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NÎMES La députée F. Dumas « alimente » son soutien au monde associatif

Entourée de quelques membres actifs de la Société de Saint-Vincent de Paul, la députée PS Françoise Dumas voulait en savoir plus sur la vie de ce réseau caritatif Photo Anthony Maurin).
Entourée de quelques membres actifs de la Société de Saint-Vincent de Paul, la députée PS Françoise Dumas voulait en savoir plus sur la vie de ce réseau caritatif qui a 3 "adresses" (Nîmes, Alès et Saint-Gilles) à travers le département (Photo Anthony Maurin).

C'est à "La croisée des chemins", une épicerie solidaire tenue par la Société de Saint-Vincent de Paul à Nîmes, que Françoise Dumas est allée à la rencontre du tissu associatif.

Depuis plus de 180 ans, la discrète mais efficace Société Saint-Vincent de Paul aide les plus démunis à avoir un quotidien meilleur. Partout dans le monde, les bénévoles agissent en faveur des plus humbles avec pour objectifs de passer de l'assistanat à la responsabilisation puis à l'éducation.

"Ça fait du bien de prendre le temps, c'est du luxe de venir vous voir mais c'est aussi nécessaire. Je suis venue pour mettre en valeur l'association, je ne suis que le maillon d'une chaîne mais il me faut connaître les indicateurs qui sont au plus proches de la misère et des vrais gens" lançait Françoise Dumas en début de propos.

Car pour aider à nourrir les 112 foyers (403 individus dont 37 bébés) qui comptent sur elle, la Société est aujourd'hui contrainte d'acheter 70% (plus de 12000 euros par an) des produits qu'elle vend à des grandes surfaces alors qu'elle dépend entièrement du bon vouloir de la Banque Alimentaire. Certains produits comme le lait, essentiels, ne sont pas disponibles à la Banque Alimentaire et entraînent un certain désarroi (et un coût supplémentaire) chez les bénévoles.

24 tonnes à la Croisée des Chemins

"Ici, à la Croisée des Chemins, les gens viennent dans la dignité pour sortir d'une mauvaise passe grâce à une aide alimentaire avec une faible participation financière. En 2015, la Société de Saint-Vincent de Paul de Nîmes a "vendu" plus de 24 tonnes de denrées alimentaires dont 35% de produits laitiers, c'est dire les besoins recensés..." avoue Gérard Quittard, Vice-Président gardois.

"Il faut retrouver, redonner du sens à ce que l'on fait, c'est fondateur! Les projets associatifs perdent souvent leur sens initial pour devenir des prestation caritatives qui n'ont plus lieu d'être. Les associations doivent partir d'un constat, d'un besoin, et doivent tenter d'y répondre au mieux, en s'adaptant aux particularités des populations. Nous sommes sur un bateau qui tangue et la mer est déchaînée. La question de l'engagement est primordiale" poursuit la députée PS Françoise Dumas.

Il est certain que c'est aussi l'acceptation de la différence qu'il faut lire entre les lignes des actions sociales et sociétales de cette association. Le simple fait d'aller à la rencontre de l'autre, de parler avec lui, de voir et connaître son quotidien et sa vie, cela ouvre l'esprit et les horizons.

Atteindre d'autres dimensions

Pour Jean-Marc Soulas, le Président, "Parfois, il faut se faire bousculer pour avancer et proposer de nouvelles actions. C'est ainsi qu'est née notre Société et c'est à Nîmes que la 1ère conférence a été initiée. Nos actions s'inscrivent toujours dans la coopération active avec d'autres associations ou avec les collectivités. Pour mon cas, je suis un nanti, je profite d'un plus que je ne peux me résoudre à conserver pour moi seul... Parfois, un simple sourire suffit à redonner de l'espoir! Nous voulons atteindre d'autres dimensions et voir moins de gens dans la souffrance".

Nouveauté de l'association, l'atelier socio-linguistique qui est implanté, tout comme la friperie, rue Enclos Rey. Mais d'autres actions sont menées par la Société de Saint-Vincent de Paul. Ateliers de couture et de peintures, visites à domicile, maraudes en collaboration avec la Croix Rouge...

Renseignements au 04.66.76.14.20 ou au 32 boulevard Sergent Triaire 30000 Nîmes ou sur svpsaintfrancois@orange.fr

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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