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A VOS AGENDAS Nîmes, une « nuit d’ivresse » pour la Feria du Rire

Élisabeth Buffet et Denis Maréchal dans Nuit d'ivresse, une pièce signée Josiane Balasko (Photo DR)
Élisabeth Buffet et Denis Maréchal dans Nuit d'ivresse, une pièce signée Josiane Balasko (Photo DR)

Jeudi 14 avril prochain, la Feria du Rire accueille une pièce à grand succès. A l'écriture, Josiane Balasko, à la mise en scène, Dominique Guillo et sur les planches, un duo qui se connaît et s'apprécie, Elisabeth Buffet et Denis Maréchal.

Nîmes sera le théâtre du passage de Nuit d'Ivresse, une pièce mêlant rires, rencontres et incompréhension généralisée. Deux personnes opposées se rencontrent dans un troquet assez glauque, passent une nuit arrosée et se réveillent à côté d'une troisième larron, un peu collant et franchement sans limites. Interview croisé.

 

Petits CV respectifs?

Elisabeth Buffet: Je suis une Versaillaise un peu âgée, avec un parcours tardif et des sketchs qui tournaient autour du slip. Je suis actuellement à un tournant de ma carrière, j'ai un peu arrêté les spectacles de peur de tourner en rond. J'avais besoin de me régénérer car lors de mes 2 derniers spectacles, on retrouvait les mêmes thèmes et personnages, les nuits festives et délurées... Un peu comme dans la pièce d'ailleurs!

Denis Maréchal: Je suis parti de Lyon pour m'inscrire à l'âge de 24 ans à des cours de théâtre à Paris. Comme tout le monde, j'ai fait serveur puis grâce à l'émission Graines de Star, j'ai gagné une semaine de spectacle dans un café-théâtre. J'y suis resté 5 ans! Je suis comme ça moi, il ne faut pas m'inviter! Après un peu de duo et de la troupe, j'ai commencé à écrire des sketchs, j'en suis à mon 3ème spectacle. Mon métier est loin de la routine, j'aime ce que je fais, c'est ma passion mais j'aime aussi les livres.

 

Nuit d'ivresse, du Balasko dans le texte, une rencontre improbable dans un bistrot, un réveil un peu honteux et des événements à tiroir, une pièce qui colle au corps?

EB: Tout d'abord ça fait plaisir de jouer avec des vrais gens sur scène! On s'y sent bien et comme la production voulait que je prenne quelques kilos pour le rôle, j'y suis allée fort, je me suis Balaskoïsée car il ne faut pas trop être trop bonasse pour cette interprétation! Il y a une certaine parentalité, une évidence, avec ce que je faisais avant et cette pièce.

DM: Ma première réaction a été de dire non, ça a déjà été fait, et bien fait en plus, alors pourquoi retenter? Puis, en relisant le texte, je me suis rendu compte que la pièce était très actuelle, on s'est amusés à la remonter et on s'y sent bien.

 

Vous passez après Balasko, Blanc ou Lhermitte qui ont joué cette pièce à ses débuts. Cela appelle une certaine responsabilité...

EB: Oui c'est sûr! Le challenge est important... J'essaie d'amener une certaine gouaille, un côté un peu improbable avec des postures que personne n'adopte dans la vie de tous les jours. Elle est très ancrée dans la réalité, au ras du sol, elle n'est pas très cultivée mais a un côté enfantin, c'est une sorte de mélange de Zézette et de Balasko.

DM: J'avais vu le film et la pièce. Il faut essayer d'emmagasiner des choses produites puis de les oublier car avant nous, des monstres s'y sont frottés. Le ton reste le même mais nous sommes nous-mêmes.

 

Le duo que vous incarnez fonctionne bien. Comment avez-vous été choisi  lors du redémarrage de la pièce l'année dernière?

EB: J'ai eu du bol! Denis a été choisi pour incarner Jacques mais il fallait une Simone. Il a pensé à moi... Il existe une vraie complicité entre nous, parfois il part sur de l'improvisation et ça me fait rire! On boit parfois des coups ensemble, c'est un bon camarade et gentleman qui plus est. J'ai pas beaucoup d'amis dans le métier mais Denis est un gars formidable alors que sur scène il compose le rôle d'un connard qu'il joue à merveille.

DM: Elisabeth m'a dit qu'elle voulait faire quelque chose avec moi, cela m'a flatté. Quand le producteur est venu me proposer cette pièce, je lui en ai de suite parlé et c'est parti comme ça! La première a été géniale et depuis c'est pareil. On s'éclate, on est à fond et le public suit et réagit bien. Nous sommes très différents car notre approche de l'humour est loin d'être la même alors, pour ces deux rôles, nous nous comprenons et sommes crédibles! On arrive quand même a se trouver quelques points communs!

 

La pièce a plus de 30 ans, a-t-elle eu besoin d'un petit lifting, d'une remise au goût du jour?

EB: Très peu! Rien n'est dénaturé. Il y a eu parfois quelques réécritures, par exemple quand on parle de cabine téléphonique, mais ça s'arrête là. La pièce est très bien écrite donc c'est un réel plaisir de la jouer telle quelle. Nous en sommes à une trentaine de représentations donc nous connaissons le texte et la mise en scène nous met sur des rails dynamiques, nécessaires, à cette comédie. Nous sommes en liberté, c'en est presque trépident!

DM: Finalement, cette pièce est très actuelle donc nous n'avons pas eu à changer grand chose. la mise en scène s'occupe du rafraîchissement car tout est nouveau. Et puis, finalement, ç'aurait été dommage d'en faire une copie... Quelques problèmes avec une histoire de téléphonie et les supermarchés Mammouth mais à part ça, le texte est parfait, surtout dans l'approche des personnages. J'essaie de ne pas trop sortir du texte, j'ai naturellement moins de latitude que pour un de mes spectacles mais quand je le fais, je reste dans le ton donné par l'auteure que j'admire et qui nous fait confiance. Nous venons d'ailleurs d'apprendre que nous continuons avec plus de 100 dates à Paris!

 

Un 3ème personnage s'immisce dans votre duo... Qu'ajoute-t-il à la pièce?

EB: Jean-Christophe Barc est l'acteur qui incarne le patron lourdingue du bistrot. Il est fan du personnage joué par Denis Maréchal, un présentateur télé et en fait des caisses. C'est un peu un intrus, celui qui donne une dimension de "boulevard" à cette pièce.

DM: Nous sommes tous les trois des gens que vous pouvez croiser au quotidien. Jean-Christophe Barc est la valeur ajoutée de la pièce! Ses interventions sont toujours remarquables... C'est un gars assez marqué, franchouillard, qui s'incruste et qui n'a aucun code de bienséance. Il ne sait pas se mettre en retrait et comme il reconnaît un mec qui fait de la télé... Dans ce bar, c'est assez logique de retrouver un gars comme lui, il est un peu détente, un peu crade!

 

Et Nîmes, vous connaissez?

EB: Je connais surtout les Costières... Il y a de bien jolis vins! Après, quand nous venons, c'est souvent en coup de vent et nous ne voyons les villes que de nuit. Je sais que Nîmes est une belle ville mais j'avoue que c'est frustrant!

DM: Je suis déjà venu jouer à Nîmes mais sincèrement, et j'en ai un peu honte, je sais juste qu'il y a des arènes...! La dernière fois j'ai joué au même endroit et comme on dort sur place et qu'on prend le premier train du lendemain, c'est compliqué de sortir et de voir la ville!

 

Tarif 32 euros, placement libre. Réservation: 04.67.50.39.56.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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