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NÎMES EN FERIA Sébastien Castella maîtrise des Adolfo Martin sans triomphe retentissant

Un exemplaire du lot inégal en direction dAdolfo Martin (Photo Anthony Maurin).
Un exemplaire du lot inégal en direction d'Adolfo Martin (Photo Anthony Maurin).

Sébastien Castella s'était lancé le pari de combattre seul 6 toros de l'élevage d'Adolfo Martin. Une première historique télévisée en Espagne. Pour l'occasion, le Français n'aura pas démérité en coupant 2 belles oreilles et en saluant à plusieurs reprises.

L'aficion internationale l'attendait fébrilement quand le Biterrois assurait qu'il devait inscrire son nom dans l'histoire de la tauromachie. Un sacré pari, un duel inédit, un triomphe discret et un lot inégal.

Avec douceur au capote face au premier de la tarde (Photo Anthony Maurin).
Avec douceur au capote face au premier de la tarde (Photo Anthony Maurin).

Le premier dehors sera faible et sans grand intérêt. Sébastien Castella saura toutefois le mettre en perspective au capote mais quand il prend la muleta, le toro s'éteint peu à peu. Silence.

Naturelle resserrée pour Sébastien Castella (Photo Anthony Maurin).
Naturelle resserrée pour Sébastien Castella (Photo Anthony Maurin).

Avec un deuxième plus en adéquation avec le niveau du jour, Castella parviendra à arrêter le temps. Il dédie son combat à Fernando Botero qui a dû lui susurrer à l'oreille les rondeurs nécessaires à la vie. Mettre à la même heure les aiguilles du monde entier. Ce qu'il désirait le plus, ce dont il rêvait secrètement, ralentir la charge du toro, synchroniser sa pendule et la notre. A gauche sur quelques naturelles interminables, Sébastien Castella rééditera sa prestation madrilène. Une perfection de lenteur et de sentiment qui à elle seule rembourse avec panache l'assemblée qui doit encore en vibrer. Une oreille qui pèse lourd, très lourd, dans l'escarcelle d'une vie de maestro.

Très à son aise des deux mains, le maestro biterrois ne sest pas trompé en souhaitant affronter seul 6 toros de chez Adolfo Martin (Photo Anthony Maurin).
Très à son aise des deux mains, le maestro biterrois ne s'est pas trompé en souhaitant affronter seul 6 toros de chez Adolfo Martin (Photo Anthony Maurin).

Autre brindis, même prénom. Sébastien Castella offre son toro à Sebastian Palomo Linares qui, en plus d'avoir été un maestro reconnu, a contribué à la communication visuelle de ce solo spécial en réalisant l'affiche. Un toro des plus complexes à comprendre et offrant peu de possibilités de briller d'une manière ou d'une autre. Castella fera le boulot et saluera à l'issue de sa prestation.

Le piquero français Gabin Rehabi aura exécuté une mise en suerte vibrante face au 4ème exemplaire de la tarde (Photo Anthony Maurin).
Le piquero français Gabin Rehabi aura exécuté une mise en suerte vibrante face au 4ème exemplaire de la tarde (Photo Anthony Maurin).

Le quatrième remettra un peu de sel dans ce solo. Enfin, c'est surtout au tercio de piques, sous les assauts de Gabin Rehabi, que l'on verra de belles choses. Par trois fois dont une au pied de la présidence, le picador sera vêtu d'or et officiera de fort belle manière. Des mises en suerte magnifiques et des piques précises ont fait de ce moment un des grands instants à retenir de cette tarde. Ovation pour le piquera. S'en suit le duel à pied qui ne donnera pas grand chose car le toro demeure compliqué et a la charge indécise. Salut.

Tension et relâchement pour le piéton et tête basse et noble charge pour le toro (Photo Anthony Maurin).
Tension et relâchement pour le piéton et tête basse et noble charge pour le toro (Photo Anthony Maurin).

Restons dans la bagarre et laissons entrer le cinquième toro d'Aldolfo Martin. Un vrai duel entamé des deux côtés, une exigence de tous les instants. Du coup, on ne verra pas trop le Biterrois à gauche car l'exposition devenait périlleuse au fil de temps. Le Français coupera quand même une oreille.

Dernier de la course et ultime sentiments gauchers de bon aloi (Photo Anthony Maurin).
Dernier de la course et ultime sentiments gauchers de bon aloi (Photo Anthony Maurin).

Enfin, c'est encore au cheval que l'on remarquera l'ultime exemplaire d'Aldolfo. Piqué 4 ou 5 fois, il allait volontiers chercher des noises aux pupilles de Philippe Heyral, responsable de la cavalerie. Sébastien Castella ne pourra rien faire face aux défaillances du cornu et terminera hélas ainsi son combat solitaire dans l'amphithéâtre de Nîmes.

Un pari réussi dans la sobriété et le professionnalisme mais avec le juste nombre de trophées.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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