l'intention de cette gare! Connaissez-vous le coût de cette future gare? Non. Nous soutenons toujours le projet de la gare en centre-ville". Michel Bazin répondra que le "coût de financement sera croisé entre Nîmes et Montpellier. L'engagement de la SNCF est là et si nous ne réalisons pas cette gare, nous verrons passer les trains qui ne s'arrêteront pas chez nous alors qu'ils sont vecteurs d'économie et que le Conseil départemental participe au coût de la gare". Et Yoann Gillet de reprendre "c'est normal qu'il participe, Denis Bouad, son Président, attend que vous votiez son budget!". Pour Jean-Paul Fournier, sénateur-maire de Nîmes "le propre d'une ligne grande vitesse est d'aller vite... Si nous conservons la gare en centre-ville pour tous les TGV, on perd 17 minutes! De plus, la SNCF assure qu'il y aura tous les jours 12 trains au départ de la gare en centre-ville".

Une envolée lyrique de Laurent Burgoa (Les Républicains) sur les contraintes écologiques et écologistes au sujet d'espèces d'oiseaux peu menacées mais qui peuvent empêcher la venue de grandes sociétés irritent l'élu. "Pourquoi favoriser systématiquement la biodiversité à défaut de l'homo-sapiens? En plus, ces oiseaux migrent ailleurs et si on les installe ici, ils vont devenir sédentaires!". Car l'implantation de la plate-forme logistiques de Carrefour à Saint-Gilles impose des mesures compensatoires sur le domaine de Vallongue. "500 emplois créés, 5 couples d'oiseaux soit 50 emplois menacés par volatile, ça fait beaucoup..." poursuit l'élu.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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3 réactions sur “NÎMES METROPOLE Nouvelles communes, emprunt toxique, gare TGV de Manduel… la routine de l’agglo”

  1. Bourgoa a que le chasse comme créneau politique. Quel bassesse, aucune vision. Il ne fait que se ranger derrière ses chefs : fournier pour le vote du budget et Valadier pour défendre saint Gilles. Les alimentaires de la politique nous sont nuisibles!!

  2. Les grands, les bons, les meilleurs gestionnaires d’entre nous, ceux qui se permettent de donner des leçons à tous en sont aujourd’hui à faire profil bas face au désastre >>> l’emprunt plus que toxique, véritable bombe à retardement qui nous explose aujourd’hui à la figure.
    1000 collectivités sur 36000 sont tombés dans le produit financier élaboré par des experts et bien sur Nîmes Métropole en est.
    Chapeau bas mesdames et messieurs de la majorité, bravo les « républicains » et les « centristes », nous comprenons mieux pourquoi Nîmes est régulièrement pointée du doigt pour sa gestion.
    Les contribuables vont payer, encore, et avec intérêt le fruit de vos décisions politiques. L’on ne contracte pas de tels emprunts sans en avoir vérifié avec des experts les tenants et les aboutissants.
    A ce niveau là ce n’est pas une erreur mais une faute, une faute politique majeure.
    Les habitants de Nîmes Métropole, les contribuables doivent savoir que vous n’êtes pas de bons gestionnaires ni ici ni à la tête de l’état (Sarkozy a laissé une dette augmentée de 600 milliards)
    Rappel nécessaire !

    1. « L’on ne contracte pas de tels emprunts sans en avoir vérifié avec des experts les tenants et les aboutissants. »
      Je ne pense pas, malheureusement, que le FN aurait fait beaucoup mieux en l’occurrence, et s’il avait été cohérent avec lui-même, il n’aurait pas voté la délibération autorisant le remboursement anticipé de cet emprunt toxique, qui conduit l’agglo à payer quelques dizaines de millions d’euros de plus que le reste du capital à payer. Malhonnête le FN !!

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