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FAIT DU JOUR Handball : pas de section féminine dans l’élite gardois à l’USAM

Les nîmoises du HBCN se qualifient en finale de la Coupe de France. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Les nîmoises du HBCN se qualifient en finale de la Coupe de France. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Alors que le président de l'USAM David Tébib s'activait en coulisse pour relancer une section féminine pro en D2, la FFHB a fait barrage en n'autorisant qu'un départ en National 1.

Les temps sont durs pour le sport féminin et plus particulièrement dans le handball. Depuis un mois, la section féminine nîmoise retenait son souffle dans l'espoir que toutes les bonnes volontés iraient dans le sens d'une fusion avec l'USAM, quitte à repartir en D2. Son président David Tébib s'y était montré plutôt favorable et œuvrait en coulisse dans ce sens. Un projet qui n'avait rien de nouveau puisque plusieurs mois avant le dépôt du bilan du HBCN, l'idée d'unifier section féminine et masculine sous un seul et même nom avait bien été envisagée avec son homologue Bertrand Roux. C'était avant que les comptes déficitaires du HBCN soient dévoilés, et avec eux la faillite certaine du club. Et avant que la fédération française ne fasse barrage à une reprise en D2.

La FFHB applique son règlement à la lettre

Malgré toutes les bonnes intentions, David Tébib est clair : "Soyez vigilant à ne pas appliquer la théorie de l'inversion. L'USAM n'est responsable de rien vis à vis du handball féminin. Il ne suffit pas d'ouvrir le Parnasse et de jeter un ballon." Pourtant les choses semblaient bien avancée avec la FFHB et des discussions allaient dans le sens d'une reprise de la section féminine en D2 lors du match France - Allemagne le 12 mars dernier. Deux semaines plus tard, suite à l'audition en commission contentieuse, la fédération se montre moins favorable, et applique son règlement à la lettre : une relégation de deux divisions, soit le National 1. "Quand on vous dit ça, tout s'écroule. On parle là d'un niveau amateur, le financement n'est plus le même et il faut, au mieux, trois ans avant de retrouver l'élite" regrette David Tébib qui n'avait pas envisagé d'autre scénario que celui d'une reprise en D2 pour remonter dans l'élite la saison d'après. Tous les voyants étaient favorables.

"Je ne suis pas l'homme de la situation"

Dans ces conditions, la reprise d'une section féminine n'est plus envisageable pour David Tébib, tant la remontée auraient semblé difficile. Et les risques de fragiliser l'USAM étaient réels : "Je ne suis pas l'homme de la situation pour mettre en danger l'USAM en créant à l'emporte pièce une équipe en avril, prête pour juillet." Car qui des joueuses du HBCN pour repartir en National 1 ? Sûrement pas les internationales comme Mouna Chebbah, Camille Ayglon ou Chloé Bulleux pour ne citer qu'elles. Et les dommages collatéraux sont déjà là avec la signature de Camille Ayglon à Bucarest, suivie par son époux Guillaume Saurina. Seule option envisageable, sauver les 200 licenciées des catégories jeunes, jusqu'au - 18 ans, "et derrière voir ou ça nous mènera. Je ne ferme la porte à rien" ajoute le président pour qui l'éducation prime.

Rien n'est encore acté, mais le président se donne un délai de réflexion jusqu'à fin avril, et attend de voir. "Si demain un autre club a l'adhésion des parents, on se retira instantanément". Dans le cas où les catégories jeunes féminines intégreraient l'USAM, rien n'empêche de revoir alors, un jour, une équipe féminine jouer l'élite au Parnasse. Mais pas avant plusieurs années.

Baptiste Manzinali

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