Faits Divers

ALÈS Deux manifestants contre la loi Travail devant le tribunal

Le Palais de justice d'Alès. Photo DR/EB
Le Palais de justice d'Alès. Photo DR/EB

Ce vendredi après-midi, deux hommes étaient jugés pour des violences commises lors de manifestations contre la loi Travail, le 23 juin et le 15 septembre, à Alès. Le substitut du Procureur réclame de la prison pour les deux accusés. Le délibéré sera rendu le 7 octobre.

Le premier accusé s’appelle Rémi, il a 41 ans. Il faisait partie des manifestants lors du rassemblement contre la loi Travail, le 23 juin. Le cortège partait de la sous-préfecture pour se diriger dans les rues du centre-ville. En fin de matinée, la tension monte d’un cran. Une policière est visée par un pétard, sans être blessée. L’homme qui a lancé le projectile est repéré : il est particulièrement agité et manipule sans cesse son sac à dos. Selon les policiers, il s’agirait du fameux Rémi, qu’ils interpelleront une heure plus tard. Mais celui-ci a toujours nié les faits, que ce soit en garde à vue, ou aujourd’hui devant le tribunal correctionnel.

Seulement, dans le sac qu’il portait, des pétards ont été retrouvés. Comment sont-ils arrivés là ? « Je ne sais pas », répond l’accusé à la présidente Annabelle Ledrapier. Le substitut du procureur, Nathalie Welte, rebondit : « Il est à vous le sac ? ». Léger trouble de Rémi qui finit par dire : « Le sac à dos, non il n’est pas à moi ». Pour Nathalie Welte, il n’y a pas de doute : « Personne n’a apporté la preuve que ce sac à dos ne lui appartenait pas », déclare-t-elle avant de réclamer quatre mois de prison avec sursis.

Mêmes causes, mêmes effets pour Aurélien, 44 ans. Son histoire, à quelques variantes près, ressemble à celle de son camarade. Les faits se déroulent devant le lycée Jean-Baptiste Dumas, à l’occasion d’une nouvelle manifestation contre la loi Travail, le 15 septembre. Cette fois encore, des policiers sont pris pour cible avec des projectiles. Mais c’est l’agent de service du lycée qui sera blessé à la main par un pavé. Bilan : huit jours d’interruption temporaire de travail.

Comme Rémi, Aurélien a toujours été constant, il nie les faits. « Du début à la fin, j’étais calme dans cette manifestation. Je me suis retrouvé en garde à vue et accusé de faits très graves alors que j’ai jamais rien jeté », explique-t-il. Ce n’est pas l’avis du substitut du procureur, qui réclame une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis. Verdict le 7 octobre à 9h.

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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2 réactions sur “ALÈS Deux manifestants contre la loi Travail devant le tribunal”

  1. Aujourd’hui, à Alès, grand déploiement des forces de l’ordre devant le Tribunal : 6 Camions de CRS des dizaines de policiers…certainement le procès d’un grand et dangereux délinquant : à vous d’en juger : il s’agissait de la comparution d’une personne ayant commis le très grave délit d’avoir jeté un….. »pétard » en direction des forces de l’ordre lors de la dernière manifestation alésienne contre la Loi-Travail.
    Comme le disait l’avocat du prévenu très surpris lui aussi d’un tel dispositif d’autant qu’il est pour sa part habitué à défendre d’autres prévenus et notamment un évadé de la prison de la santé qui avait fuit sa cellule en utilisant des grenades et autres engins explosifs et bizarrement lors de ce procès là il y avait bien moins de policiers mobilisés…De plus il a ajouté que le genre de pétard utilisé est en vente libre dans les magasins de Farce et attrapes à partir de 12 ans….Les policiers n’ont semble-t-il pas le sens de l’humour…
    Aujourd’hui également le Secrétaire de l’Union Départementale a été auditionné pendant 45 min à la brigade autoroutière de Gallargues, suite à une plainte de VINCI (concessionnaire de l’autoroute). Le délit reproché par le Milliairedaire VINCI concernait les tractages inter-régionaux de PACA et Languedoc-Roussillon organisés par les deux comités régionaux CGT de ces régions.
    et pour le cas précis celui organisé sur Gallargues pour notre région.
    Le gouvernement Hollande porte une forte responsabilité dans la criminalisation de l’action syndicale. Ce sont les fondements mêmes de notre démocratie qui sont atteints lorsque les libertés syndicales sont attaquées avec une telle violence.

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