BEAUCAIRE La victime agresse les policiers

 

La ville de Beaucaire. D.R/C.M

La ville de Beaucaire. D.R/C.M

 

Un habitant de Tarascon a été condamné cette semaine par le tribunal correctionnel de Nîmes à 1 an de prison dont 6 mois ferme. Il était poursuivi pour des "outrages et des violences" sur des policiers municipaux de Beaucaire et sur un agent de la police Nationale. 

Pourtant au départ cet homme de 34 ans était une victime. Le 5 mai dernier, il est retrouvé par des passants, allongé à terre, le visage en sang. Il crie de douleurs et explique qu'il vient d'être agressé. Des habitants de Beaucaire appellent la police pour le prendre en charge. C'est là que la situation va totalement déraper. L'homme hurle, il se tient la tête, blessé au visage et aux yeux. Mais lorsqu'il aperçoit la police se pencher sur lui, il voit rouge. Des insultes pleuvent. En plus des propos déplacés et grossiers, il s'agite de plus en plus. La police décide de l'emmener à l'hôpital. Mais il refuse, en bousculant les policiers qui sont obligés de le menotter pour essayer de la maîtriser. "Dans la voiture de la Police, j'étais menotté, couché à l'arrière du véhicule sur le ventre et avec un policier de 100 kilos sur moi", affirme le prévenu qui admet les outrages mais réfute les violences. Car la voiture des policiers va se retrouver dans le décor. Ce serait un coup de pied de cet homme sur le siège du conducteur qui aurait envoyé la voiture contre un bloc de béton.

"Nous sommes dans une situation ubuesque, avec des violences incroyables du début à la fin. Les policiers interviennent pour porter secours à une victime qui va se transformer en agresseur, souligne Me Josserand, pour les policiers municipaux.  Il ne veut pas rentrer dans la voiture qui doit l'emmener à l'hôpital, il injurie les policiers, impossible de lui mettre la ceinture. Il hurle et devient fou dans le véhicule qui va se retrouver accidenté. Il a même essayé de s'échapper de l'hôpital", plaide l'avocate nîmoise.

Cet homme connu des services de police ne dira pas pourquoi il a été frappé. Il affirme qu'il ne connaissait pas ses agresseurs. Il a écopé de 6 mois de prison ferme pour les violences et les outrages sur les policiers.

Boris De la Cruz

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