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NÎMES Les anti-corridas veulent obliger le Préfet à fermer deux écoles taurines

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Voilà une action en justice qui va faire parler à Nîmes et sur les places fortes de la tauromachie française. Le Comité Radicalement Anti Corrida Europe (CRAC) a saisi cette semaine la justice administrative pour obliger le Préfet du Gard à « prononcer l’interdiction des activités de l’école taurine et du centre de tauromachie de Nîmes ».

Cette demande avait déjà été effectuée au Préfet du Gard en date du 9 novembre 2014. Mais comme le représentant de l’état n’a pas répondu dans un délai imparti, l’association affirme que le Préfet a rejeté sa demande. D’où cette requête déposée il y a quelques jours au tribunal administratif de Nîmes.

« L’activité des écoles de tauromachie est contraire à la dignité des mineurs et elle trouble l’ordre public », affirme l’avocat de l’association dans son mémoire. Deux associations nîmoises sont donc au cœur des débats : l’école taurine et le Centre de tauromachie de Nîmes… « Ces deux associations organisent des cours de tauromachie et des séances d’initiation à la pratique de la tauromachie destinés à des mineurs parfois très jeune», poursuit le mémoire de l’avocat parisien du CRAC qui n’a pas souhaité répondre à nos questions. Les deux structures, « encouragent des mineurs à pratiquer des actes de barbarie sur des animaux (mutilation, banderilles, coups d’épée, oreilles coupées), allant jusqu’à la mise à mort de ces animaux par des mineurs », estime le conseil du CRAC dans sa requête. « Cette discipline met en outre gravement en danger les mineurs qui la pratiquent, lesquels doivent affronter des animaux pesant plusieurs centaines de Kg ».

Du côté des passionnés de corridas, le discours est au combat contre les arguments avancés par le CRAC.  « On va s’opposer fermement à cette demande d’annulation des écoles taurines. Elle est totalement infondée et elle participe aux opérations de harcèlement du CRAC qui sous couvert de bon sentiment fait preuve d’une intolérance systématique, affirme Me Jean Pierre Bigonnet, qui défend le centre de tauromachie. Il y a un manque total de respect de nos cultures, de nos traditions », soutient l’avocat gardois.

Le CRAC demande au tribunal administratif qui doit juger cette affaire dans les prochains mois d’assortir la décision d’annulation des écoles taurines d’une astreinte de 200 euros par jour de retard si la décision de fermeture est validée.

La guerre entre les deux clans ne fait que commercer. Elle se situe de plus en plus sur le terrain de la justice.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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24 réactions sur “NÎMES Les anti-corridas veulent obliger le Préfet à fermer deux écoles taurines”

    1. Le crac ne sait plus à quel sain se vouer devant la désaffection de ses manifestations (ils ont même carrément renoncé à Alès cette année) et les condamnations qui les frappent. Les voilà qui se lancent dans des actions liberticides perdues d’avance. Ca sent le désespoir à plein nez!

    2. Effectivement la corrida ,cette pratique barbare vit ses dernières années.
      Il faut que le monde, l’être humain responsable et digne
      fassent cesser ces traditions de mort et de violence sur les animaux.

      Gérard JOYON

  1. Encore une fois, ces extrémistes nous montre à quel point ils sont intolérants en essayant de nous imposer leurs idées et convictions…
    Vive nos traditions taurines et vive la corrida !!

    1. Je viens de découvrir que je suis un extrémiste parce que je demande que toute vie soit respectée. NUL!
      Gérard JOYON

  2. Mon pauvre Gibert! en parlant de condamnations, vous oubliez le procès de RODILHAN en janvier ou 18 de vos amis délinquants aficionados ont été condamnés à de la PRISON FERME et de lourdes amendes pour agressions, coups, blessures, vols, attouchement sexuel…vous avez la mémoire bien selective!

    1. Vous avez touché sur la cible, Catrou Emilie!!! M. Gibert toujours en tête de cette affaire perverse qui consiste à transformer un magnifique animal dans une saucisse sanglante (M.Vicent).

    2. Citation libération
      Peines clémentes pour des tabasseurs procorrida
      es militants anticorrida attendaient ce moment depuis quatre ans et demi. La justice a été si longue à passer dans cette affaire que certains sont morts entre-temps et que leur leader, Jean-Pierre Garrigues, président du Comité radicalement anticorrida (Crac), est tombé gravement malade depuis les faits. Il n’a pu assister ni aux débats qui se sont tenus les 14 et 15 janvier ni au verdict que vient de rendre le tribunal correctionnel de Nîmes, jeudi. Lequel a reconnu coupables dix-sept des dix-huit aficionados accusés de violences lors du lynchage qui s’est déroulé le 8 octobre 2011, à Rodilhan, un village situé près de Nîmes (Gard).
      Ce jour-là, 70 militants anticorrida envahissent les arènes afin d’empêcher la tenue du spectacle, et s’enchaînent les uns aux autres sur la piste. Une fois la surprise passée, les organisateurs entreprennent de les évacuer. Les militants, incapables de riposter sont insultés, frappés, violentés, malmenés : durant une vingtaine de minutes, les arènes de Rodilhan deviennent le théâtre d’un incroyable déchaînement de violences, discrètement filmées par des militants anticorrida infiltrés parmi les spectateurs.Ces images qui, depuis, ont fait le tour du monde, ont été projetées lors du procès des dix-huit prévenus. On y voit notamment un certain Roger Savarin, 71 ans, agresser à lui seul onze personnes, en s’aidant du puissant jet d’une lance à incendie. Ou Serge Reder, le maire de Rodilhan, descendre dans l’arène pour mettre lui-même la «main à la pâte». Le premier a été condamné à douze mois de prison dont six mois ferme, et à 1 000 euros d’amende. Le second devra, quant à lui, s’acquitter de 1 500 euros d’amende. Au total, dix aficionados sont condamnés à une peine de prison, dont deux à de la prison ferme (sanctions qui bénéficieront probablement d’un aménagement de peine) ; la plupart se voient infliger de 500 euros à 1 500 euros d’amende.
      Me Françoise Delran, qui représentait dans cette affaire une trentaine de parties civiles, se dit «déçue mais pas étonnée» par ce verdict qu’elle juge trop clément, d’autant que la circonstance aggravante de violence en réunion n’a pas été retenue : «Voilà qui ressemble un peu à un jugement de Salomon. On demande aux deux clans de se calmer, de ne plus faire de vagues…» Roger Lahana, vice-président du Crac, s’estime quant à lui «globalement satisfait» : «Ce jugement dit au moins une chose : on n’a pas le droit de frapper des gens, même si on est en désaccord avec eux.»

      Me Ludovic Para, défenseur de six aficionados, constate pour sa part que «les sanctions prononcées sont inférieures aux réquisitions du ministère public, sauf en ce qui concerne le président du Crac qui voit sa peine doublée, puisque seuls deux mois de prison avaient été requis contre lui». Jean-Pierre Garrigues a en effet été condamné à quatre mois de prison avec sursis et à 2 000 euros d’amende pour avoir organisé une manifestation non déclarée.

  3. « Il y a un manque total de respect de nos cultures, de nos traditions »… Toujours les mêmes supercheries absurdes et vides pour défendre la continuation de cette barbarie sauvage.

  4. Pour la majorité des Français nos traditions ne sont surement pas la torture jusqu’à la mort ,c’est juste toujours les mêmes arguments de pervers sadiques !

  5. GIBERT
    Pour l’instant que je sache , c’est les violents frappeurs de RODIlHAN qui ont été condamnés.
    De surcroît, en interne on voulait déjà en exclure « un » avec interdiction d’arènes.
    C’est pour vous dire que même ses copains avaient reconnu que ses excès répétés méritaient une sanction interne.
    Nous sommes en 2016, et je pense que vous pourrez assister à la fin de ces actions barbares.
    Donc à la fin de la corrida

  6. Comment peut-on défendre un « spectacle » d’un autre âge où on torture non seulement chevaux et taureaux mais on fait prendre aussi des risques à des humains. On formate des enfants pour torturer des veaux et risquer une fois adultes de graves blessures, handicaps, pour satisfaire des aficionados qui jouissent de ce spectacle malsain! Honte aux politiciens clientélistes qui auraient pourtant tellement mieux à faire que de soutenir le puissant lobby pro corrida, quant aux aficionados la perversité doit pouvoir se soigner. La corrida n’a été introduite en France qu’au XIX siècle par Napoléon III, « charmant » personnage qui relégua la république et les droits des plus faibles aux oubliettes, suite à un coup d’état ! Nous sommes en 2016, une minorité perverse ne pourra indéfiniment se servir de nos impôts pour ce genre d’abomination !

    1. Mais bien sûr mes amis , vous qui respectez la vie de tout être, vous qui ne banalisez pas la violence.
      Il faut continuer de vous battre dans la dignité comme vous le faites .Des personnes comme GIBERT Nicolas ne possèdent pas encore cette façon de voir les choses.
      Quant on lit ses interventions sur certains sites on se demande si ces personnes ont une âme , un cerveau.
      Oui la corrida disparaîtra.
      Et on ne doit pas apprendre aux enfants à faire souffrir un animal.Difficile de trouver des mots quand on retient en nous une légitime colère contre des tueurs .
      Respectueusement, fraternellement.
      Gérard JOYON

  7. A priori, et d’après ce que je sais, si les antis n’étaient pas intervenus à Rodilhan, il n’y aurait pas eu de problèmes ? Non ? Vous ne voulez pas vous occuper un peu des poules pondeuses en cages, des élevages en batteries, des abattoirs, et laisser les toros (élevés en liberté) tranquilles ?

    1. Je pense que ces gens(les anti- corrida) sont aussi en première ligne pour défendre ces causes
      Perso c’est depuis toujours, mon combat.
      Taureaux:
      Elevés en liberté oui, mais ne pourrait – t’on pas aussi les laisser mourir tranquilles , sans les faire souffrir
      et, de cette souffrance , en faire un spectacle ? … EL….

    2. Ces gens défendent une cause noble, ils sont de ce fait obliger d’intervenir.
      Certes je suis d’accord il n’y aurait pas eu ces délinquants qui les auraient frappé et agressé sexuellement.
      Mais, peut-on agir sans intervenir sur place?
      Je ne pense pas.
      Pour faire un jour stopper cette barbarie il faut aussi agir sur le terrain.
      C’est aussi mon cas pour toutes les autre formes de maltraitance citées par vous.Poules déterrage de blaireaux
      abattoirs etc
      EL….
      Gérard

  8. Gibert , aucune désafection du crac et de ses militants ! Le mouvement ANTI CORRIDA toujours aussi motivé . Le combat ANTI CORRIDA évolue contrairement à vous les amateurs d’un « spectacle » ringard et d’un autre age !!

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