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GÉNOLHAC Le Cévenol voué à disparaître ?

Gare de Génolhac. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Gare de Génolhac. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Les défenseurs du Cévenol - la fameuse ligne ferroviaire qui relie Nîmes à Paris en passant par Clermont - se sont rassemblés ce samedi en gare de Génolhac pour défendre leur train.

Le combat ne s'arrête jamais en Hautes-Cévennes. Une fois encore, les habitants du coin, qui sont pour certains membres du comité de défense des services publics et des usagers, mais aussi les élus locaux se sont mobilisés pour défendre leur patrimoine commun : la ligne du Cévenol.

Ce train, qui a le statut national de train d'équilibre du territoire, pourrait bien disparaître en 2017. L'État l'a annoncé, il ne souhaite plus financer cette ligne sur la partie Nîmes-Clermont et propose à la Région de prendre le relais. Mais l'Occitanie ne l'entend pas de cette oreille. Jean-Luc Gibelin, vice-président en charge des infrastructures, est venu ce samedi à Génolhac pour exprimer la position du Conseil régional : "Nous avons besoin de ces trains d'équilibre du territoire. Mais nous estimons que c'est la responsabilité de l'État. C'est à lui de prendre en charge Le Cévenol. Nous ne voulons pas qu'il y ait de discussions".

Rassemblement ce samedi en gare de Génolhac. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Rassemblement ce samedi en gare de Génolhac. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Dans le cas où ni l'État, ni la Région ne reprendraient la gestion de la ligne, celle-ci passerait l'arme à gauche en 2017. "Deux trains par jour seraient supprimés. Tout en sachant que le vendredi, avec les collégiens et lycéens qui rentrent chez eux, les wagons sont bondés", souligne Alain Roumier, secrétaire adjoint du comité. Pour lui, "l'État va devoir lâcher du lest et reconsidérer son point de vue".

Mais en attendant que les négociations s'ouvrent, les usagers veulent se faire entendre pour "populariser les enjeux et construire un rapport de force". Si le gouvernement campe sur ses positions, une alternative juridique pourrait être envisagée : "Celle d'attaquer l'État pour manquement à ses obligations d'assurer l'équilibre du territoire", assure Alain Roumier. Pour l'heure, la mobilisation en Hautes-Cévennes garde encore son esprit festif. Une joyeuse façon de masquer une amertume grandissante.

Élodie Boschet

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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