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SAMEDI ET VOUS Ventes aux enchères: le bon filon

Lor était le thème de cette 14ème vente aux enchères du Crédit Municipal Photo Anthony Maurin).
L'or était le thème de cette 14ème vente aux enchères du Crédit Municipal (Photo Anthony Maurin).

Chaque samedi, les journalistes d’Objectif Gard se muent en testeurs : restaurants, activités, nouveautés… pour vous donner nos bons plans. Ce samedi, nous avons testé la vente aux enchères du Crédit Municipal de Nîmes.

En période de fêtes, quoi de mieux qu'une vente aux enchères de prestige pour dégoter quelques cadeaux de qualité à petits prix? C'était le pari lancé par le Crédit Municipal de Nîmes pour sa vente d'exception dans un lieu tout aussi exceptionnel. Le décorum était planté sous les majestueuses voûtes de la chapelle des Jésuites à Nîmes. Lieu pourtant austère, il accueillait avec plaisir plus de 200 enchérisseurs et quelques onces d'or.

Car chez ma tante, on trouve parfois des clous... Mais souvent de l'or! C'était d'ailleurs le thème choisi pour cette 14ème édition de prestige. Les objets présentés aux enchères sont des objets gagés, déposés afin d’accéder à un prêt d’argent et non récupérés par leurs propriétaires ou tout simplement confiés dans le cadre d’une vente volontaire.

Après une matinée dédiée à la visite des 250 lots vendus dans l'après-midi, les choses sérieuses pouvaient commencer. L'obtention d'un numéro d'adjudicateur est nécessaire pour participer à la vente. Une simple inscription à l'entrée y donne accès et c'est gratuit. Sur le catalogue de la vente, les prix de départ semblent pitchounets mais en plus des enchérisseurs, il faut faire bien attention à son porte-monnaie... A la note finale une taxe de 16% sera ajoutée!

Chapelle comble pour la grandmesse du Crédit Municipal de Nîmes Photo Anthony Maurin).
Chapelle comble pour la grand'messe consumériste du Crédit Municipal de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

A l'aide de son marteau, le commissaire-priseur bat la mesure et donne le rythme. Les coeurs se serrent, se resserrent et les mains se libèrent. A droite pour 200 euros, à gauche, on en donne 10 de plus... Comme à la bourse, les gesticulations amusent. Les enchères grimpent mais l'assemblée demeure calme et sans fioriture. Quelques mots enjoués, une petite blague pour détendre l'atmosphère et le lot suivant débaroule sur l'écran géant apposé au mur de la chapelle. Description, poids et travail de l'objet de tous les désirs sont notifiés, les paroles redeviennent sérieuses et les mains se lèvent à nouveau. Le manège se poursuit et les chiffres s'accumulent.

L'or a un poids, donc un prix. Les habitués ou professionnels connaissent son cours et n'achètent jamais à un prix trop élevé cette matière qui régit le monde. Moins froids, les autres enchérisseurs agissent par pure pulsion. Un coup de coeur et la main reste bien longtemps levée... Parfois trop? Certainement, mais c'est le charme des enchères! Dans l'ensemble, les prix sont raisonnables et permettent de faire de belles affaires. D'autres prix affichés dès le début sont un peu fous mais trouveront preneurs... Un collier "rivière" en or gris orné de 147 diamants était annoncé à 7000 euros minimum. Parmi les 250 lots, une oeuvre de Claude Viallat était évaluée à 1800 euros mais on trouvait aussi des montres, une lampe à pétrole, une pendule ou encore du mobilier et bien sûr, des bijoux à volonté!

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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