Economie

ALÈS Marocains et Alésiens unis pour la mobilité durable

La délégation marocaine est accueillie par Max Roustan. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
La délégation marocaine est accueillie par Max Roustan. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Après la visite des Alésiens au Maroc en janvier dernier, ce sont cette fois les Marocains qui sont à Alès, ce jeudi 20 octobre, pour poursuivre leur coopération engagée autour de la mobilité durable.

Kénitra, ville de 430 000 habitants au nord du Maroc. Alès, commune de 40 000 habitants dans le sud de la France. Les lieux et densités de population ne sont pas les mêmes, mais les enjeux liés au développement durable sont identiques. Les Marocains l’ont découvert lors de leur venue aux Rencontres internationales des voitures écologiques (Rive) organisées tous les deux ans au Pôle mécanique. Aujourd’hui, ils souhaitent « s’inspirer du modèle alésien et lancer des projets et investissements communs », explique Ahmed Baroudi, directeur de la Société d’investissements énergétiques au Maroc.

Ainsi, en janvier dernier, une délégation composée d'élus et d'acteurs économiques, institutionnels et culturels du bassin alésien s'est rendue au Maroc pour effectuer une série de visites et signer une convention de partenariat sur les mobilités durables. Dix mois plus tard, c’est au tour des Marocains de venir découvrir la capitale des Cévennes, sous un autre angle que celui des Rive. Abdelhak Abrouk, premier vice-président de la communauté urbaine de Kénitra, Rahhal Boulgoute, PDG du groupe Marita – active dans les domaines de l’immobilier, l’industrie et les nouvelles technologies -, Sylvain Allano, accompagnateur des projets de mobilités durables, et Ahmed Baroudi ont fait le déplacement.

Ils ont visité l’entreprise NTN-SNR, fabriquant pour le secteur automobile récemment labellisé « vitrine industrie du futur », le Groupe Capelle, leader européen du transport exceptionnel, l’École des mines d’Alès et son laboratoire, mais aussi le Pôle mécanique où étaient conviées les entreprises du bassin en lien avec la mobilité durable. « L’objectif n’est pas de faire un copier-coller de ce qui se fait ici, mais de transposer cet écosystème chez nous de façon intelligente », assure Ahmed Baroudi.

Les Marocains envisagent entre autres de déployer un réseau de bornes électriques de recharge, de subventionner l’achat de véhicules électriques et de poursuivre un projet d’installation de bus électriques urbains. Ils prévoient également d’engager une coopération scientifique avec l’École des mines d’Alès suite au lancement d’un OpenLab regoupant des universités du Maroc, des États-Unis et de l’Europe visant à imaginer le véhicule du futur pour l’Afrique. De plus, « Kénitra aura demain son Pôle mécanique qui pourra travailler avec celui d’Alès », ajoute Ahmed Baroudi. Un certain nombre d’initiatives de ce type seront officiellement présentées lors de la COP 22, qui se déroulera du 7 au 18 novembre à Marrakech.

La coopération entre les deux villes va ensuite se poursuivre lors de nouvelles rencontres entre différents acteurs économiques alésiens et marocains. Jalil Benabdillah, vice-président de l'agglo délégué au développement économique et aux relations internationales, tient néanmoins à préciser « qu’il ne s’agit pas de faire un jumelage avec des fêtes et des soirées, mais bien de travailler ensemble ». Un travail qui promet, selon le maire et président de l’agglo d’Alès Max Roustan, « d’être de longue haleine ».

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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