Faits Divers

SAINT-AMBROIX Un notaire cambriole et saccage l’étude de son associé

 

Tribunal d'Alès.

Le parquet général de Nîmes a demandé cet après-midi l’aggravation de la peine concernant le notaire de Saint-Ambroix. L’avocat général a demandé 1 an de prison avec sursis et 2 ans d’interdiction d’exercer pour l’officier public ministériel qui avait volé et dégradé l’étude d’une associée. « Si mon client est condamné à cette peine infamante, c’est son arrêt de mort professionnel, affirme Me Roland Marmillot, avocat du notaire prévenu. Il n’a rien volé puisque les minutes appartiennent à l’étude et qu’il est associé », complète le pénaliste avignonnais.

Condamné il y a quelques mois pour « vol aggravé » et « dégradations » à 6 mois de prison avec sursis et interdiction d’exercer sa profession de notaire pendant un an, avec une exécution provisoire immédiate, Me Olivier Majenski, a fait appel de la décision du tribunal correctionnel d’Alès. Il était présent vendredi matin devant la Cour d’Appel de Nîmes pour donner sa version de ce cocasse règlement de compte chez les notaires. La victime qui n’est autre que son associée était également présente aux débats.

Les griefs sont nombreux et réciproques. Le 12 décembre dernier, les choses ont totalement dérapé dans une étude d’officiers publics ministériels de Saint-Ambroix. Un notaire, Olivier Majenski est rentré dans le bureau de son associée. Résultat : des dossiers disparus, des placards et des portes arrachés, l’ordinateur détruit. Lorsque les gendarmes arrivent, des traces de sang sont visibles sur le sol, une expertise ADN ordonnée. L’enquête sera rapide et Me Olivier Majenski est placé en garde à vue. Il faut dire qu’il arbore une blessure à la main qui le confond. Me Majenski et son associée ne se supportent plus depuis bien longtemps. « Vous présentez votre associée comme mystérieuse et faisant des coups en douce », glisse la présidente des appels correctionnels en instruisant le dossier à l’audience. Entre les deux notaires, les procédures réciproques sont nombreuses.  « Vous estimez que vous n’avez commis aucun délit », résume la présidente. Me Majenski avoue avoir disposé de dossiers, de lettres, de documents de sa « collègue », mais réfute les accusations de vols. « Vous êtes assez étonnant », poursuit la présidente. D’ailleurs le prévenu a mis en cause dans ce conflit la chambre des notaires qui aurait laissée le différend s’envenimer. Lorsque son époux a été interpellé par les gendarmes, la femme du notaire a même estimé qu’il s’agissait d’un règlement de compte de la part de la notaire victime des vols et dégradations ! Durant sa garde à vue, Me Majenski, «  a souhaité soulager sa conscience », lit la présidente en reprenant les propos du notaire.

L’officier public ministériel sera renseigné sur son sort le 16 septembre prochain, date du délibéré de la Cour d’Appel.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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