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NÎMES L’INA révèle l’homme Chamaco au travers de son toreo

Frédéric Pastor, adjont à la Tauromachie à la Ville de Nîmes, accompagné de Chamaco, Chantal Delmont et du de Bartholome Benassar (Photo Anthony Maurin)
Frédéric Pastor, adjoint à la Tauromachie à la Ville de Nîmes, accompagné de Chamaco, Chantal Delmont et de Bartolomé Benassar (Photo Anthony Maurin)

C'est le moment de réconfort, de recueil presque, de l'aficion envers un des parrains de son week-end nîmois. L'Institut National de l'Audiovisuel, par la grâce et le travail de Chantal Delmont, avait carte blanche pour mettre en valeur le souvenir des maestros Chamaco père et fils. Un grand moment de vérité.

Une cinquantaine de minutes sur l'écran géant d'une salle du Sémaphore furent nécessaires pour éveiller ou réveiller l'aficion après une nuit fériesque dans la rue perpendiculaire à celle du l'illustre torero.

Rendez-vous en Terre d'Aficion, "un moment qui prend sa place aussi bien dans les animations taurines que culturelles de la ville. Chamaco pourrait faire carrière dans la politique à Nîmes! C'est sûr, hier, nous avons mis 45 minutes pour relier le 421 à la Casa Blanca... Les selfies et autres photos se faisaient à profusion! C'était incroyable!" notait Frédéric Pastor, l'adjoint à la tauromachie de la Ville de Nîmes.

Parmi les 6 millions d'heures d'archives, on peut voir 410 occurrences sur la famille Chamaco. Des documents formidables, incroyables y compris un passage dans l'émission "La marche du siècle", qui ne sont presque jamais passés à la télévision et qui n'ont été vus qu'une seule fois! "Cette semaine est très spéciale pour moi, merci à tous, une personne peut sortir le meilleur d'elle-même seulement quand elle se sent accompagnée, aimée et à Nîmes, cela a toujours été le cas avec moi!" évoquait Chamaco fils, parrain du Rendez-vous en Terre d'Aficion. Dans ce documentaire monté par Chantal Delmont, on pouvait voir le père Chamaco dans son campo de Huelva, mais le "fils à papa" élevé à Londres et qui a fait des études à Oxford prenait de la hauteur et donnait le sentiment d'un jeune homme ayant compris les clés d'une bonne et belle vie d'homme... On y voit au-delà de ça, on retrouve l'envie de toréer, de créer quelque chose mais aussi de participer à un souhait humanitaire. "Quand j'étais dans l'arène, mon but était d'aider les 40000 enfants pauvres qui mouraient de faim tous les jours" avouera le maestro.

Une salle bien remplie qui va se lever pour une standing ovation au plus nîmois des maestros gitans (Photo Anthony Maurin)
Une salle bien remplie qui va se lever pour une standing ovation au plus nîmois des maestros gitans (Photo Anthony Maurin)

Des documentaires magiques qui réveillent les souvenirs. Petite confession, Chamaco est le premier souvenir dans une arène de votre serviteur alors excusez quelque peu son engouement... Une fois que son père a compris la folie raisonnable de son gamin, il l'entoure, prend en main sa carrière et l'oblige à une vie d'ascète. A 17 ans, les novilladas du monde taurin l'adulent. Il en fera la bagatelle de 151, incroyable aujourd'hui quand on sait que les novilleros punteros en font une trentaine avant de prendre l'alternative!

Oscillant entre la passion du toreo et de la peinture, le torero de 1,66m, un peu punk sur les bords, vivant, aimant et généreux, rêvait alors de toréer de nuit accompagné d'un orchestre symphonique. Il prendra son doctorat à Nîmes en 1992 après avoir fait rêver une génération entière d'aficionados qui voyait en lui un homme accompli, un peu timbré mais tellement attachant.

Son costume d'alternative, dessiné par un certain Christian Lacroix le résume si bien. Des matières diverses et variés, du sentiment et une beauté spécifique qui n'a ni dieu ni maître. "Je me suis toujours donné à 300%, je l'ai appris de mon père" avoue le maestro né en 1972 et qui se met toujours devant les vaches familiales lors de tientas privées. Et puis, le torero stoppe brutalement sa carrière. "J'ai été trahi par mon cercle le plus proche. Avant de revenir en piste, il faut réfléchir mais je ne dis pas non! Je ne suis plus courageux, je suis un peu comme Curro Romero!" concluait le maestro accompagné à Nîmes par sa mère.

Un beau moment, d'excellents souvenirs enfouis qui remontent à la surface et des archives médiatiques qui sont définitivement très taurines!

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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