Faits Divers

AIGUES-MORTES La belle blonde harcèle la femme de son amant

Derrière la statue de Saint-Louis, lélégante chapelle des Capucins Photo DR).

photo archives Aigues-Mortes

Coralie*, une jeune femme de 28 ans a été condamnée par le tribunal correctionnel de Nîmes pour des "appels téléphoniques malveillants réitérés", commis de novembre 2013 à octobre 2015. Pendant deux ans, un femme mariée d'Aigues-Mortes recevait des "menaces".

Ce que ne savait pas la victime c'est que son mari avait une relation avec une jeune femme qu'il employait dans son magasin, une fille de 20 ans sa cadette. Une jeune et jolie femme blonde, qui n'a pas hésité à envoyer des messages inquiétants, à la mère de famille. "La victime a décidé à un moment de déposer plainte après avoir reçu alors qu'elle était au travail et qu'il n'y avait personne chez elle, des mms où elle voyait en vidéo les différentes pièces de sa maison", déclare en présentant l'affaire, Géraldine Maitral, la présidente du tribunal correctionnel de Nîmes. Il y a également eu des coups de fil précisant qu'elle maltraitait ses enfants. Pendant près de 2 ans la mère de famille, ne saura pas qu'elle a à l'autre bout du fil la maîtresse de son mari. Lorsque la plainte sera déposée, les gendarmes vont se rendre compte qu'un numéro de téléphone est souvent actionné. C'est celui d'une dame qui travaille avec Coralie*. Cette dernière lui demande de lui prêter son téléphone pour passer ses appels. "Mais je n'ai appelé que deux fois, les photos de l'intérieur de la maison ce n'est pas moi, mais lui, comment j'aurai pu aller dans cette maison, dénonce à la barre du tribunal la prévenue anxieuse qui rejette la responsabilité de la plupart des appels téléphoniques sur son amant-patron de l'époque. " J'étais sous son emprise, je faisais ça parce que j'avais peur des représailles, il était violent avec moi et il m'imposait aussi des relations sexuelles", poursuit la jeune femme. Pour la substitut de Procureur, Gaëlle Ortiz, les déclarations de la jeune femme ne sont pas crédibles. "Si une jeune femme se présente dans une gendarmerie et qu'elle dénonce une emprise psychologique et physique d'un homme qui lui imposerait des relations sexuelles, il y aura obligatoirement une enquête. Là, nous sommes dans une affaire "d'appels téléphoniques malveillants", estime la représentante du Parquet de Nîmes.

"Elle a eu des relations avec un homme dont elle ne savait pas qu'il était marié. C'est une femme manipulée, instrumentalisée, dénonce pour la jeune femme prévenue, Me Anne Sophie Turmel. Elle a passé sous la contrainte de cet homme des appels téléphoniques. Aujourd'hui, alors que l'épouse a demandé le divorce, il appelle encore ma cliente", précise l'avocate Nîmoise qui montre à l'audience un listing des appels passés par "l'amant" à sa jeune maîtresse alors que la procédure pénale était enclenchée par son épouse.

La prévenue inconnue jusqu'alors de la justice, a écopé d'un simple stage de citoyenneté qu'elle devra payer de sa poche. En plus elle devra dédommager à hauteur de 1 000 euros, l'épouse de son ex-amant.

Boris De la Cruz

 

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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