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NÎMES Au Conseil municipal, le budget fait parler

Pour la première fois à la tête du Conseil Municipal, Franck Proust a fait preuve de calme et de sérénité en laissant la parole aux élus de lopposition (Photo Anthony Maurin).
(Photo Anthony Maurin).

Le budget 2017 était le point inaugural et central du dernier Conseil municipal version 2016. Majorité et oppositions débattaient des chiffres, des orientations politiques et des projets de vie "à la nîmoise".

La Ville de Nîmes présentera son prochain budget lors du Conseil municipal de février 2017. Pour cette 16ème édition sous l'ère Fournier, Franck Proust maire Les Républicains par intérim, prend les devants. "Depuis 2002 et notre premier budget, nous respecterons les engagements pris avec la poursuite de la réduction de la dette, le renforcement de l’investissement et le gel des taxes communales. Je forme le vœu que cette réalité soit rétablie telle qu’elle est, nous maintenons le cap fixé par Jean-Paul Fournier. Notre cité est belle, dynamique et a un visage tourné vers l’avenir".

Des chiffres, beaucoup de chiffres et Yoann Gillet (FN) entre dans la bataille. "Entre 2011 et 2015, les dépenses de fonctionnement sont en hausse. Dans le même temps, l’investissement baisse, l’endettement reste très élevé et vos mauvais choix ont un impact néfaste pour les Nîmois. Les impôts sont plus élevés de 25% à Nîmes que dans d’autres villes similaires, il faut bien financer votre gestion désastreuse... En 2020, nous sommes d’accord pour baisser les impôts mais il faudra aussi baisser les effectifs de la Mairie!".

Pour Françoise Dumas, députée (PS) défendant l'action gouvernementale et rappelant que la baisse nationale de la dotation de l’Etat sera amoindrie l’année prochaine, "Dans notre ville et malgré une pression fiscale qui bat des records, la dette ne se résorbe pas et le désendettement de la ville ne semble pas être un objectif de la majorité. Depuis 15 ans on entend la même litanie et les Nîmois devraient vous remercier de ne pas augmenter ce qui est déjà au maximum? Seule une politique de forte baisse de la fiscalité pourrait offrir un ballon d’oxygène à notre ville".

De son côté mais toujours dans l'opposition, Sylvette Fayet (PCF) évoquait le rapport d'orientation et son "manque d'informations qui concernent la vie quotidienne des Nîmois. L’endettement et l’épargne sont fortement dégradés. Les impôts restent très lourds, ils n'augmentent pas mais il ne baissent pas! Les services publics sont coûteux mais l’offre est en baisse et les usagers voient des hausses tarifaires importantes. Entre les discours et la réalité, il y a parfois un fossé, seul le musée de la Romanité échappe aux baisses et représente à lui seul 40% des crédits d’équipement… Nous réclamons un état des lieux de la voierie et ce dans tous les quartiers de la ville!".

Après un discours citant un à un le travail d’une bonne partie des élus de la majorité, Julien Plantier pour Les Républicains, laissait la parole à Yvan Lachaud (UDI), adjoint aux finances et rapporteur du budget 2017. "Oui, il n’y a rien de neuf puisque tout va bien car nous continuons le travail entamé en 2001 et qui a permis la réélection à 2 reprises de notre équipe! Nous irons jusqu’à 50 millions d’euros d’investissement pour 15 millions d’euros d’emprunt, comme chaque année et cela fonctionne, il n’y a pas que le Musée de la Romanité, il y a aussi l’ANRU 2".

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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1 commentaire sur “NÎMES Au Conseil municipal, le budget fait parler”

  1. La bonne compréhension des données budgétaires d’une collectivité de taille moyenne, comme Nîmes ou bien sa communauté d’agglomération, requiert une certaine capacité d’expertise. Peu d’élus en disposent, sauf peut être le professeur Plantier, poids lourd du droit public et des finances publiques à la faculté… Du coup, les arguments échangés manquent de précision, ils sont du type  »tout et son contraire ».
    Au fond, la situation financière de Nîmes n’intéresse pas grand monde, à l’exception du contribuable qui paie toujours plus. Alors qu’on lui explique que la municipalité n’y est pour rien : et bien c’est faux, la municipalité peut (et doit) réduire les charges courantes et elle ne le fait pas !
    Nîmes redeviendra attractive lorsque les taux d’imposition redeviendront raisonnables.
    Sur ce point, les gestions du sénateur Fournier et du Président Lachaud sont aussi calamiteuses que celles de leurs prédécesseurs de droite. A Nîmes on paie, comme à Avignon ou à Montpellier, mais sans contrepartie, on a rien ou presque en face !

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