ActualitésCulture

NÎMES JPDL, le nouvelliste qui se met à écrire des romans

Encore une belle soirée organisée par les Avocats du Diable en compagnie de Jean-Paul Didierlaurent Photo Anthony Maurin)
Encore une belle soirée organisée par les Avocats du Diable en compagnie de Jean-Paul Didierlaurent (Photo Anthony Maurin).

Quatre boules de cuir ne suffisent plus... Quatre consonnes sonnantes, c'est bien mieux, surtout quand on n'est pas chanteur mais écrivain! JPDL, Jean-Paul Didierlaurent, double vainqueur du Prix Hemingway et auteur épanouit après le succès de son Liseur du 6h27, était à Nîmes pour présenter en avant-première son dernier bébé, Le reste de leur vie, un roman édité Au Diable Vauvert.

Les Avocats du Diable ont encore une fois permis l'exceptionnel. Rares sont les soirées durant lesquelles un auteur starifié ou en voie de l'être, est accessible. Mais JPDL n'est pas comme les autres. Les chiffres du liseur de 6h27 donnent le vertige... 300000 ventes, une présence dans 30 pays et une traduction en 17 langues, hébreux compris, whaou. Pourtant limitée à 80 personnes, la soirée était organisée au Club de l'Impé, QG du Prix Hemingway depuis 12 ans. Pour celui qui doit son succès au Diable (et à son talent), les Avocats déroulent le tapis rouge. Et pour cause, d'une simplicité incroyable, d'une gentillesse certaine et d'une tendresse affectueuse, JPDL est un auteur attachant.

"C'est le destin d'un mec normal à qui il arrive des choses incroyables. JPDL, on le tutoie, on connaît son destin mais je suis sûr qu'il est heureux de voir que vous êtes là! Quand il a parlé d'écrire des romans, on ne savait pas trop comment lui dire qu'écrire des nouvelles et un roman, c'était différent!  C'est comme si Bolt voulait nager comme Agnel" affirmait en préambule Jacques-Olivier Liby, président de l'association des Avocats du Diable.

JPDL, gars des Vosges, se méfie des affres du succès mais son talent l'oblige parfois à quelques contorsions émotives. Le souffle qui pousse l'auteur et qui inspire l'écrivain. Si Marion Mazauric, fondatrice et dirigeante du Diable Vauvert, était en réunion avec les collaborateurs de François Hollande concernant l'avenir du livre numérique, JPDL était quant à lui bien là.

Jacques-Olivier Liby, Jean-Paul Didierlaurent et Jules Photo Anthony Maurin)
Jacques-Olivier Liby, Jean-Paul Didierlaurent et Jules (Photo Anthony Maurin)

"Oui, je suis très ému de vous accueillir dans mes appartements! Je me sens vraiment chez moi ici et c'est toujours agréable d'y venir. Mon nouveau bébé sort lundi, je l'ai depuis une semaine et c'est vraiment un aboutissement. Pourtant, un livre, c'est rien mais c'est beaucoup de travail! La genèse de ce premier roman fait suite au décès de mon père fin 2011. Je suis allé le voir à la morgue, je ne le reconnaissais pas. Sur place, on m'a dit qu'il fallait pratiquer des soins de thanatopraxie et le lendemain, j'ai retrouvé mon père, comme je l'avais connu. C'était incroyable alors j'ai rappelé le thanatopracteur pour le remercier. J'ai pensé en faire un personnage... L'aventure s'est poursuivie en feria, on m'a présenté quelqu'un, je lui ai expliqué mon projet de livre, et à la fin de la discussion, il m'a dit qu'il était thanatopracteur! Je l'ai rappelé pour avoir des anecdotes, j'espérais qu'il me demanderait de venir avec lui, ce qu'il a fait et j'y suis allé" avoue JPDL.

Jules, ce fameux personnage réel allait devenir une base d'inspiration. "Normalement, je suis un fantôme mais cette rencontre a été magique. La manière dont JPDL aborde les choses est incroyable. Mon métier reste habituellement dans l'ombre et il a su en rendre l'essence, il a de la pudeur, il est discret et tendre... Pour une fois, j'étais spectateur de ce que je faisais et je suis certains qu'après la lecture de son roman, les thanatopracteurs vous feront moins peur!".

Mais attention, le livre est bien loin d'être un manuel de thanatopraxie. Il est plus léger, drôle même et ne parle pas que de ça. Il traite surtout d'un trio. Un homme qui travaille avec les morts, une femme qui aide les vivants et un troisième larron qui sait qu'il va mourir mais qui est encore bien vivant. Ce mort-vivant va tisser des liens avec les deux autres et le voyage est à découvrir.

Jean-Paul Didierlaurent : Le reste de leur vie, éditions Au Diable Vauvert, 273 pages, 17 euros. Sortie le 02/05/16.

JEAN-PAUL DIDIERLAURENT Avocats Diable Vauvert (3)

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Vous aimeriez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité